Post-Eire - séduction
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12 posts pour la cat�gorie 'séduction'

Mardi 05 Avril

categories Shopping [13h42] Shopping

/images/bottines.pngElle le regarde. Elle regarde sa bouche quand il parle, elle admire ses tempes se contracter. Il est drôle, et ses 2 tours du monde le rendent forcément intéressant. Lui au moins, il ne parle pas pour rien dire, ou pour s'écouter parler. Il a également cette classe de ne jamais rien ramener à lui. Les sujets vont à lui naturellement. Un frisson lui parcours le corps. Elle vibre.

"Tu rentres kan ?"

Céline va se marier dans 6 mois. Elle est dans ses préparatifs. La salle est bookée, le traiteur aussi. Elle est heureuse. Un peu stressée, mais heureuse.

Elle sait que l'homme qu'elle va épouser est un mec bien. Depuis plus de 6 ans qu'ils sont ensemble, il la soutient, la fait rire, et il sait la supporter et gérer ses défauts, et elle fait de même. Ils sont bien. Ils s'aiment.

Mais ce soir, l'homme en face d'elle n'est pas son futur mari. C'est Eric. De 3 ans son cadet, il gravite autour de leur groupe d'amis depuis plusieurs mois maintenant. Elle ne sait pourquoi, elle ne sait comment, mais cette homme la perturbe. Et cela commence de plus en plus à se voir, à faire jaser. Son mari d'ailleurs s'impatiente, elle devait rentrer tôt du travail. Il est déjà 20h.

"Je bois un verre avec Stéf et des amis, ne m'attends pas".

Elle éteint son portable. Son coeur palpite, elle sait que ce qu'elle vient de faire est mal. Mais elle a cette irrésistible envie de jouer avec le feu. De pimenter sa soirée avec un peu d’insouciance.

Assis à une table de ce pub parisien, ils sont 5. Stéphanie est là aussi, son alibi lui permettant d'assurer qu'elle n'a pas menti.

Les échanges de regards deviennent de plus en plus appuyés, elle a chaud.

Les pintes se suivent, et les conversations sont mouvementées, Céline passe une très bonne soirée, elle n'a pas du tout envie de partir. Pourtant, il est l'heure semble-t-il. Ses amis lèvent le camp. Stéphanie lui tend son manteau qu'elle vient de retrouver sous la pile de vêtements. Seul Eric semble vouloir rester seul à sa table. Au moment ou elle s'apprête à lui dire au revoir, il la prend par la main :

- Tu pourrais rester 5 minutes, s'il te plait, j'aimerai te parler d'un truc.

Elle rougit. Elle ne comprend pas. La situation va carrément sembler déplacée dorénavant, elle hésite, elle regarde Stéphanie. Cette dernière lui susurre alors à l'oreille : "Pas de bêtises, hein", puis lui adresse un clin d’œil complice avant de s'éclipser. Son alibi vient de s'envoler.

Elle panique intérieurement, mais tente de garder la face. Elle se rassoit gentillement, avec une fausse décontraction. Elle tente une approche.

- Bah voilà, je t'écoute.

- A quoi tu joues ?, rétorque-t-il.

- De quoi ?

- S'il te plait, on est adulte tous les deux, ne joue pas la surprise avec moi. Tu sais très bien ce qu'il en est, et je n'aime pas ce genre de situation.

- Bah, je ...

Céline, balbutie. Elle ne s'attendait pas à cette attaque en règle. Elle se rend compte que le jeu auquel elle voulait jouer, ne fait plus rire personne. Elle joue carte sur table.

- Je ... Je suis troublé, effectivement.

- Et ?

- Et quoi, c'est tout voilà.

- Non, Céline. Ce n'est pas tout. Je suis fatigué de ce genre de jeux. J'ai bientôt 30 ans, j'ai envie de me poser moi aussi, de trouver une fille bien. Je n'ai pas le courage de flirter pendant des mois avec une fille qui perturbent mes jours et mes nuits, alors qu'elle va se marier dans moins de 6 mois. Donc j'aimerai que tu arrêtes s'il te plait. J'apprécie d'être parmi vous tous, et je ne veux pas m'éloigner à cause de cela.

