Post-Eire - nostalgie
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15 posts pour la cat�gorie 'nostalgie'

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Lundi 20 Novembre

categories Ce que mes enfants n'auront pas connu. [19h30] Ce que mes enfants n'auront pas connu.

/images/k7.gif
Ils auront du mal à réaliser que l'on puisse vivre sans téléphone portable, et que l'on devait systématiquement anticiper ses rendez-vous.

Ils ne croirons sans doute jamais que des gens payaient pour voir du porno sur Minitel.

Ils exigeront des preuves quand je leur raconterai que ma première télé n'avait pas de télécommande.

Ils observeront avec la curiosité d'une pièce de musée la disquette, la cassette audio et la VHS.

Ils se moqueront du Walkman Sony Auto Reverse que leur père amenait avec lui au Lycée.

Ils me demanderont comment on faisait avant sans Internet.

Ils essayeront de comprendre à quoi pouvait bien servir les négatifs des photos argentiques.

Ils plaisanteront longtemps sur la mode des longs manteaux noirs et des boucs du début des années 2000.

Ils seront surpris de savoir qu'avant, on pouvait fumer en toute impunité dans les bars et les restaurants.

Ils seront amusés par la taille des téléviseurs à tube cathodique.

Ils apprendrons le nom du sixième président de la cinquième république élu en 2007 dans leur livre d'histoire.

Mais tout ce dont j'espère, c'est qu'ils devront me demander ce qu'était le SIDA, la guerre et la religion.

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Mardi 07 Février

categories Les 2 bâtons du train de ma vie. [19h16] Les 2 bâtons du train de ma vie.

/images/loco.jpgCes derniers mois, je m'aperçois avec surprise que j'en viens à fêter beaucoup de 10ème et de 11ème anniversaires des débuts de mon adolescence. J'ai du mal à réaliser qu'il y a 11 ans, en plein milieu de ma quatrième, je commençais déjà à détester l'allemand que je venais tout juste de commencer, et que je débutais, sans le savoir, une amitié qui allait me construire tout au long de ce tumultueux périple qu'est l'adolescence. 11 ans bordel.

Mais au delà de ces anniversaires nostalgiques, lorsque je prends un peu de recul sur ces dernières années, je prends d'avantage conscience de ce que je savais sans doute déjà, sans avoir pu le mettre en relief : J'ai besoin de traverser la vie des gens.

Lorsqu'au hasard des rencontres, je trouve écho à mes propos ou mes élucubrations, je m'arrête. Je reste plusieurs mois à coté de la personne, m'abreuve avec passion de la richesse d'une vie, j'échange, j'argumente, je paraphrase, j'observe, je cherche ce qu'il y a à trouver au fond de l'écrin.

Puis, sans volonté aucune, je m'éloigne, comme un train qui quitte une gare, inéluctablement, sous la volonté du sifflet du contrôleur à quai. Je note alors consciensement dans un coin de ma personnalité cette rencontre qui, comme toutes les rencontres, me construit.

Mais mon train, me ramène toujours dans ces gares déjà traversées, parfois rapidement, parfois plusieurs années après. Mais c'est toujours avec la même sincérité que je retrouve ceux dont j'ai été éloigné.

Je ne sais pas si je pourrais être un jour rassasié de nouvelles personnalités à découvrir, mais je prends conscience de plus en plus de mon principal ennemi : L'exclusivité. Il n'y a pourtant aucun intérêt à monter dans le train avec moi. Il ne va nul part, et le contrôleur attend rarement les retardataires.

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Mercredi 18 Janvier

categories Mission inavouée accomplie. [00h22] Mission inavouée accomplie.

/images/globe.pngTrois. Ils sont trois durant ces dernières semaines à m'avoir tenu, plus ou moins solennellement, les mêmes propos.

Trois à s'être envolés dans autant de coin du monde et à m'avoir déclaré que s'ils étaient partis vivre l'espace de plusieurs mois (ou plus si affinités) ce brassage social de l'expatriation c'était en grande partie "grâce" à moi.

Je n'aime pas beaucoup ce "grâce", car il sonne faux. Une telle envie ne peut pas naître d'une seule personne, c'est un contexte, un faisceau de circonstances, pas une décision prise suite à une soirée arrosée où un ex-Erasmus irlandais dépressif vous abreuve de sa nostalgie.

