Post-Eire - Un peu trop d'imagination surgie du passé.
Blog
 passeport   rapports humains   amour   moment de vie   Médias   fin de vie étudiante    exs   post-synchro   famille   dos   retour d'expatriation   scolarité   musique   monotonie   optimisme   Matrix   mal du pays   sida   amphi   futur   travail   enseignant   Freebox   Red Box   blogosphère   Irlande   femmes   calendar   Paris   St Patrick   Dublin   personnage   Irak   grève   photos   sexe   interview   Île de la réunion   liberté   soirée   coeur d'expatriation   alcool   foot   loose   Le Mouv'   cinéma   brevets logiciels   bus   romance de vie   rupture   #echoes   stage   écriture   Blogs Lyonnais   The Darkness   tristesse   parfum   anniversaire   cadeaux   voyage   souvenirs   Prague   humour   couple   Madrid   préparation d'expatriation   célibat   influence   nostalgie   geek   rugby   europe   mon blog   vacances   constitution européenne   séduction   fin d'expatriation   Erasmus   télévision   Lyon   self control   bush   langue anglaise   8 décembre   ambition   politique   bonheur   paroles   Noël 
<< suivants

Vendredi 23 Avril

categories Un peu trop d'imagination surgie du passé. [11h44] Un peu trop d'imagination surgie du passé.

/images/neon.gifBientôt plus d'une heure que l'on discute. Ses grands yeux noirs m'envoûtent. Elle me raconte sa vie, ses histoires de coeur, ses angoisses. Elle a besoin de parler, et un inconnu comme moi semble parfait pour ce genre de thérapie.
Sa cinquième bouteille de Smirnoff Ice semble faire de l'effet, elle commence à rire et son regard se perd dans les brumes d'alcool.

Machinalement et pour me donner une consistance, je joue avec un paquet de Camel posé sur la table. Elle pose sa main près de la mienne et me frôle imperceptiblement, mais suffisamment pour déclencher un frisson tout le long de mon bras et pour tripler ma pulsation cardiaque.
Elle n'a pas encore parlé d'un éventuel copain qui partageait sa vie, elle n'a pas non plus explicité un quelconque célibat. Un signe qui ne trompe pas, la psychologie typique de la fille ne voulant décourager personne : soit elle a quelqu'un et elle a envie de laisser l'espoir, par curiosité ou par envie; soit elle n'a personne mais ne veut pas passer pour une désespérée. Dans tous les cas, elle ne semble pas avoir envie d'en rester là.

Tout en continuant de parler, son index caresse maintenant discrètement ma main, et un très léger sourire apparait sur son visage. Je sent alors sa jambe se rapprocher doucement de la mienne, elle entreprend alors un distrait mouvement de haut en bas. Au travers du frottement avec mon jean, je devine son collant et me rappelle alors la jupe mi-longue qu'elle portait en arrivant.

Personne autour de nous semble voir se qu'il se passe. Je décide donc de prendre les choses en main et je m'approche de son oreille, utilisant ma main pour en écarter le rideau de cheveux qui la protégeait. Mon mouvement se prolonge sur sa nuque et son parfum exalte alors, déclenchant une rafale d'images qui me bombarde l'esprit : Je nous vois en train de nous embrasser au pied d'un lampadaire, je la vois en train de courir en talons dans une rue déserte et pavée, ses clés et son sac dans une main, moi de l'autre. Je nous vois debout, l'un contre l'autre, elle adossée contre sa porte d'entrée, et moi, ma main sur sa cuisse remontée. Je nous vois allongés sur son lit, en train de retirer frénétiquement nos vêtements, je la vois dégrafer son soutien gorge laissant apparaîtrait deux seins légèrement excentrés et discrets, mais magnifiques. Je me vois perdu dans son entre-jambe croisant son regard remplit de plaisir. Je nous vois en train de faire l'amour, éclairés uniquement par une lumière bleue et tamisée, diffusée par le néon de l'hôtel bon marché du trottoir d'en face. ..

Juste avant de commencer à parler, je m'aperçois que la fille de ces images stéréotypées n'est pas la fille assise en face de moi. Non. Cette dernière me dégoûte, l'autre m'envoûte. Le visage que je carresse, les lèvres que j'embrasse et la peau que je goûte ne peuvent appartenir qu'à une seule personne, et il est trop tard pour la rejoindre.

- "Désolé, je dois y aller".

Je sens sa moue vexée derrière mon dos. Plus de métro je rentre à pied.

:: commentaires(6) ::
prcdents >>
Valid HTML 4.01!
Valid CSS!
10271 pages vues sur ce post.
Page gnre en 0.518 s s - 12 requtes SQL (0.404 s).
Powered by Kitof's PhpBlogLib v0.3.1