Post-Eire - Erasmus
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18 posts pour la cat�gorie 'Erasmus'

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Lundi 27 Juin

categories Rêve éveillé d'une nuit blanche. [19h48] Rêve éveillé d'une nuit blanche.

/images/nuages.pngCe week-end était l'occasion de revoir quelques uns de mes compagnons de route Erasmus, un an après. Il fait bon de les retrouver tels qu'on les a laissés, d'oublier en quelques minutes que l'on a passé les 12 derniers mois à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres.

Ces deux jours étaient aussi l'occasion de se croire retourné à Dublin l'espace d'une soirée, d'y croiser des destins aussi différents qu'instructifs et de dégripper mon anglais qui ne demandait que ça.

Mais je ne suis pas persuadé que ce genre de rencontres facilitent ma thérapie d'acceptation de la réalité du quotidien. Surtout si l'on ajoute que le but du week-end était de dire au revoir à deux chanceux qui partent faire un tour du monde.

Non, il n'est définitivement pas facile de retourner travailler un Lundi sachant qu'ailleurs des gens prolongent le rêve que vous avez interrompu en plein élan quelques mois plus tôt. Et on a beau essayer de se rendormir, le rêve ne revient pas.

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Mardi 14 Juin

categories Reflets Erasmus. [15h09] Reflets Erasmus.

/images/ae_movie.jpgCertains films vous marquent plus que d'autres. Au delà du talent de la réalisation et de la qualité des acteurs, il y a bien souvent le fait que le scénario, où même juste quelques scènes, fassent echo à votre propre vie.

Pour ma part, je n'irai pas jusqu'à dire qu'un film a changé ma vie, mais il y a en tout cas certainement contribué. Je suis parti à Dublin en pensant y vivre une partie du scénario, et y croiser quelques personnages, j'y ai vécu l'auberge irlandaise en grandeur nature.

Ce film vous l'aurez compris, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler et même de m'en inspirer pour mon blog Erasmus, il s'agit de l'Auberge Espagnole, et il passe ce soir sur France 2. Si vous l'avez raté, si vous l'avez oublié, ou si vous êtes en pleine hésitation pour un futur départ à l'étranger, réservez votre soirée.

Quand à la suite, les Poupées Russes, tout ce que j'espère c'est qu'il n'aura pas d'effets aussi importants sur mon existence que le premier du nom.

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Jeudi 03 Juin

categories Pour elle et tous les autres. [18h43] Pour elle et tous les autres.

/images/tear.pngVous connaissez cette odeur de terre mouillée. Cette odeur qui s'exalte lors des premières gouttes de pluie après une belle journée ensoleillée. Le sol bien sec et encore chaud s'évapore à travers cette odeur caractéristique.

J'adore ces moments. Un savant mélange de sentiments entre le danger de l'averse qui s'annonce, les gens qui courent s'abriter, mais aussi ce plaisir de fraîcheur lorsque la chaleur est étouffante, cette pluie tant attendue qui arrive enfin...

Hier ce n'était pas des gouttes de pluie mais bel et bien des larmes qui coulaient sur ses joues écarlates. Le rayon de soleil des Erasmus de Dublin s'en est allée, et la fin du rêve n'est jamais apparue aussi proche.

Un savant mélange de sentiments entre le départ annoncé et le plaisir de retourner parmi les siens, diront certains. Sauf qu'il était loin de faire trop chaud à Dublin...

Plus d'une semaine que le vase des départs se remplit. Hier, il a débordé.

Tchao Mimi...

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Mardi 01 Juin

categories La pilule brésilienne. [15h32] La pilule brésilienne.

/images/pill_plane.pngH-48 - 1h (GMT-4)
Ses doigts de pieds se crispent, une boule de plaisir part de son bas ventre pour exploser sous sa boîte cranienne. Il vient de jouïr. Mon Dieu que c'est bon. Il la regarde, elle sourit, il a du mal a réaliser. Il ne sait pas trop comment tout cela est arrivé mais c'est indéniable maintenant. Ils sont là tous les deux dans sa petite chambre universitaire de l'université de Rio de Janeiro.