Ceci dit, ça me touche, et ça me fait d'autant plus plaisir que je retire peu à peu cette expérience irlandaise de mon discours. Je ne supporte plus le regard des gens lorsque, passées les questions d'usage sur l'expatriation, ils se désinterressent totalement de la suite dès qu'ils comprennent que je suis rentré depuis plus de 18 mois.

Comme si tout avait changé depuis, et que mon expérience perdait de sa fraîcheur dorénavant.

J'ai donc abandonné l'idée de convaincre les gens que vivre une telle expérience leur apportera toujours d'avantage que tout ce qu'ils pourront jamais réaliser en restant coincés entre leurs études, leurs habitudes et leurs après-midis chez Ikea.

Dorénavant, je ne partage mes souvenirs qu'avec ceux qui ont déjà pris la décision ou qui sont revenus. Pour les autres, les trois pré-cités m'ont déjà comblé, je laisse le soin aux "jeunes" ex-expatriés de faire leur travail de lobbying de la vie meilleure et de l'épanouissement personnel.

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Jeudi 06 Octobre

categories Ce qu'on ne trouve pas sur XXL. [08h26] Ce qu'on ne trouve pas sur XXL.

/images/cou.pngOn résume souvent à tort la frustration du célibataire à une frustration purement sexuelle. Mais on ne parle pas des batailles de chatouilles le dimanche matin sur le lit, des fous rires sous la douche, des heures à refaire le monde, d'une tête sur l'épaule, des larmes de crocodile, des regards qui troublent, des odeurs juste là dans le creu du cou, des mains qui serrent fort devant le thriller du vendredi soir, des bouderies pour mieux se réconcilier, des mains dans les cheveux, de celui qui arrivera le premier au bout de la rue, du parapluie trop petit pour protéger de l'averse, et de tous ces petits gestes qu'on remarque à peine.

Sauf quand ils ne sont plus là.

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Jeudi 29 Septembre

categories La drogue de l'autre. [14h56] La drogue de l'autre.

/images/envie.pngDans chaque début de commencement d'un début de pseudo relation, quelle soit fantasmée ou réelle, il y a cette petite boule dans le ventre. En fait pas exactement dans le ventre, légèrement plus haut presque au niveau du coeur, mais bien centrée.

Cette petite boule qui fait perdre la tête, qui fait mal, qui rend jaloux, qui rend heureux, qui fait pleurer et qui fait parfois aimer. Cette même petite boule qu'on a tant de mal à gérer quand elle arrive pour la première fois, celle qui fait apparaître des visages de l'autre un peu partout, celle qu'on prend souvent à tort pour de l'amour, celle qui peut rendre fou et qui peut mener à des actes irraisonnés.

Elle n'est bien souvent que le principal symptôme d'un sentiment de manque, d'une attirance physique, d'une complicité perdue ou voulue, mais elle est intrinsèquement liée au syndrome de la nouveauté ou du renouveau. Et de ce fait, je la considère comme une drogue dure avec les mêmes mécanismes : On a beau savoir que ça ne sert à rien et qu'on en tirera rien de nouveau, on court après le premier trip sans jamais pouvoir l'atteindre.

Qui n'a jamais eu la nostalgie de ses premières tentatives amoureuses ? Celles qui vous font rentrer chez vous en vous répétant inlassablement que nous n'êtes qu'une merde ne n'avoir pas eu le courage de lui faire votre déclaration. C'était des moments durs et cruels à vivre au présent, qui perturbaient les nuits et les jours. Mais malgré tout, la nostalgie existe belle et bien.

Et le pire, c'est que plus l'autre vous résiste, plus ce sentiment prend possession de vous, de vos actes et de vos principes.

Serions-nous maso ?

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Jeudi 22 Septembre

categories À part ça, ça va. [19h20] À part ça, ça va.

/images/oreos.pngAvant quand je rentrais le soir, j'appréhendais de trouver ma porte ouverte et mon appartement retourné.
Maintenant, quand je rentre le soir, j'espère que quelque chose aura bougé preuve d'une autre vie que la mienne dans ces murs.

Avant je râlais parce qu'on avait mangé toute ma glace Häagen-Dazs aux oréos.
Maintenant, je sors machinalement et inutilement deux cuillères en même temps que le pot.

