Post-Eire - Un peu trop d'imagination surgie du passé.
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Vendredi 23 Avril

categories Un peu trop d'imagination surgie du pass. [11h44] Un peu trop d'imagination surgie du pass.

/images/neon.gifBientt plus d'une heure que l'on discute. Ses grands yeux noirs m'envotent. Elle me raconte sa vie, ses histoires de coeur, ses angoisses. Elle a besoin de parler, et un inconnu comme moi semble parfait pour ce genre de thrapie.
Sa cinquime bouteille de Smirnoff Ice semble faire de l'effet, elle commence rire et son regard se perd dans les brumes d'alcool.

Machinalement et pour me donner une consistance, je joue avec un paquet de Camel pos sur la table. Elle pose sa main prs de la mienne et me frle imperceptiblement, mais suffisamment pour dclencher un frisson tout le long de mon bras et pour tripler ma pulsation cardiaque.
Elle n'a pas encore parl d'un ventuel copain qui partageait sa vie, elle n'a pas non plus explicit un quelconque clibat. Un signe qui ne trompe pas, la psychologie typique de la fille ne voulant dcourager personne : soit elle a quelqu'un et elle a envie de laisser l'espoir, par curiosit ou par envie; soit elle n'a personne mais ne veut pas passer pour une dsespre. Dans tous les cas, elle ne semble pas avoir envie d'en rester l.

Tout en continuant de parler, son index caresse maintenant discrtement ma main, et un trs lger sourire apparait sur son visage. Je sent alors sa jambe se rapprocher doucement de la mienne, elle entreprend alors un distrait mouvement de haut en bas. Au travers du frottement avec mon jean, je devine son collant et me rappelle alors la jupe mi-longue qu'elle portait en arrivant.

Personne autour de nous semble voir se qu'il se passe. Je dcide donc de prendre les choses en main et je m'approche de son oreille, utilisant ma main pour en carter le rideau de cheveux qui la protgeait. Mon mouvement se prolonge sur sa nuque et son parfum exalte alors, dclenchant une rafale d'images qui me bombarde l'esprit : Je nous vois en train de nous embrasser au pied d'un lampadaire, je la vois en train de courir en talons dans une rue dserte et pave, ses cls et son sac dans une main, moi de l'autre. Je nous vois debout, l'un contre l'autre, elle adosse contre sa porte d'entre, et moi, ma main sur sa cuisse remonte. Je nous vois allongs sur son lit, en train de retirer frntiquement nos vtements, je la vois dgrafer son soutien gorge laissant apparatrait deux seins lgrement excentrs et discrets, mais magnifiques. Je me vois perdu dans son entre-jambe croisant son regard remplit de plaisir. Je nous vois en train de faire l'amour, clairs uniquement par une lumire bleue et tamise, diffuse par le non de l'htel bon march du trottoir d'en face. ..

Juste avant de commencer parler, je m'aperois que la fille de ces images strotypes n'est pas la fille assise en face de moi. Non. Cette dernire me dgote, l'autre m'envote. Le visage que je carresse, les lvres que j'embrasse et la peau que je gote ne peuvent appartenir qu' une seule personne, et il est trop tard pour la rejoindre.

- "Dsol, je dois y aller".

Je sens sa moue vexe derrire mon dos. Plus de mtro je rentre pied.

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