Céline encaisse. Ses sentiments se bousculent dans son esprit. Un mélange de satisfaction de plaire à un garçon qu'elle admire et de peur que ces petits regards appuyés arrivent à prendre de telles proportions. Touchée, elle se dévoile :

- Peut-être. Effectivement, c'est sans doute égoïste, et dangereux, mais je crois que j'en ai tellement besoin. J'ai besoin de plaire, j'ai besoin de TE plaire. J'ai besoin de séduire, de me prouver que je suis encore vivante, jeune et attirante. J'ai besoin de savoir que si je ne me marierai pas dans 6 mois, je pourrais refaire ma vie. J'ai besoin d'avoir la certitude de ne pas faire un acte désespérée. J'ai besoin de savoir que je me marie parce que j'ai trouvé le bon, et pas parce que j'ai 33 ans et que ça commence à faire. J'ai besoin de me conforter dans l'idée que je ne me soumet à aucune pression sociale, et que je ne cède pas aux appels désespérés de ma mère qui me demande quand je me marie enfin ! Et puis, c'est aussi de ta faute. Tu es une paire de Gucci, lance-t-elle, fière de son effet à venir.

- Une paire de Gucci ?

- Oui, tu es comme une paire de Gucci dans la vitrine. Elles sont belles, tu pourrais te les offrir mais au prix d'un sacrifice trop grand. Alors tu passes tous les jours devant la vitrine pour en profiter autant que tu peux avant qu'une autre vienne les acheter.

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Mardi 22 Septembre

categories Lasse de t'effleurer [00h34] Lasse de t'effleurer

/images/mp3.pngArticle 227-27 du Code pénal :
Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de quinze ans et non émancipé par le mariage sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.


Il avait beau le savoir, lu en toutes lettres, ça lui glace le sang. A bientôt 26 ans, Guillaume enseigne au lycée Toulouse-Lautrec. La rentrée n'a pourtant eu lieu que depuis trois semaines et il est complétement perdu.

En fin d'année dernière, il l'avait bien croisée dans les couloirs, cette jolie brune aux yeux verts; mais comme toutes ces jeunes filles fières de leur corps de femme tout neuf, elles n'en restaient pas moins que des enfants à ses yeux.

Cette année, fort de son séjour estival au Québec, il avait décidé d'ajouter une dose de cohésion forte au sein de ses cours. Persuadé que la philosophie ne peut se comprendre uniquement dans les livres ou dans une salle de classe, il organisait des rencontres philosophiques au café du lycée, à deux pas.

La première semaine avait été mitigée. Les élèves étaient mal à l'aise de boire des pintes avec un prof du lycée. Puis les rencontres s'étaient détendues, un noyau dur commençait à se former et à l'écouter avec beaucoup plus d'attention qu'en cours. Il encourageait également les élèves à s'exprimer avec conviction, à interagir entre eux et à le tutoyer. Certains habitués du bar, qui avaient pourtant largement dépassé l'âge d'être au lycée, participaient également aux conversations avec engouement.

Puis, doucement, en filigrane, il commença à en apprendre davantage sur ces élèves, sur leur vie privée, sur leur personnalité, sur leurs échanges. Il apprit au détour de quelques conversations les rapports tendus entre Dorothée et Mickaël qui entretenaient une relation l'année dernière, il su que Damien ne voulait pas rentrer chez lui parce que sa mère allait de toute manière rentrer plus tard que lui, il vit que Tristan sortait systématiquement du bar en titubant. Puis il y avait Géraldine.

Elle ne se tenait jamais bien loin de lui, toujours à porté de regard. Sa voix était douce, mais avec un timbre plein d'assurance. Elle intervenait souvent à bonne escient et lui parlait droit dans les yeux. C'est d'ailleurs ce regard qui avait commencé à devenir pesant, ces grands yeux verts l'envahissaient de plus en plus et il en était de plus en plus mal à l'aise.

Puis il se mit à la regarder. Il se surpris à l'épier lorsqu'elle allait commander au bar, à lui sourire pour un rien, et tout simplement à la voir comme une femme attirante. Ensuite, il eut du mal à trouver le sommeil : toutes ses pensées se concluaient sur son visage, sur ses formes ou sur son parfum.

Durant les jours qui suivirent, il feinta l'ignorance et tenta de sauver les apparences, mais rien ne se passa comme prévu. En réalité, plus il essayait d'agir normalement, plus elle l'attirait et plus il perdait ses moyens. Au fond de lui, une force insurmontable souhaitait qu'elle sache l'effet qu'elle avait sur lui : Des mains qui s'effleurent, des sourires gênés, des regards appuyés, et autant de signes qui s'accumulèrent, sans jamais dépasser la ligne jaune. Jusqu'à hier soir.