Avant il arrivais parfois que ça sente le café et le pain grillé le matin.
Maintenant il arrive souvent que ça sent la fumée de cigarette froide de la soirée de la veille.

Avant je frissonnais quand elle plantait ses deux pieds nus glacés entre mes cuisses dès que je rentrais dans le lit.
Maintenant mon bras cherche à l'aveuglette pendant mon sommeil quelqu'un à réchauffer à coté de moi.

Mais tout ça n'est rien par rapport à l'ultime avantage du quotidien : Je me baisse vachement moins souvent pour relever la cuvette des WC !

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Lundi 27 Juin

categories Rêve éveillé d'une nuit blanche. [19h48] Rêve éveillé d'une nuit blanche.

/images/nuages.pngCe week-end était l'occasion de revoir quelques uns de mes compagnons de route Erasmus, un an après. Il fait bon de les retrouver tels qu'on les a laissés, d'oublier en quelques minutes que l'on a passé les 12 derniers mois à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres.

Ces deux jours étaient aussi l'occasion de se croire retourné à Dublin l'espace d'une soirée, d'y croiser des destins aussi différents qu'instructifs et de dégripper mon anglais qui ne demandait que ça.

Mais je ne suis pas persuadé que ce genre de rencontres facilitent ma thérapie d'acceptation de la réalité du quotidien. Surtout si l'on ajoute que le but du week-end était de dire au revoir à deux chanceux qui partent faire un tour du monde.

Non, il n'est définitivement pas facile de retourner travailler un Lundi sachant qu'ailleurs des gens prolongent le rêve que vous avez interrompu en plein élan quelques mois plus tôt. Et on a beau essayer de se rendormir, le rêve ne revient pas.

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Jeudi 19 Mai

categories Regrettées angoisses. [01h25] Regrettées angoisses.

/images/screech.pngVendredi, il est 16h45, je rentre tout juste de l'école, je jette mon cartable avec, l'espace d'un instant, la boule au ventre de ne pas sauter tout de suite sur ma tonne d'exos d'anglais à finir. J'ouvre les placards de la cuisine et me prépare un Nesquick avec des tartines.

Giga a déjà commencé, mais il est encore trop tôt pour y voir la belle Kelly Kapowski dans un nouvel épisode de Sauvés par le Gong. Seule la voix off de l'émission présente le programme de l'émission.

Le lendemain, les autres me forcent un peu la main pour jouer à l'épervier en bas de l'immeuble. C'est sympa, mais ça reste un truc de gamin.

Ce n'est que bien plus tard, le dimanche soir que je repense à ces exos d'anglais, après une journée entière passée devant Zelda II. La culpabilité m'assaille alors, et le sommeil ne vient pas. Je me dit alors que la sixième c'est horrible.

Alors qu'en fait, la sixième, c'est du bonheur en barre...

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Mercredi 09 Février

categories On ne vit qu'une fois. [21h09] On ne vit qu'une fois.

/images/carton.pngEn plein déménagement, je cumule retour tardif du boulot avec faisage de carton en retard. Je n'ai jamais été très efficace pour les déménagements ou les rangements de printemps. Je m'attarde constamment sur la moindre photo ou lettre retrouvée lors de fouilles archéologiques entre le bureau et le radiateur. Le moindre pretexte ou support qui peut me permettre de me remémorer un souvenir d'enfance ou d'adolescence est saisi.

Mes vacances paradiasques de 95, cette photo à 7 dans un photomaton au lycée, ces voyages scolaires en Angleterre, tous ces gens que je ne revois plus mais dont je connais jusqu'à la date de naissance... Entre nostalgie et satisfaction d'une adolescence réussie, j'enroule de chaterton ce carton rempli de souvenirs en espérant, dans une ultime utopie, qu'il ne contient pas le meilleur de mon existence.

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Mardi 06 Juillet

categories Fade [17h34] Fade

/images/saliere.pngJe suis fade. Une semaine et un jour que je suis rentré. Je divague dans les rayons de Carrefour tel un prisonnier qui sort d'une grève de la faim. Tout semble bon, tout semble abordable. Mon portable vibre. Je ne réponds pas.

