Post-Eire - Port-Crouesty et Nono.
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Mercredi 05 Mai

categories Port-Crouesty et Nono. [23h43] Port-Crouesty et Nono.

/images/feu_plage.pngL'air iodé de la côte irlandaise de ce week-end a fait ressurgir en moi une rafale de souvenirs.

De 1995 à 2000 j'ai passé 5 étés en Bretagne, sur la presqu'île de Ruys, à Port Crouesty. Petit port touristique, enclavé entre un port de plaisance et une plage immense, j'y ai laissé le meilleur de mon adolescence.

Les clubs d'ados où mes parents m'inscrivaient, me permettaient de tisser rapidement des liens avec une poignée de jeunes vacanciers nouvellement arrivés et déjà brûlés par le soleil. Puis, de jours en jours, la petite troupe s'agrandissait. Au fil des ans, on y retrouvait des visages, des amitiés.

Les après-midis se résumaient à un rendez-vous tardif au Magic-Rock, sur la place centrale. S'en suivaient quelques heures sur la plage, à la piscine ou étendus sur la pelouse à feuilleter FHM, à jouer aux cartes et au diabolo, ou à chanter autour des guitares apportées pour l'occasion.

Les soirées étaient plus arrosées, elles débutaient souvent par une halte à la soirée disco du village-vacances, où les parents en short et pull sur les épaules surveillaient leur progéniture tout en gardant un oeil méfiant sur les "grands" qui se secouaient un peu trop à leurs goûts. Puis on se dirigeait sur la plage, on creusait un trou, on regroupait quelques morceaux de bois pour faire un feu, on apportait bières, djembés et guitares, et on passait la soirée à refaire le monde.

La rangée de catamarans alignés plus loin, étaient autant de lits pour les couples éphémères tant les toiles tendues entre les flotteurs étaient confortables. La nuit se prolongeait ainsi, bercé par le bruit de la mer, le cliquetis des cordes sur les mâts et les étoiles, le tout aidé par l'alcool et l'insousciance de l'adolescence.

Lors de mon dernier séjour là-bas j'ai compris que j'approchais la fin d'une ére. Le lieu avait changé, les gens avaient vieilli, il ne fallait pas s'acharner. Je suis retourné une dernière fois sur la plage, j'ai ramassé un galet et je suis rentré chez moi, la mort dans l'âme mais conscient qu'il fallait passer à autre chose. Pourtant je n'oublierai jamais Aurélia, Ponpon, Phil', Jessyca, et tous les autres. Je sais que je ne revivrai jamais cette vie, mais c'est en partie cette vie qui m'a construit et sans laquelle je ne serais sans doute pas le même aujourd'hui.

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