La fin d'après-midi avait débuté comme prévu. Il avait rejoint une poignée d'élèves au bar et il avait prévu d'aborder aujourd'hui un des sujets du bac de l'année dernière : "Est-il absurde de désirer l'impossible ?". Elle était là. Il s'assit à coté d'elle et présenta le sujet. Au bout d'une heure, elle s'approcha de lui, et lui glissa à l'oreille : "Est-il absurde de désirer son enseignant ?".

Il sourit. Il ne trouva aucune répartie à rétorquer. Alors qu'il aurait habituellement balayé d'un revers de main cette avance déplacée, il était paralysé. Il savait qu'elle avait compris son malaise à son petit sourire de fierté qu'elle abordait. Cette messe basse n'avait pas échappé aux autres élèves, tout comme le petit jeu de ces dernières semaines qui alimentait les rumeurs. Quelques railleries fusèrent. Il sut les faire taire avec brio et lança efficacement un nouveau débat.

Puis vint la fin de soirée. Il avait un peu forcé sur les dernières pintes, et le bar commençait à se vider. Géraldine était toujours là avec quelques élèves, comme si elle attendait que quelque chose se passe. Pris d'un éclair de lucidité, il sût qu'il fallait mettre les choses au clair, il prépara son discours manichéen dans sa tête et lui proposa de la raccompagner. Cela alimenterait encore un peu plus les rumeurs, mais "c'est un mal pour un bien", se dit-il.

En chemin, il se jeta à l'eau :

- Tu sais que ça ne va nous mener nul part ce petit jeu ?

- Je sais, mais c'est plus fort que moi. Je n'en peux plus, je n'imagine pas continuer ainsi.

- Mais tu es mineure, je peux perdre ma place et bien plus encore !

- Oui, mais je te plais non ?

Elle observait avec attention sa réaction. Il s'arrêta net comme pour donner de la solennité à l'instant. L'éclairage urbain donnait un reflet extraordinaire à son visage. Elle était belle. Avant qu'il ne puisse comprendre comment, son discours s'envola dans les méandres de son esprit, et ses lèvres étaient posées sur les siennes. Son parfum l'envouta, il glissa ses mains sur ses hanches et profita de ces quelques secondes comme d'un moment rare qu'il devait mémoriser sans s'attarder.

- Il vaut mieux en rester là.

- Non attends ... tu écoutera ça, la première, lui dit-elle en lui glissant son lecteur MP3 dans la poche.

Il s'éloigna, puis l'observa rentrer chez elle.

Il n'a pas trouvé le sommeil cette nuit. Depuis plusieurs heures maintenant il repasse en boucle cette chanson, sans trouver de solution mais avec une irrésistible envie de goûter à l'interdit.



Et maintenant ?

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Samedi 27 Décembre

categories Un instant anodin [23h14] Un instant anodin

/images/cacahuetes.jpgElle l'observait, adossé contre le mur, à quelques mètres d'elle, en train d'avaler machinalement quelques cacahuètes pour accompagner la bière bon marché qu'il tenait dans l'autre main.

- Noémie ? T'en penses quoi ?

Merde, elle s'était pourtant juré de feinter l'intérêt envers son chef de service.

- Heu ... Non, mais sur le principe je suis d'accord, tenta-t-elle par réflexe en essayant de faire le lien avec la dernière phrase qu'elle avait écoutée.

- Tu vois, on est tous d'accord : Hugues a fait une connerie en acceptant la fusion des équipes. On va dans le mur pour boucler notre budget.

Elle avait acquiescé, son abruti de chef pouvait continuer son monologue en pensant captiver l'assistance. Franchement, hormis le petit nouveau qui buvait ses paroles comme dans un rite initiatique, elle ne voyait pas qui, parmi les 4 personnes autour d'eux, pouvait encore trouver de l'intérêt dans son raisonnement. C'est tout de même dingue qu'il ne leur foute même pas la paix durant les rares moments de détente entre collègues qu'offrent ces pots de fin de journée. Alors ok, le pot d'arrivée de Stéphanie, la dernière du service comptabilité, est un peu léger : Bières 1er prix, cacahuètes, et quelques jus de fruit; mais qu'il saisisse au moins le prétexte pour leur parler d'autres choses que de ces conneries de budget qui n'intéressent que lui.

Noémie s'éloigna pour se rapprocher du vrai objectif de la soirée : Jean-Marc. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ce type travaillait dans la même boite qu'elle depuis plus d'un an, elle ne l'avait pourtant remarqué que depuis la semaine dernière : Ils avaient pris l'ascenseur ensemble, échangés 2 mots, mais elle avait senti un malaise qui l'avait poursuivi depuis. Il n'y avait absolument rien de rationnel là dedans, il était l'antithèse de son type d'homme, il était plus âgé qu'elle (enfin elle en avait l'impression), et surtout elle s'était promis de s'éloigner de ses collègues selon le bon vieil adage : Amour et travail ne font pas bon ménage.