Je suis fade. Je rentre chez moi, je déballe mes courses, et je salive en plaçant ma tranche de paté en croute dans mon assiette à coté de ses trois cornichons, tandis que mon cassoulet toulousain réchauffe... On sonne à l'interphone. Je ne réponds pas.

Je suis fade. J'ai utilisé mes dernières économies pour remplacer mon vieil ordinateur. Cinq années d'études dans l'informatique avec le même PC. Le nouveau est beau, silencieux, noir, magnifique. Je ne réponds pas aux mails.

Je suis fade. Mon esprit est là bas, mon corps est ici. Peu à peu il revient, réalisant qu'il ne pourra pas rester là bas éternellement. Ma vie ici n'est pas si mal tout compte fait, son principal problème reste sa réalité. Là bas c'était un rève...

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Jeudi 13 Mai

categories "Friends" no more. [00h47] "Friends" no more.

/images/friends.png(Ce post est garanti sans spoiler ajouté)
Quelquefois on a envie de creuser un trou, se s'y blottir, d'y rester le temps que tout passe. Puis que quelqu'un vient nous réveiller doucement, plus tard, lorsque tout sera fini, lorsque tout ira mieux.

Mais ce n'est pas possible, non, il faut affronter la vie tous les jours, se lever, faire semblant.

On se crée alors ses substituts pour affronter ses obligations, ses bols d'air qui nous motivent. J'ai beaucoup de bols d'air autour de moi, l'un d'entre eux, c'est une petite pincée de bonne humeur, une simple série télé américaine, multi-milliardaire en terme de chiffre d'affaires, mais une série qui dure depuis 10 ans : "Friends". On dira ce qu'on voudra, on pourra essayer de cracher sur ce produit marketing, mais il y a du talent derrière ce scénario et derrière ces acteurs. Cette série me fait rire, et je ne l'ai pas lachée depuis qu'on me l'a fait découvrir un jour de printemps 1996... (Merci Arnaud)

Hier j'ai vu le dernier épisode de cette série. Le 234ème épisode, le 18ème de la 10ème saison. Je ne vous dirais rien vu que j'aurais sans doute haï à vie celui qui aurait pu gâcher ces derniers instants, mais la page est tournée. Reste les fou-rires en mémoire, des DVD dans les placards et une série qui restera définitivement culte.

Mais il faut maintenant me trouver un nouveau bol d'air, parce que j'en ai bien besoin en ce moment...

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Mercredi 05 Mai

categories Port-Crouesty et Nono. [23h43] Port-Crouesty et Nono.

/images/feu_plage.pngL'air iodé de la côte irlandaise de ce week-end a fait ressurgir en moi une rafale de souvenirs.

De 1995 à 2000 j'ai passé 5 étés en Bretagne, sur la presqu'île de Ruys, à Port Crouesty. Petit port touristique, enclavé entre un port de plaisance et une plage immense, j'y ai laissé le meilleur de mon adolescence.

Les clubs d'ados où mes parents m'inscrivaient, me permettaient de tisser rapidement des liens avec une poignée de jeunes vacanciers nouvellement arrivés et déjà brûlés par le soleil. Puis, de jours en jours, la petite troupe s'agrandissait. Au fil des ans, on y retrouvait des visages, des amitiés.

Les après-midis se résumaient à un rendez-vous tardif au Magic-Rock, sur la place centrale. S'en suivaient quelques heures sur la plage, à la piscine ou étendus sur la pelouse à feuilleter FHM, à jouer aux cartes et au diabolo, ou à chanter autour des guitares apportées pour l'occasion.

Les soirées étaient plus arrosées, elles débutaient souvent par une halte à la soirée disco du village-vacances, où les parents en short et pull sur les épaules surveillaient leur progéniture tout en gardant un oeil méfiant sur les "grands" qui se secouaient un peu trop à leurs goûts. Puis on se dirigeait sur la plage, on creusait un trou, on regroupait quelques morceaux de bois pour faire un feu, on apportait bières, djembés et guitares, et on passait la soirée à refaire le monde.

La rangée de catamarans alignés plus loin, étaient autant de lits pour les couples éphémères tant les toiles tendues entre les flotteurs étaient confortables. La nuit se prolongeait ainsi, bercé par le bruit de la mer, le cliquetis des cordes sur les mâts et les étoiles, le tout aidé par l'alcool et l'insousciance de l'adolescence.