Bientôt huit mois qu'il est arrivé au Brésil pour une année d'échange universitaire. Il l'a connu dès les premières soirées, mais elle lui a rapidement parlé de son copain qui l'attend en France. Alors il a flirté avec d'autres, à droite à gauche, il s'est bien amusé, il mordu à pleines dents dans cette année loin de chez lui. Son célibat de plusieurs années a été balayé en quelques semaines.

Mais lorsqu'elle s'est rapprochée de lui, qu'elle lui a avoué qu'elle était jalouse, il n'a pas pu résister, il s'est laissé tenter. La soirée alcoolisée d'hier a sans doute aidé à tout cela, mais nul doute qu'ils avaient tous les deux bu dans ce même objectif.

"Merci", vient-elle de lui murmurer à l'oreille. Il ne comprend pas trop pourquoi elle le remercie, mais il sourit. Il l'embrasse furtivement, puis essaye de se retirer avec dignité pour ôter ce bout de latex qu'il a eu tant de mal à enfiler.

"Ho merde !".

La capote n'a servit à rien, imperméabilité nulle, déchirure totale.

H-38 - 11h (GMT-4)
Ils ont pourtout eu beaucoup de présence d'esprit, mais ça n'a servit à rien. Lorsqu'elle lui a dit qu'elle avait arrêté la pilule depuis plusieurs mois, il a senti l'angoisse monter. Lorsqu'elle a réalisé qu'elle était en plein milieu de son cycle, ils se sont rapidement habillés.

Mais rien n'y fait. Aucune possibilité d'obtenir une pilule du lendemain. Avec leur portugais hésitant et leurs grosses lacunes en vocabulaire médical simple, ils ont compris que les seules possibilités d'obtenir cette contraception d'urgence s'effrondaient avec leur status d'étranger. Et ce, malgré la gentillesse et la compassion de la dernière pharmacienne rencontrée.

Elle fond en larmes, elle lui décrit les pires scénarios catastrophes, et finit par lui dire qu'elle n'a aucune intention de quitter son copain en France, et qu'une grossesse serait une catastrophe familliale et scolaire pour elle.

Il n'en mène pas large non plus, mais cette pression sur ses épaules lui fait trouver une solution imparable, géniale. Un déclic. Il lui explique, elle séche ses larmes, elle y croit.

H-33 - 21h (GMT+1)
Jeannot est heureux. A poil dans sa salle de bains il se prépare pour sa soirée. Il ne connait pas trop le type qui fête son anniversaire, il s'est même un peu incrusté, mais bon, un 150m² dans le XVIème, c'est pas comme s'il allait déranger.

Surtout qu'il sait qui il y verra : en plus de la bande habituelle, Maud sera sans doute là. Belle jeune femme rousse, nulle doute qu'elle lui a fait du rentre dedans l'autre soir... même si elle en a un peu fait à tout le monde. Mais cette fois, il ne laissera pas passer sa chance. Il va chercher son shit d'ailleurs pour se donner du courage.

"1 nouveau message". Il n'a pas entendu son téléphone sonner sous la douche : "C sam, rappelle moi au + vite stp.très urgent.c la cata ici!!".

Putain, il est déjà en retard et il faut qu'il appelle son pote d'enfance au Brésil maintenant. Il fait chier Sam.

Pendant qu'il cherche sa carte prépayée 'low fares' d'une main, il se met un coup de déo de l'autre...

H-31 - 23h (GMT+1)
Jeannot a la rage. Il a perdu plus d'une demie-heure en scooter à chercher cette connerie de pharmacie de garde. Le coup de fil à Sam a ruiné sa soirée. Au lieu de ça il se retrouve à courir dans les couloirs de Roissy afin de trouver la porte d'embarquement du prochain vol pour Rio. Sam a toujours été plus doué dans les études que lui, et il n'y qu'un connard comme lui pour trouver des plans aussi tordus pour pourrir la soirée des gens : Trouver un passeur à l'aéroport pour qu'il puisse récupérer sa pilule du lendemain dans 12h.

Parce qu'évidemment, non content d'abandonner son pote à Paris pendant un an pour se barrer à l'autre bout du monde, faut encore que bibi sauve ses plans-baise foireux.