Et pourtant, elle était attirée par lui d'une manière complètement incontrôlée. Elle ne savait rien de lui, pire encore, elle avait une quasi-certitude qu'un homme comme lui ne pouvait pas vivre seul. Mais peu importe, elle ne pouvait se résoudre à l'ignorer et à ne pas saisir l'opportunité rare qu'offrait ce bizutage d'arrivée dans le monde professionnel de Stéphanie. Elle s'était même surprise à rechercher la page Facebook de Jean-Marc, mais sans succès, elle allait donc devoir improviser pour amorcer son approche.

Bingo, ce cher Xavier, son co-bureau, est maintenant tout proche de lui, elle a donc une raison presque valable pour se rapprocher de ce petit groupe agglutiné autour du bol de cacahuètes. Elle y est. Elle sourit. Elle se sent ridicule. Elle pense que tout le monde sait pourquoi elle est là. Ca y est, il l'a vu. Aucune réaction. Elle est dingue. Elle se sent possédée par une volonté qui n'est pas la sienne, elle a une boule dans le ventre.

Plus elle reste là, plus elle se sent ridicule. Elle n'arrive plus à stopper le cheminement de ses pensées. Xavier s'éloigne, elle reste, alors qu'elle ne connait dorénavant plus personne autour d'elle. Putain, et voilà maintenant qu'elle se retrouve tout proche de lui, elle arrive même à sentir son odeur. Son odeur bordel. Son parfum l'envoute de plus bel, il sent super bon. Ce n'est pas possible, il faut qu'elle tente quelque chose. Elle tente de se concentrer pour écouter les conversations. Le sujet tourne autour de la crise financière, pas terrible, mais elle peut s'en sortir. Elle prépare une phrase super constructive, qui va dans le sens de la dernière intervention de Jean-Marc. Elle se lance :

- Non, mais moi je pense que ...

- Bon, moi j'y vais, ma femme m’attend. Bonne soirée.

- Bonne soirée ...

Jean-Marc venait de lui glacer le sang, elle feinta le sourire le plus faux qu'elle pouvait réaliser, finit sa phrase, puis rentra chez elle. Elle se rassura en pensant que personne ne saura jamais comment cet instant d'une banalité affligeante pouvait avoir eu une telle intensité pour elle.

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Mardi 19 Septembre

categories Le syndrôme de l'amphithéâtre. [21h24] Le syndrôme de l'amphithéâtre.

/images/orangina.pngElle lui fait un sourire, puis s'éloigne en direction des toilettes. Il la regarde marcher en compagnie de sa soi-disant meilleure amie, qui n'a pas dit un mot de toute la soirée. Son regard se pose sur les mouvements de ses fesses et de ses cuisses rebondies qui semblent bien à l'étroit dans ce jeans serré.

Ce court moment de solitude lui permet de prendre un peu de recul sur la soirée. Il regarde ses collègues de promo se dandiner sur la piste de dance à quelques mètres de lui. La bouteille de whisky qui lui a permis de rentrer dans la boite lui fait de l'œil. Il se ressert un verre en pensant qu'il a été bien con de flamber son fric pour impressionner les nanas qui le suivaient à l'entrée.

Manu se laisse aller sur la banquette que l'alcool rend confortable malgré les nombreuses traces de brûlure de cigarette qui la souillent. Il se met alors à repenser aux mois précédents, et notamment à la rentrée universitaire. Ce premier jour dans son école d'informatique, il avait fait l'inventaire des filles de la promo en balayant tous les rangs de l'amphi. "C'est pathétique cette année." avait-il soufflé à son voisin de banc. Entre les cheveux gras, les crises d'acné tardives, les cellulites disproportionnées et les lunettes triple-foyer, Manu se croyait à un casting pour le dernier spectacle des Deschiens.

Puis, au fil des semaines et des mois, ces visages disgracieux devenaient familiers, les formes s'affinaient psychologiquement, et la complicité naissait. Ainsi il fit de moins en moins la fine bouche, et commençait à sélectionner quelques proies potentielles, pourtant ignorées jusqu'alors. L'autre facteur déterminant se déclencha lorsqu'il s'aperçut qu'il ne semblait pas le seul à avoir ainsi élargit son seuil de tolérance, et il se surprit à la concurrence avec un bon paquet de la promo pour savoir qui allait s'asseoir à coté d'Elizabeth Legrand, pourtant sculptée dans une bouteille d'Orangina.