Lors de mon dernier séjour là-bas j'ai compris que j'approchais la fin d'une ére. Le lieu avait changé, les gens avaient vieilli, il ne fallait pas s'acharner. Je suis retourné une dernière fois sur la plage, j'ai ramassé un galet et je suis rentré chez moi, la mort dans l'âme mais conscient qu'il fallait passer à autre chose. Pourtant je n'oublierai jamais Aurélia, Ponpon, Phil', Jessyca, et tous les autres. Je sais que je ne revivrai jamais cette vie, mais c'est en partie cette vie qui m'a construit et sans laquelle je ne serais sans doute pas le même aujourd'hui.

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Vendredi 05 Septembre

categories Carnet de Route 2 : Retour de craie. [16h15] Carnet de Route 2 : Retour de craie.

/images/school.gifEn 15 ans de scolarité, j'ai vu défilé pas mal d'enseignants, des plus pédagogues, aux plus branleurs. D'ailleurs, plus j'approche de la fin, moins ils en font...

Cependant, un m'a particulièrement marqué. Il s'agit de mon prof de Français de 4/3ème. A mon sens, un prof charismatique mais autoritaire, et d'une pédagogie qui tient d'avantage à l'expérience et à la méthode qu'un un sens inné du dialogue.

Toutefois, s'il fallait que je n'en retienne qu'un, ça serait lui, sans grande hésitation :

Débarquant dans son cours, directement sorti de ma 5ème d'anaphabètes, il a su me donner les rudiments de l'orthographe, de la grammaire ainsi que le goût de la lecture. Mais peut-être que tout cela est aussi tombé à la bonne période de réceptivité de mon adolescence.

Quoi qu'il en soit, à chaque fois que je m'applique à pondre une quelconque prose, c'est son image qui me revient...

Et toute à l'heure, lorsque je suis allé le voir dans la toute nouvelle salle fumeur des enseignants du tout nouveau collège, c'est avec toute ma sincérité que je lui ai dit le fond de ma pensée à son propos. Il avait l'air touché, moi aussi...

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categories Carnet de Route 1 : Brutal flash-back [15h14] Carnet de Route 1 : Brutal flash-back

/images/flutes.gifMon collège était un collège que l'on pouvait appeler de "difficile" et il y a peu de chance que cela se soit arrangé depuis. Je n'y étais pas malheureux, les journées avaient simplement cette petite touche de crainte de l'autre dans un soucis de préservation de son anonymat. En gros, ne pas attirer l'attention, pour ne pas s'attirer des emmerdes.

Avec du recul, et bien que je ne les porte pas dans mon coeur, je pense que les plus à plaindre étaient les enseignants. Qui a-t-il de plus décourageant que d'essayer de faire son métier dans de telles conditions ?

Le sentiment d'inutilité devait tout de même effleurer la prof de musique, quand, demandant à l'assistance qui avait appris sa partition de l"Hymne à la Joie" à la flûte à bec, la seule réponse qu'elle avait en retour était le brouhaha incessant de la classe ; sachant que les rares élèves qui avaient appris leurs partitions (ceux dont les parents vérifiaient encore le 'cahier de texte', et qui avaient eu la bêtise de le marquer), n'osaient pas faire part de leur exploit, tant les moqueries du banc du fond auraient été lourdes de conséquences.

Quoi qu'il en soit, j'ai tout de même réussi à y passer 4 ans de ma vie, tant bien que mal.

Aujourd'hui mon collège a été démoli. C'était le dernier collège 'Pailleron' de France (vous savez, ceux qui brûlent comme des châteaux de paille). Un collège flambant neuf, rebaptisé pour l'occasion, a été hérissé juste à côté. Je n'aurai jamais cru que cela puisse me toucher. Mais voir ces amas de gravas, reconnaître un morceau de mur, de porte, une fenêtre. C'est con, mais j'avoue avoir eu cette petite boule entre mes 2 absences de pectoraux.

Tchao Mauvert.

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categories Merde alors... [10h42] Merde alors...

/images/5eme.jpgVos 20 ans vous semblent hier, et pourtant. Vous qui êtes de ma génération et qui pensez encore avoir cette jeunesse insouciante, avez-vous conscience que beaucoup d'étudiants qui vont rentrer cette année à l'université sont nés en 1985.