Il arrive trop tard, il a pourtant speedé comme un malade, mais le message sur les écrans de Roissy est clair : "Embarquement fermé". Il demande à droite à gauche la destination des gens, mais personne pour Rio, il rentre. Il envoye un texto d'echec à Sam, et tente de calculer s'il a encore le temps de passer à la soirée. Un plan baise, même foireux il dirait pas non le Jeannot ce soir. En plus il a une pilule dans son sac...

H-22 - 5h (GMT-4)
Elle est à bout de nerf. Elle est en train de passer en revue sur Internet les avions qui pourraient encore la sauver. Quelle conne. Elle s'en veut à mort : tromper son mec avec le premier venu, elle est bien punie. En plus, ce type est totalement irresponsable, il argumente sur des probabilités gynécologiques alors qu'il sait à peine comment tout cela fonctionne. Sa seule bonne idée a été de penser au coup du passeur, il a juste fallu qu'il ait un empafé de pote pas foutu d'arriver à l'heure à l'aéroport...

Bingo, elle a son vol. Sa dernière chance. Un autre avion décolle dans 5 heures de Paris - Charles de Gaulle.

H-19 - 13h (GMT+1)
Pour la deuxième fois en moins de 12heures, Jeannot est à l'aéroport. Cette fois-çi il est dans les temps, même un peu en avance. Il observe les passagers pour proposer son colis spécial à une bonne tête. Mais pour l'instant il ne croise que des couples du troisième âge. Il tente tout de même sa chance.

Refus. Poli, mais on lui fait comprendre que la confiance n'y est pas. Il réessaye. Refus. Moins poli cette fois. Il retente. Ignorance. Il insiste. Agaçement. Il commence à se faire remarquer par les types de la sécurité.

Il aperçoit une hôtesse, il y va au culot. Elle prend bien le bon avion, il lui explique la situation. C'est une jeune femme, elle semble compatir. Elle hésite, elle demande à voir la boîte. Puis arrive ce stewart. D'un ton autain il demande ce qu'il se passe, elle lui explique en deux mots. Il baragouine une phrase sur vigi-pirate, et conseille fortement à l'hôtesse de refuser. Elle fait une moue d'excuse et passe le portique avec l'autre connard.

Les passagers sont presque tous passés. Un second vol se mélange alors à la fil d'embarquement. Il se fait discret, il retente sa chance. Refus encore. Dépité, il s'éloigne et retourne à l'enregistrement. Au cas où.

A coté du guichet, une jeune fille attend. Guide du routard qui dépasse du sac à dos bondé, cheveux en bataille, salopette de voyage. L'adolescente routarde typique. Il s'approche d'elle, lui explique. Elle sourit, elle est d'accord mais, un gros mais, elle n'a qu'un billet ouvert. Elle ne sera qu'au dernier moment si elle peut prendre ce vol.

Il s'en fout, il n'a plus le courage de chercher quelqu'un d'autre. Ca sera elle ou ça ne sera personne. Il l'invite à prendre un café. Dans une heure ils seront fixés.

H-17 - 15h (GMT+1)
Il reste une place, elle se dépéche. Il lui explique rapidement les modalités à l'arrivée. Elle file. Il remonte sur son scooter, met son walkman, il est heureux. Il n'a pas vu Maud hier, mais il s'en fout. Il sort son téléphone : "Mission de l'agent Jeannot réussie.Le colis arrivera dans 12h à Rio.Elle est blonde,elle a une salopette bleue,elle est belle.Bon courage ma poule,n'hesite pas si t'as encore des plans foireux de ce genre.++".

[Cette histoire est absolument réelle et s'est déroulée il y a quelques semaines. Seuls les lieux et les personnes ont été changés afin de conserver leur anonymat.]

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Mercredi 26 Mai

categories Mutation estivale. [13h22] Mutation estivale.

/images/dublin.gifLes étudiants quittent Dublin. Les voitures attendent en bas des résidences, coffres plein, tandis que les pères irlandais, roux et trapus, descendent les cartons les plus lourds par les escaliers, comme pour montrer que malgré le fait que leurs fils fassent des études et qu'ils les dépassent de plus d'une tête, ils sont toujours les plus forts à la maison.

Les étudiants quittent Dublin, et repartent pour la plupart dans leurs campagnes irlandaises respectives: Limerick, Letterkenny, Kilkenny, Wexford, Cork, etc...

