Post-Eire - Port-Crouesty et Nono.
Blog
 séduction   préparation d'expatriation    exs   anniversaire   grève   mal du pays   langue anglaise   femmes   passeport   parfum   mon blog   rapports humains   Irak   sexe   photos   Le Mouv'   célibat   tristesse   musique   retour d'expatriation   self control   Matrix   souvenirs   nostalgie   stage   télévision   blogosphère   cadeaux   bush   ambition   Dublin   Irlande   Erasmus   calendar   coeur d'expatriation   Noël   Île de la réunion   post-synchro   8 décembre   écriture   Prague   amphi   Freebox   Madrid   scolarité   futur   dos   The Darkness   sida   famille   Blogs Lyonnais   Médias   enseignant   Lyon   romance de vie   Red Box   fin d'expatriation   moment de vie   vacances   monotonie   bonheur   geek   brevets logiciels   liberté   humour   loose   alcool   rupture   interview   soirée   paroles   bus   politique   constitution européenne   Paris   optimisme   rugby   europe   cinéma   voyage   foot   couple   #echoes   fin de vie étudiante   personnage   St Patrick   travail   amour   influence 
<< suivants

Mercredi 05 Mai

categories Port-Crouesty et Nono. [23h43] Port-Crouesty et Nono.

/images/feu_plage.pngL'air iodé de la côte irlandaise de ce week-end a fait ressurgir en moi une rafale de souvenirs.

De 1995 à 2000 j'ai passé 5 étés en Bretagne, sur la presqu'île de Ruys, à Port Crouesty. Petit port touristique, enclavé entre un port de plaisance et une plage immense, j'y ai laissé le meilleur de mon adolescence.

Les clubs d'ados où mes parents m'inscrivaient, me permettaient de tisser rapidement des liens avec une poignée de jeunes vacanciers nouvellement arrivés et déjà brûlés par le soleil. Puis, de jours en jours, la petite troupe s'agrandissait. Au fil des ans, on y retrouvait des visages, des amitiés.

Les après-midis se résumaient à un rendez-vous tardif au Magic-Rock, sur la place centrale. S'en suivaient quelques heures sur la plage, à la piscine ou étendus sur la pelouse à feuilleter FHM, à jouer aux cartes et au diabolo, ou à chanter autour des guitares apportées pour l'occasion.

Les soirées étaient plus arrosées, elles débutaient souvent par une halte à la soirée disco du village-vacances, où les parents en short et pull sur les épaules surveillaient leur progéniture tout en gardant un oeil méfiant sur les "grands" qui se secouaient un peu trop à leurs goûts. Puis on se dirigeait sur la plage, on creusait un trou, on regroupait quelques morceaux de bois pour faire un feu, on apportait bières, djembés et guitares, et on passait la soirée à refaire le monde.

La rangée de catamarans alignés plus loin, étaient autant de lits pour les couples éphémères tant les toiles tendues entre les flotteurs étaient confortables. La nuit se prolongeait ainsi, bercé par le bruit de la mer, le cliquetis des cordes sur les mâts et les étoiles, le tout aidé par l'alcool et l'insousciance de l'adolescence.

Lors de mon dernier séjour là-bas j'ai compris que j'approchais la fin d'une ére. Le lieu avait changé, les gens avaient vieilli, il ne fallait pas s'acharner. Je suis retourné une dernière fois sur la plage, j'ai ramassé un galet et je suis rentré chez moi, la mort dans l'âme mais conscient qu'il fallait passer à autre chose. Pourtant je n'oublierai jamais Aurélia, Ponpon, Phil', Jessyca, et tous les autres. Je sais que je ne revivrai jamais cette vie, mais c'est en partie cette vie qui m'a construit et sans laquelle je ne serais sans doute pas le même aujourd'hui.

:: commentaires(6) ::
prcdents >>
Valid HTML 4.01!
Valid CSS!
9258 pages vues sur ce post.
Page gnre en 0.638 s s - 12 requtes SQL (0.463 s).
Powered by Kitof's PhpBlogLib v0.3.1