Quelque part, il avait gagné, car c'est bien elle qu'il venait d'embrasser avant qu'elle ne parte aux toilettes, mais d'un autre coté, il ne pouvait s'empêcher de comparer Elizabeth avec les autres inconnues de la soirée, et sa victoire devenait alors moins flagrante.

Manu haussa les épaules et essaya de se concentrer sur la suite de la soirée et sur l'endroit où il avait bien pu ranger ses préservatifs dans sa petite chambre universitaire où il comptait emmener Elizabeth.

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Dimanche 02 Avril

categories Coton rond. [22h48] Coton rond.

/images/mascara.pngLa plupart des femmes autour de moi ont le plus souvent usé de divers atouts dans leur jeu de séduction, du plus simple au moins économique. Quels que soient ces artifices, de la plus petite nuée de parfum bon marché au plus cher des mascaras volumisateurs, ils sont éphémères, car presque toujours, le même manége, ce morceau de coton qui vient mettre fin à ces amplificateurs d'atouts physiques.

Elle observe alors son reflet soigneusement se transformer en clown triste, le mascara étalé l'espace d'un instant sur les joues où la couche de fond de teint laisse réapparaitre les impuretés d'une peau qui a vécu les guerres de l'acnée juvenile et de la varicelle infantile.

J'ai toujours trouvé ce moment triste et amer, comme un révélateur de fin de soirée manquée puisque en cas de rencontre fortuite, la pause démaquillage est bien souvent oubliée : "Tant pis pour ses oreillers, il n'avait pas qu'à m'inviter boire un verre."

Et pourtant, de tous ces artifices, il y en est un qui me fait plus d'effets que tous les autres, un qui me rassure, me renvoyant aux baisers de bonne nuit de ma mère dans ma plus tendre enfance, ou des premières nuits à attendre fébrilement dans un lit vide qu'une demoiselle morte de trouille ressorte gênée en nuisette de la salle de bain. C'est l'odeur du lait démaquillant.

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Vendredi 28 Octobre

categories Fainéantise sentimentale. [13h58] Fainéantise sentimentale.

/images/sensualite.pngIl ne sait pas vraiment pourquoi il a répondu à son invitation. Il sait bien au fond de lui qu'il n'y a rien d'anodin dans cette visite, ils sont tous les deux célibataires, l'ambiguïté est certaine. Une partie de lui sait ce qu'il va se passer, l'autre en a peur et lui retourne le bide.

Il sent qu'il vieilli. Il a de plus en plus de mal à détacher le sexe des sentiments. 'Un comble pour un mec' dit la société, mais c'est un fait. Fini les parties de jambes en l'air sans lendemain, les nuits 'sans engagement' il n'y croit plus. Pour lui ce sont des leurres, puisque la boule dans le ventre est bien réelle dans la gestion de 'l'après', voir même, comme bien trop souvent, quand il ne s'agit pas de jalousie ou de possessivité.

Plus rien n'est neutre, l'adolescence est terminée, ses partenaires ont leur vie, leurs expériences, un contexte a prendre en compte et sur lequel il a un impact. Il ne peut plus se permettre de repartir comme il est venu, il n'a plus envie de jouer, il veut échanger. Plus rien n'est anodin.

Il arrive chez elle. La soirée se passe bien, et la complicité s'installe peu à peu. Il s'avance petit à petit au pied du mur comme si c'était écrit, comme il le savait depuis le début, pas de surprise. Elle est belle, elle sent bon, mais il ne peut pas. Pas ce soir. "Je ne suis pas prêt" lui susurre-t-il à l'oreille. Elle a ce sourire de la déception fataliste. Elle se blottit contre lui. "C'est pas grave".

Il est bien, et c'est bien là tout le problème. Il est tellement bien avec elle qu'il n'a pas besoin de lui faire l'amour pour l'être d'avantage. Une nuit contre elle est beaucoup plus cher à ses yeux qu'une nuit d'amour.

Il espère qu'elle le comprend.

[Ce post est inspiré des superbes planches de Laurel.]

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Vendredi 14 Octobre

categories Approche, je ne m'enfuirai pas. [11h16] Approche, je ne m'enfuirai pas.

/images/flirt.pngComme prévu, il est un peu en retard. Juste quelques minutes, parce qu'il ne voulait pas qu'elle attende trop longtemps, mais il ne voulait pas non plus montrer qu'il n'avait rien d'autre à faire de sa journée.