Ils sont remplacés par le flot de touristes de toute l'europe venu visiter ce beau pays. Ces touristes qui se croient seuls représentants de leurs langue maternelle et qui prennent un malin plaisir à parler et à rire très fort dans le bus ou dans la rue.

Dublin la vraie s'effeuille, Dublin la touristique se dévoile.

Les Erasmus partent aussi, une fois de plus. Le uns après les autres, aujourd'hui c'est elle, demain c'est lui, après demain c'est eux, ainsi de suite, jusqu'au 7 Juin, date à laquelle il ne restera pour m'accompagner qu'une poignée d'irréductibles Erasmus, bien décidés à passer l'été dans le pays le plus vert d'Europe.

Mais autant de départs, rime avec autant de soirées. Grossier subterfuge alcoolisé pour nous détourner de notre peine. Je vais essayer de tomber dans le piège.

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Samedi 15 Mai

categories Moral solaire. [16h45] Moral solaire.

/images/happysun.gifRetard de projet et retour en France approchant, je me suis pour la première fois rendu sur mon lieu de stage un Samedi. Journée magnifique qui m'a tout de suite fait du bien au moral et m'a permis de recharger les batteries à plat depuis quelques jours. Pouf pouf.

Mon bureau se situe au coeur de la plus grande université d'Irlande. Quelques batiments austères mais beaucoup de modernité et surtout un lac artificiel en plein centre du campus, avec des vrais cygnes et des vrais canards. C'est con, mais ça a de l'effet sur moi, surtout lorsque le soleil est au rendez-vous. Coin coin.

En me baladant dans l'université pour ma pause déjeuner (exactement ici, le long du lac), j'ai réalisé que ce week-end tombait au beau milieu des deux semaines d'exams de fin d'année. Encore beaucoup de monde à la bibliothèque, mais certains profitent du soleil : Match de foot mixtant élèves et enseignants, farniente et potins allongés dans l'herbe, ou sieste à l'ombre d'un arbre. zZz zzZ.

Aujourd'hui j'ai pris mon billet retour pour la France. Mon aventure Erasmus prendra officiellement fin le 27 Juin 2004 à 12h25. Mais l'immense majorité des départs a lieu dans moins de 2 semaines maintenant. Je n'ai aucune idée de ce que ce mois de Juin me réserve, et c'est tant mieux. Poil au nez.

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Mardi 27 Avril

categories Sprint final. [16h28] Sprint final.

/images/sprint.pngDepuis mon arrivée, ma vie ici a été rythmée par des événements qui ont été autant de dates importantes et d'étapes à franchir. Cela pouvait être la visite de personnes qui me sont chères, un de mes deux retours éclairs en France, ou une simple soirée prévue de longue date ou encore un voyage dans un coin reculé d'Irlande.

Je suis revenu à Dublin pour la dernière ligne droite. Mon retour définitif se dessine autour du 30 Juin, soit encore 2 mois d'insouciance Erasmus. Mais mon gros problème depuis hier, c'est que je me suis justement aperçu que le prochain objectif proche qui va rythmer cette période, c'est justement ce départ annoncé.

Les examens de ceux qui sont encore étudiants ici sont prévus dans moins de 3 semaines, soit autant de temps de révisions pour eux et sachant que l'immense majorité quitte l'Irlande dès la fin de ces exams, le mois de Juin risque d'être sacrément fade.

La fin est déjà dans les esprits, mais on va essayer de tromper l'ennemi, il reste encore 2 mois, 9 semaines pour ne rien regretter, mes 60 derniers jours de vie étudiante.

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Dimanche 28 Mars

categories Réveil dans une petite chambre universitaire, quelque part dans Dublin. [17h03] Réveil dans une petite chambre universitaire, quelque part dans Dublin.

/images/freedom.jpgProfiter de sa jeunesse. Profiter pour ne rien regretter. Voilà ce qu'on entend au gré des conversations d'Erasmus. "Profiter". Ce verbe est brandi tel une excuse toute trouvée à tous les excès.

Il peut être encore plus vrai pour ceux qui clôturent définitivement leur scolarité. Mais comment ne pas être tenté ? Comment ne pas être enivré par cette liberté qui s'offre à tous ceux qui ont décidé de tout quitter l'espace d'une année ? Une remise des compteurs à zéro : Débarquer dans une ville inconnue avec personne pour vous juger, personne pour connaitre votre passé. Tout à refaire, tout à gagner. Vous devenez le seul juge de votre vie, porté par vos envies, en oubliant tout.

