Post-Eire - vacances
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5 posts pour la cat�gorie 'vacances'

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Dimanche 11 Décembre

categories Lueurs des gônes. [13h34] Lueurs des gônes.

/images/bougie.pngLes grandes vacances et autres colonies ont ceci de troublant quand on est encore qu'un enfant, ou un jeune adolescent, de pouvoir mélanger l'espace de quelques semaines plusieurs régions de France.

A cet âge là, on a beau le savoir, on est notamment mis face à nos différences culturelles et linguisitiques au sein de notre même pays. Entre chocolatines pour les uns, accent prononcé pour les autres, et multiples expressions étranges, c'est à cet âge là que j'ai vraiment pris conscience de la spécificité locale du 8 décembre en tant qu'éternel lyonnais.

Cet excitation du 8 décembre au soir quand je rentrai fébrile de l'école, la nuit était en train de tomber, les premières bougies apparaissaient aux fenêtres. J'étais pressé, je pignais d'impatience, mais mes parents retardaient judicieusement le bon moment afin d'être sûr que je sois couché lorsqu'elles allaient s'éteindre.

Puis ils sortaient le vieux carton que l'on sait jamais où ranger, casé en fin de compte à coté des décorations de Noël, duquels ils sortaient les verres poussiéreux et le stock de bougies. Plus les années passaient, plus j'avais le droit d'intervenir sur le processus méticuleux : Déballer les verres, y placer les bougies, allumer les bougies, et surtout placer doucement les verres sur le rebord de la fenêtre.

Jeudi soir, pour la première fois j'ai posé mes propres bougies au bord de mes fenêtres, avec toujours la même angoisse de les faire tomber.

Se balader dans les rues de Lyon un soir de 8 décembre est vraiment quelque chose à faire une fois dans sa vie, car aucune photo ne pourra transmettre ce spectacle qu'aucune rue de la ville ne se refuse à accueillir.

Le lendemain, j'ai toujours ce petit pincement au coeur de retrouver ces verres froids posés sur le bord de la fenêtre, à l'intérieur desquels une petite méche noircie devient la seule preuve de la lueur de la veille.

Aujourd'hui, je ne sais pas où ranger ces verres, sans doute parce que je n'ai toujours pas encore trouvé de place pour mes décorations de Noël...

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Jeudi 24 Novembre

categories Retour à la réalité. [18h19] Retour à la réalité.

/images/vortex.pngDe retour. Petit coin de paradis au milieu de l'océan indien, cette évasion était, je pense, devenue une nécessité pour mon équilibre psychologique. Une vraie bouffée d'oxygène pour relancer la machine.

La recharge de mes batteries s'est faite à base de plongée, de parapente, de randonnées, de volcan, de cascades, et autres plages paradisiaques (ou pas). La belle vie à 35°C idéale pour faire le vide dans ma tête loin de tous mes tourments de métropole.

Mais la sortie de l'avion à 1°C fut des plus agressives, tout comme le retour au travail, le décalage horaire et autres mails en retard. En parlant de mails, tous ceux envoyés entre le 10/11 et aujourd'hui sont passés à la trappe suite à une de mes merveilleuses bourdes, merci donc de réitérer à souhait.

Non, vraiment, je serai bien resté là bas, en plus je n'ai même pas eu le temps de filmer le vortex de vidange d'une baignoire dans l'hémisphère sud.

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Mardi 26 Juillet

categories Passé, présent, futur. [16h44] Passé, présent, futur.

/images/polaroids.jpgPrague est sans doute la plus belle ville d'Europe. Je vous laisse seuls juges. J'en ai d'ailleurs profité pour mettre à jour tout un tas de photos qui trainaient et qui ne devraient intéresser que les représentés.

Je suis tout de même retombé sur les photos de mes 2 leaving parties à Dublin, il y a plus d'un an. Photos que je n'avais jamais mises en ligne, faute de temps. Elles sont ici et , elles ne font plus mal comme certaines pouvaient le faire il y a quelques mois, mais elles ont quand même ce petit goût amer de la nostalgie.

J'ai aussi retrouvé quelques notes de péripéties irlandaises jamais détaillées ici. Elles y trouveront place dès que mon temps se sera crénelé.

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Lundi 11 Juillet

categories Bougez pas. [09h42] Bougez pas.

/images/prague.pngA quelques jours près j'étais malade en Vacances, mais tout devrait aller pour le mieux.

Portez vous bien, je serais à Prague durant toute la semaine.

Gardez moi un bout du feu d'artifice d'ici là.

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Mercredi 05 Mai

categories Port-Crouesty et Nono. [23h43] Port-Crouesty et Nono.

/images/feu_plage.pngL'air iodé de la côte irlandaise de ce week-end a fait ressurgir en moi une rafale de souvenirs.

De 1995 à 2000 j'ai passé 5 étés en Bretagne, sur la presqu'île de Ruys, à Port Crouesty. Petit port touristique, enclavé entre un port de plaisance et une plage immense, j'y ai laissé le meilleur de mon adolescence.

Les clubs d'ados où mes parents m'inscrivaient, me permettaient de tisser rapidement des liens avec une poignée de jeunes vacanciers nouvellement arrivés et déjà brûlés par le soleil. Puis, de jours en jours, la petite troupe s'agrandissait. Au fil des ans, on y retrouvait des visages, des amitiés.

Les après-midis se résumaient à un rendez-vous tardif au Magic-Rock, sur la place centrale. S'en suivaient quelques heures sur la plage, à la piscine ou étendus sur la pelouse à feuilleter FHM, à jouer aux cartes et au diabolo, ou à chanter autour des guitares apportées pour l'occasion.

Les soirées étaient plus arrosées, elles débutaient souvent par une halte à la soirée disco du village-vacances, où les parents en short et pull sur les épaules surveillaient leur progéniture tout en gardant un oeil méfiant sur les "grands" qui se secouaient un peu trop à leurs goûts. Puis on se dirigeait sur la plage, on creusait un trou, on regroupait quelques morceaux de bois pour faire un feu, on apportait bières, djembés et guitares, et on passait la soirée à refaire le monde.

La rangée de catamarans alignés plus loin, étaient autant de lits pour les couples éphémères tant les toiles tendues entre les flotteurs étaient confortables. La nuit se prolongeait ainsi, bercé par le bruit de la mer, le cliquetis des cordes sur les mâts et les étoiles, le tout aidé par l'alcool et l'insousciance de l'adolescence.

Lors de mon dernier séjour là-bas j'ai compris que j'approchais la fin d'une ére. Le lieu avait changé, les gens avaient vieilli, il ne fallait pas s'acharner. Je suis retourné une dernière fois sur la plage, j'ai ramassé un galet et je suis rentré chez moi, la mort dans l'âme mais conscient qu'il fallait passer à autre chose. Pourtant je n'oublierai jamais Aurélia, Ponpon, Phil', Jessyca, et tous les autres. Je sais que je ne revivrai jamais cette vie, mais c'est en partie cette vie qui m'a construit et sans laquelle je ne serais sans doute pas le même aujourd'hui.

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