Il la reconnaît tout de suite. Elle a changé, elle s'est coupée les cheveux, mais elle est toujours aussi belle. Il s'approche, elle lui sourit. Il guette tous les signes qui pourraient trahir ses impressions: il la trouve sincère, elle n'a pas l'air de cacher une quelconque déception.

Elle se lève, le sourire toujours imprimé sur son visage, elle se penche vers lui, tend sa joue, tout en approchant la main vers son épaule. Bises. Premier contact. Elle sent bon. Sa main traîne un peu sur son épaule et glisse le long de son bras. Détail qui ne trompe pas. Il frissonne.

Il s'assoit, s'excuse par politesse et lui demande comment elle trouve le restaurant. Il a choisit, elle ne connaissait pas, elle aime bien. Il sourit.

S'en suivent diverses conversations anodines entrecoupées par les interventions du serveur. Il fait tout pour aiguiller les discussions vers le seul sujet qui l'intéresse : Est-elle célibataire ? Il essaye de trouver des indices dans son discours, mais il ne trouve rien de bien concluant, juste quelques signes par-ci par-là. Il se jette à l'eau. Elle est toute seule, "pour le moment" précise t-elle. Il lui confirme tout autant son célibat non-désespéré. Il se trouve bête, quelle idée d'avoir posé cette question, pourquoi serait-elle là ce soir s'il en avait été autrement ?

Les bases sont claires dorénavant, le coin du voile tombe, ils se mettent à parler d'eux, d'avant. Ils partagent leurs souvenirs, elle se souvient de choses qu'il avait oubliées, il sourit, les souvenirs se font alors plus précis, plus intimes. Malaise.

L'alcool aidant, il commence à sentir une légère excitation. Son parfum, son sourire, son charme, ces souvenirs partagés, il a envie d'elle. Il approche nonchalamment sa main de la sienne. Contact. Accélération cardiaque. Elle continue de parler. Il caresse alors imperceptiblement le dos de sa main. Poussée d'adrénaline. Elle lui sourit. Elle prend sa main dans la sienne. Addition.

Ils sont dans la rue, il parle, elle le regarde avec envie. Milieu de phrase, elle le plaque contre la vitrine et l'embrasse. Elle se recule, elle sourit. "Tu viens boire un verre à la maison ?", dit-il avec une fausse naïveté.

A peine arrivés, ils ne prennent pas le temps de boire un verre, ils sont déjà nus dans son lit. C'est bien le problème avec les exs, on connaît l'autre par coeur, on connaît ses réactions, les automatismes reviennent très vite, on ne se pose pas de question. A la différence d'une histoire neuve, pas de paliers, pas de découverte de l'autre, les étapes s'enchaînent avec une régularité qui le surprend lui même.

C'était bon, elle est toujours aussi belle et toujours aussi douée. Il s'allonge, elle se blottit contre son épaule. Malaise. Et maintenant ?

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Samedi 08 Octobre

categories Murder on the dance floor. [12h58] Murder on the dance floor.

/images/shoes.pngFrançois est le 5ème de la bande. Même s'il est sans doute le plus distant. Toujours par monts et par vaux, toujours à squatter dans la dernière boite branchée du moment. Il est une tête connue des nuits parisiennes. Depuis le temps, il ne peut aller nul part sans croiser un visage familier, une amitié d'alcoolique, ou une ex.

Enfin quand il dit ex, il pense à une nana avec qui il a partagé la nuit. De petits moments éphémères, parfois amenés à se reproduire mais pas trop longtemps, ni trop souvent. Il n'aime pas quand elles s'attachent, ça devient malsain.

Depuis toutes ces années, il a affiné son jeu de séduction. Il en connaît très bien les mécanismes. Il sait qu'au travers du regard de l'autre on se juge soi-même, on apprend à se rassurer et à savoir de quoi on est capable. Au début, il s'intéressait à ces nanas discrètes et jolies. Souvent inexpérimentées, il les couvait et les protégeait d'avantage qu'un réel échange. Ennuyeux. Alors il est passé à autre chose.

Progressivement, il a cherché d'avantage de compétition. Des jeunes femmes mignonnes avec un caractère bien trempé. Un réel challenge, une vraie compétition, il devait s'y prendre à plusieurs fois pour percer leur carapace. Mais une fois qu'elles s'abandonnaient afin à lui, il retrouvait ses mêmes petits êtres qui avait tant besoin de lui, tant besoin d'être rassurés.