Quelle ivresse, quelle tentation.

C'est vrai, c'est beau et je ne regrette rien.

Attention cependant à ne pas tirer un trait sur un passé, sur des gens restés là bas. Ceux qui vous connaissent, ceux qui vous aiment, peut-être aussi ceux qui vous jugent, mais ceux qui comptent. Ceux que j'aime.

Vous me manquez tous...

J-10.

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Lundi 15 Mars

categories Dublin, Paris, Madrid [21h43] Dublin, Paris, Madrid

/images/europe_flag.jpgAu fil des mois ici, je me sens de plus en plus européen et de moins en moins français. Ho, j'aime La France, je suis fier de sa culture, respecteux de son histoire et je serais prêt à me battre pour défendre mon pays.

Cependant, si je devais obtenir demain la nationalité européenne au lieu de la nationalité française, tout en conservant mes origines et mes spécificités culturelles, je ne serais pas choqué. Etre un français européen comme peut l'être un breton français ne me révolterai pas le moins du monde.

Toutes les nationalités que j'ai croisées ici, la plupart européennes (mais pas seulement), m'ont fait prendre la mesure de toute ces ressemblances qui nous unient et de toutes ces différences qui nous enrichissent.

Les récents évenements, pour lesquels je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer ma colère et ma tristesse, m'ont fait un peu plus réaliser tout cela : Je ne suis pas sûr que mes sentiments aient été différents si cela s'était produit à Paris ou Lyon, hormis l'angoisse que cela puisse toucher mes proches. Je me suis identifié à ces étudiants qui prenaient leur train tranquillement. Je le connais cet étudiant madrilène, j'en cotoye des dizaines ici, ça aurait pu être l'un d'entre eux, ça aurait pu être moi. Quelle différence ?

Heureusement, le début des festivités de la St Patrick me permettent de remettre mes oeillères et d'essayer de profiter de ma vie ici...

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Mercredi 10 Mars

categories Fatigue. [13h40] Fatigue.

/images/nombril.jpg Je suis fatigué d'affronter les gens. Fatigué d'essayer de ménager les susceptibilités de chacun, et les égos débordants. Il est certain que mon propre égo et ma propre susceptibilité rentre en ligne de compte dans ce combat quotidien. Il est bien connu que les fortes personalités ont du mal avec les autres grandes gueules du même gabarit.

Il y a certainement un peu de cela. Les défauts des autres qui me mettent hors de moi sont sans doute ceux que je retrouve le plus ou que j'ai le plus retrouvé chez moi. Mais il n'empêche, je me suis souvent emporté, enervé; j'ai souvent explosé, secouant leurs quatre vérités sous le nez de ces gens aux paroles remplies de mépris et d'auto-suffisance, mais en vain. Ces gens ne changeront jamais. Leur recherche perpétuelle de valorisation et de reconnaissance ne s'éteindra pas. En tout cas surtout pas à la suite d'une discussion frontale comme j'ai déjà pu en avoir.

Quelques mois avant mon départ, j'ai essayé de me raisonner, d'accepter ces attitudes mieleuses cousues du fil de l'hypocrisie, ou de celui de l'egoïsme à peine camouflé. Loin de moi, l'idée d'essayer de porter le blason de l'honnêté en galopant sur le cheval blanc de l'altruisme. Le simple fait que je tienne un weblog et que je me lance dans certains projets communautaires statutaires vous pouveront le contraire. Je pense simplement qu'il y a une certaine limite dans la recherche de sa propre valorisation : celle de ne pas écraser les autres pour réussir. C'est peut-être utopique, ça fait sans doute sourire, mais ça fait partie de mes valeurs.

Mais le plus étrange, c'est que depuis que je suis là, loin de chez moi, à rencontrer des personnalités nouvelles, je n'ai jamais eu à rencontrer ce genre de problème. Plus de prise de tête, plus d'affrontement d'orgueils susceptibles. Non. Juste des gens qui s'ouvrent, qui se racontent et qui ne jugent pas. Mon Dieu que c'est reposant et enrichissant. C'est sans doute un des facteurs qui transforment ce genre d'année Erasmus en petits instants de bonheur.