Ils n'ont jamais chanté : " We are the world, we are the children.... ou "Sunday bloody Sunday " .
Pour eux, le Sida et le chômage existent depuis toujours.

Les Twix ne se sont jamais appelés Raiders (deux doigts coupent faim!) .
Ils n'ont jamais joué avec la console Atari ou au Commodore 64, ils ne connaissent même pas PAC-MAN ou WONDERBOY !
Ils n'ont jamais joué à 'Doom' sur 5 disquettes, à 'Day of The Tentacle' ou à 'Sam & Max'.
Ils n'ont même jamais vu de disquettes 5 pouces 1/4.
Le CD est apparu quand ils avaient à peine un an... ils n'ont jamais eu de 45 tours de Chantal Goya ou de mange-disques. Ils ne savent pas ce que c'est que d'écouter la radio en grandes ondes.

Beaucoup ignorent comment étaient fichus les anciens téléviseurs, ils ne peuvent même pas s'expliquer comment on faisait avant sans télécommande et comment on pouvait regarder la télé en noir et blanc.
Ils n'ont jamais vu une mire sur un écran de télévision.
Il se peut qu'ils n'aient jamais regardé " 1, rue Sésame ", " Goldorak ", "Star Trek " , " Heidi " ou " Maya l'abeille " .
Ils ne connaissent même pas Dorothée.
Ils n'ont jamais regardé la télé sur la Cinq.
Ils croient que James BOND a toujours été Pierce BROSNAN.
Ils ne pensent jamais aux " Dents de la mer " lorsqu'ils se baignent..

Ils croient que les pattes d'éph sont une invention des années 2000.
Ils croient que téléphone " avec fil ", c'est de la science-fiction, et que le Minitel est uniquement un objet de décoration rétro.
Pour eux les patins à roulettes ont toujours eu les roues alignées.

Pour eux, Michael Jackson a toujours été blanc.
Ils ne nous croient pas quand on leur dit que Yannick NOAH a été un joueur de tennis avant.
Ils croient que Coluche a été uniquement un restaurateur à bas prix.
Ils ne savent pas que Travolta sait danser (le samedi soir).
Ils ne savent pas qui est l'abominable J.R. (ni qui a tiré sur lui).
Ils croient que " Charlie's Angels " et " Mission Impossible " sont uniquement des films sortis l'année dernière...
Ils ignorent que le réalisateur Ron Howard a été Richie dans Happy Days.
Ils croient que Daniel Cohn-Bendit a toujours été un beauf allemand.

Ils croient que " Picasso " est uniquement le nom d'une voiture.
Ils croient que Charles de Gaulle est uniquement le nom d'un porte-avion ou d'un aéroport.
Ils savent que Giscard est un " ex ", mais un ex quoi?
Ils n'ont pas connu les voitures avec les phares jaunes.
Ils ont commencé à s'interresser à la musique alors que Kurt Cobain était déjà mort.

Dis-toi que ces gens-là vont rentrer à l'université cette année...Ce sont eux les jeunes maintenant !!!

Voici quelques symptômes de ton vieillissement :
1. Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant " bon dieu... "
2. Tu fais du sport parfois et tu racontes à tout le monde, très fier, que tu en fais (quand tu en fais).
3. Tu as des " remèdes " dans ta table de chevet (maux de tête, maux d'estomac...).
4. Les enfants avec qui tu avais jusqu'à il y a peu de temps une certaine complicité, te disent maintenant Monsieur ou Madame et, pire encore, te vouvoient !
5. Tu as besoin de bien plus qu'une matinée pour te remettre d'une nuit blanche.
6. T'es obligé de ranger toi-même ton linge.
7. Tes amis se marient sans en avoir forcément besoin.
8. Les MAC DO te dérangent l'estomac.
9. Tu vas à la plage et tu peux passer la journée sans t'être baigné.
10. Pour faire du sport tu t'achètes des vêtements qui " cachent " et non pas qui montrent.
11. Tu sais très bien ce que tu veux, ou plutôt tu fais ce que tu peux....
12. Après avoir lu ce texte, tu décides d'en faire profiter tes amis.


(librement inspiré d'un texte reçu par mail)

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