Alors il a passé le cap. Il s'est rapproché de ces stars de la nuit, ces icônes des podiums. Ces filles dont il n'aurait jamais pensé s'approcher plusieurs années auparavant tant elles l'impressionnaient. Mais maintenant, il a pris de l'assurance, il connait le jeu du regard et du corps de la piste de danse. Ce jeu muet et sensuel, si facile comparé aux éternelles sorties restau et ciné des autres approches. Quand il arrive à concrétiser ses nuits avec l'une de ces divas modernes, il est toujours surpris de voir, qu'au contraire des autres, elles ne profitent pas de ces moments privilégiés pour baisser la garde, pour s'abandonner à lui, non, elles continuent leur show, elles se sont convaincues que leur propre plaisir passait au travers de celui de l'autre.

Ce genre de relations lui allait à ravir. Ne pas se poser de questions, des nuits torrides, un ego flatté, sans lendemain. Plus de questions existentielles et de coups de fil en pleine nuit d'une ex larmoyante. Il se sentait bien.

Et puis, un matin, sans prévenir, il eu cette petite boule dans le ventre. Elle lui avait dit qu'elle s'appelait 'Zara', même si ça sonnait un peu trop stéréotypé pour être honnête. Il ne sut trop pourquoi, alors qu'il était à moitié assis dans son lit, avec comme seul vêtement le drap stratégiquement disposé sur lui, quand il l'a vu se rhabiller, mettre sa veste, lui adresser un baiser sur le front et franchir la porte, il reçut une rafale d'images de tous ces petits moments qu'il avait passé avec elle la veille. Elle était belle. Non, cette fois il le savait, il ne voulait pas en rester là.

Il la rattrapa in extremis devant la porte de l'ascenseur. Essayant de bloquer avec son coude le drap, qui sauvait sa dignité vis à vis de sa voisine en train de l'observer au judas, il réussi à noter le numéro de téléphone de la miss.

Il pu la revoir, plusieurs semaines de suite, il construisit avec elle une complicité faite de petites choses partagées. Il se raccrochait inconsciemment à chaque petit détail pour créer un petit cocon. Elle le faisait rire. Pour la première fois de sa vie, il avait envie de la rassurer, mais elle ne semblait pas en avoir besoin. Il était bien, leur jeu de séduction augmentait de façon linéaire, au fur et à mesure qu'ils apprenaient à se connaître.

Puis un jour, sans crier garde, alors qu'il s'était encore accroché la veille à plusieurs détails qui ne trompaient pas sur les sentiments partagés de la demoiselle, elle ne lui rendit plus rien. Elle devint monosyllabique, et la petite bulle de leur cocon commença à se dégonfler. Il eu beau essayer de souffler, elle était passé à autre chose, et une demie-bulle, ça tient pas longtemps.

Alors il n'eut plus goût à rien, lui, François le fort, le beau-gosse, l'homme de la nuit, compris qu'une période était finie. Il pensait traîner encore les mêmes boites en lunettes de soleil, à 40 ans et rouler en décapotable. Il n'en sera rien. Il avait maintenant envie d'un petit bout de femme à rassurer et à aimer, sans piste de danse.

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Jeudi 29 Septembre

categories La drogue de l'autre. [14h56] La drogue de l'autre.

/images/envie.pngDans chaque début de commencement d'un début de pseudo relation, quelle soit fantasmée ou réelle, il y a cette petite boule dans le ventre. En fait pas exactement dans le ventre, légèrement plus haut presque au niveau du coeur, mais bien centrée.

Cette petite boule qui fait perdre la tête, qui fait mal, qui rend jaloux, qui rend heureux, qui fait pleurer et qui fait parfois aimer. Cette même petite boule qu'on a tant de mal à gérer quand elle arrive pour la première fois, celle qui fait apparaître des visages de l'autre un peu partout, celle qu'on prend souvent à tort pour de l'amour, celle qui peut rendre fou et qui peut mener à des actes irraisonnés.

Elle n'est bien souvent que le principal symptôme d'un sentiment de manque, d'une attirance physique, d'une complicité perdue ou voulue, mais elle est intrinsèquement liée au syndrome de la nouveauté ou du renouveau. Et de ce fait, je la considère comme une drogue dure avec les mêmes mécanismes : On a beau savoir que ça ne sert à rien et qu'on en tirera rien de nouveau, on court après le premier trip sans jamais pouvoir l'atteindre.

Qui n'a jamais eu la nostalgie de ses premières tentatives amoureuses ? Celles qui vous font rentrer chez vous en vous répétant inlassablement que nous n'êtes qu'une merde ne n'avoir pas eu le courage de lui faire votre déclaration. C'était des moments durs et cruels à vivre au présent, qui perturbaient les nuits et les jours. Mais malgré tout, la nostalgie existe belle et bien.