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Samedi 28 Février

categories Os court, os court ! Il manque ... [14h36] Os court, os court ! Il manque ...

/images/desir.jpgLes pupilles sont dilatées, les mains fébriles, les nuits agitées. La frustration du célibat se fait sentir parmis les Erasmus.

Alors que beaucoup de couples se forment et se déforment dans cet immense melting-pot que créent les nombreuses soirées, certains restent en marge. Volontairement ou invonlontairement.

L'envie de s'abandonner, de se livrer, d'avoir quelqu'un sur qui se reposer devient pressante. Ainsi, les prises de courage tardives des derniers mois, à l'arrivée de l'échéance du départ, devraient voir arriver leurs lots de couples tant attendus.

De là à faire le parallèle avec l'isolement des militaires, il n'y a qu'un pas. Mais heureusement, le sentiment de frustration sexuelle n'est pas aussi violent ici.

Quoique...

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Dimanche 01 Février

categories Cruelle saison. [21h13] Cruelle saison.

/images/arbre.jpgC'est l'hiver Erasmus. Les personnalités s'effeuillent, et quittent une à une cet arbre éphémère planté en Septembre. Mais l'automne n'a jamais eu lieu, ces feuilles sont encore vertes et belles, elles sont arrachées aux branches sans aucun naturel. Elles s'en vont en me laissant ce goût d'inachevé, tant de choses restaient encore à faire, tant de soirées étaient encore à vivre, tant de moments restaient encore à partager, tous ensemble...

Malheureusement les larmes ne sont pas faites de sève, mais de rage de voir partir autant de rires, de regards et de complicité. Une page se tourne ici, et les rares rescapés vont devoir recontruire un second semestre digne de ce nom. Mais une chose est sûre, rien ne sera jamais plus comme avant.

Merci, merci d'avoir été là, merci à tous pour ces moments inoubliables.

A bientôt dans la vie les gens, vous me manquez déjà...

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Mardi 09 Décembre

categories Melting pot [17h35] Melting pot

/images/europe.gifLes photos de ce week-end de folie sont en ligne ici. Encore une fois des paysages à couper le souffle, un twister, des contrées extraterrestres, des nageuses du Dimanche et un bunny très funny.

Je ne sais pas combien de nationalités étaient présentes pendant ces 3 jours : Suédoises, Ukrainiennes, Sloveniennes, Espagnoles, Allemandes, Françaises, Belges, Irlandaises, tant de personnalités différentes pour s'apercevoir que rien n'est réellement différent dans cette europe pourtant si vaste.

Constatation naïve, mais lorsqu'on la touche du doigt, elle prend tout son sens.

Mes week-end sont donc décidement tous plus extraordinaires les uns que les autres depuis plusieurs semaines, le retour en France sera d'autant plus brutal, heureusement que cette chère université irlandaise pense à moi et m'a donné suffisamment de travail pour que le prochain week-end soit studieux ou ne soit pas.

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Vendredi 05 Décembre

categories Let's go folks ! [14h33] Let's go folks !

Départ pour 3 jours de randonnée dans les environs de Dingle. 40 étudiants internationaux lachés dans la campagne irlandaise !

Photos et réçits Dimanche soir...

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Mardi 02 Décembre

categories Petit paradoxe du bonheur. [02h28] Petit paradoxe du bonheur.

/images/murphys.jpgDommage que l'eau n'était pas plus chaude, mais le soleil était au rendez-vous pour ce week-end dans le sud de l'Irlande.

Flaneries à Cork (Pays de la Murphy's), petit tour à Cobh (dernier port d'appel du Titanic), enivrement dans le parc du chateau de Blarney, cure d'iode au bord de la plage de la baie de Kinsale, et émerveillement devant les falaises de Garrettstown.

Mais aussi premiers départs, et premiers avertissements sur l'éphémère de tout ceci. Les souvenirs resteront mais les gens s'éloignent déjà.

Des week-end à vous donner des envies de kidnapping pour obliger tout le monde à rester et à prolonger des moments comme ceux là...

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Vendredi 28 Novembre

categories Charme Passif [06h23] Charme Passif

/images/redbox.jpgJe sais bien que comme tout lieu que je fréquente trop régulièrement, je vais m'en lasser un jour ou l'autre. Mais j'aime vraiment bien cette boite. Entrée libre, consommation à des prix défiants toute concurrence et musique acceptable. (Trouvez moi une boite en France, à entrée gratuite, et où la pinte de Heineken est à 2€50 ?).

En plus, j'ai réussi à contrôler mes automatismes qui m'agaçaient tant la semaine dernière, j'ai vraiment pris du plaisir à discuter avec les gens, et à rire avec eux des coutumes irlandaises ...

Je suis cependant toujours surpris de l'évolution des rapports humains, comment telle ou telle personne, avec qui vous ne vous trouviez que si peu d'affinités au premier abord peut devenir si proche de vous quelques semaines plus tard; voir ces deux là, qui n'avaient apparement rien en commun se rapprocher, observer comment ils peuvent énamer charme et sensualité alors qu'ils étaient si neutres et fades il y quelques semaines ; constater que d'autres gâchent leurs quelques mois d'étudiants Erasmus en brassant du vent ou en se fixant des buts inaccessibles, mais indétournables...

Qu'il est bon de vivre ici, même si ce vide immense, qui ne cesse de s'accroître depuis mon départ, n'a pas de remède ici, même si j'aimerais tant partager tout ceci avec ceux que j'ai laissé à Lyon, et même si le départ, dans quelques semaines, de toute cette petite troupe belge va me briser le coeur, je ne renoncerai pas à une prolongation d'encore quelques mois de cette vie ici...

Il ne manque donc plus que ce stage, objectif numéro des semaines à venir !

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Vendredi 21 Novembre

categories Décrassage [05h52] Décrassage

/images/redbull.gifBien que la soirée est mal commencée, la suite des évenements avait tout pour me réjouir. Plus de malaise, plus de questions, tout est clair, tout est limpide.

Quelques vodka redbull, ce joli accent francophone venu du nord ainsi que l'ambiance "open bar" du Red Box m'ont permis de clore definitivement ce passage à vide. Nouveaux buts, nouveau contexte, nouvelles perspectives tout va pour le mieux.

Plus de 2 mois maintenant que j'erre dans les rues de Dublin, 2 mois et déjà beaucoup de souvenirs. Certains resteront définitivement gravés dans ma mémoire: De magnifiques visions, de trés belles sensations, des moments uniques de liberté et de plaisir. Savoir passer à autre chose, savoir savourer ce dernier mois d'insouciance, avant le retour temporaire en France.

Un horizon plus que séduisant, donc, que je vais m'empresser de ne pas perdre de vue...

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Jeudi 06 Novembre

categories Vite ! [10h28] Vite !

/images/forget.gifLes jours qui viennent de s'écouler ont été sans post. Pourtant le week-end dernier était riche en émotion, car comme chacun sait, il s'agissait d'Halloween, qui a certainement été d'avantage fêté ici qu'en France. Si on ajoute à ceci, le fait que 2 charmants gai-lurons lyonnais sont venus me rendre visite dans mon brouillard dublinois, on obtient des journées bien chargées.

Les photos d'Halloween seront bientôt en ligne, et elles valent certainement un post à elles toutes seules.

Mais pour l'heure, quelques mots sur l'environnement ambiant ici, qui semble décanter. Le temps de l'euphorie du dépaysement est passé, le rythme des soirées beauverie se ralenti, soulageant ainsi mon foie et mon banquier. J'en avais presque oublié que mes 14heures de cours par semaine, allaient aussi me générer d'autres heures de travail personnel.

La vie se décante mais l'important reste. Cette sensation de liberté, d'être ici à des milliers de kilomètres du lieu ou j'ai passé mes 22 dernières années. Je vis certainement ma dernière année avant une vie de con qui me tend les bras : Mon diplome sous le bras, métro boulot dodo, et nostalgie de ma vie estudiantine. Dernière année étudiante, alors pourquoi ne pas tout oublier ? Pourquoi ne pas vivre à 200km/h en se moquant de toutes les conséquences ? Vivre ici en permanence dans un état second pour ne rien regretter ? Pourquoi pas, je sens que ça vient...

Tout oublier, sauf l'essentiel... Allons-y.

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