Et le pire, c'est que plus l'autre vous résiste, plus ce sentiment prend possession de vous, de vos actes et de vos principes.

Serions-nous maso ?

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Vendredi 23 Avril

categories Un peu trop d'imagination surgie du passé. [11h44] Un peu trop d'imagination surgie du passé.

/images/neon.gifBientôt plus d'une heure que l'on discute. Ses grands yeux noirs m'envoûtent. Elle me raconte sa vie, ses histoires de coeur, ses angoisses. Elle a besoin de parler, et un inconnu comme moi semble parfait pour ce genre de thérapie.
Sa cinquième bouteille de Smirnoff Ice semble faire de l'effet, elle commence à rire et son regard se perd dans les brumes d'alcool.

Machinalement et pour me donner une consistance, je joue avec un paquet de Camel posé sur la table. Elle pose sa main près de la mienne et me frôle imperceptiblement, mais suffisamment pour déclencher un frisson tout le long de mon bras et pour tripler ma pulsation cardiaque.
Elle n'a pas encore parlé d'un éventuel copain qui partageait sa vie, elle n'a pas non plus explicité un quelconque célibat. Un signe qui ne trompe pas, la psychologie typique de la fille ne voulant décourager personne : soit elle a quelqu'un et elle a envie de laisser l'espoir, par curiosité ou par envie; soit elle n'a personne mais ne veut pas passer pour une désespérée. Dans tous les cas, elle ne semble pas avoir envie d'en rester là.

Tout en continuant de parler, son index caresse maintenant discrètement ma main, et un très léger sourire apparait sur son visage. Je sent alors sa jambe se rapprocher doucement de la mienne, elle entreprend alors un distrait mouvement de haut en bas. Au travers du frottement avec mon jean, je devine son collant et me rappelle alors la jupe mi-longue qu'elle portait en arrivant.

Personne autour de nous semble voir se qu'il se passe. Je décide donc de prendre les choses en main et je m'approche de son oreille, utilisant ma main pour en écarter le rideau de cheveux qui la protégeait. Mon mouvement se prolonge sur sa nuque et son parfum exalte alors, déclenchant une rafale d'images qui me bombarde l'esprit : Je nous vois en train de nous embrasser au pied d'un lampadaire, je la vois en train de courir en talons dans une rue déserte et pavée, ses clés et son sac dans une main, moi de l'autre. Je nous vois debout, l'un contre l'autre, elle adossée contre sa porte d'entrée, et moi, ma main sur sa cuisse remontée. Je nous vois allongés sur son lit, en train de retirer frénétiquement nos vêtements, je la vois dégrafer son soutien gorge laissant apparaîtrait deux seins légèrement excentrés et discrets, mais magnifiques. Je me vois perdu dans son entre-jambe croisant son regard remplit de plaisir. Je nous vois en train de faire l'amour, éclairés uniquement par une lumière bleue et tamisée, diffusée par le néon de l'hôtel bon marché du trottoir d'en face. ..

Juste avant de commencer à parler, je m'aperçois que la fille de ces images stéréotypées n'est pas la fille assise en face de moi. Non. Cette dernière me dégoûte, l'autre m'envoûte. Le visage que je carresse, les lèvres que j'embrasse et la peau que je goûte ne peuvent appartenir qu'à une seule personne, et il est trop tard pour la rejoindre.

- "Désolé, je dois y aller".

Je sens sa moue vexée derrière mon dos. Plus de métro je rentre à pied.

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Samedi 28 Février

categories Os court, os court ! Il manque ... [14h36] Os court, os court ! Il manque ...

/images/desir.jpgLes pupilles sont dilatées, les mains fébriles, les nuits agitées. La frustration du célibat se fait sentir parmis les Erasmus.

Alors que beaucoup de couples se forment et se déforment dans cet immense melting-pot que créent les nombreuses soirées, certains restent en marge. Volontairement ou invonlontairement.

L'envie de s'abandonner, de se livrer, d'avoir quelqu'un sur qui se reposer devient pressante. Ainsi, les prises de courage tardives des derniers mois, à l'arrivée de l'échéance du départ, devraient voir arriver leurs lots de couples tant attendus.

De là à faire le parallèle avec l'isolement des militaires, il n'y a qu'un pas. Mais heureusement, le sentiment de frustration sexuelle n'est pas aussi violent ici.

Quoique...

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Jeudi 23 Octobre

categories Orgueil mal placé [20h14] Orgueil mal placé

/images/contrast.jpgLe pouvoir de valorisation de la séduction est immense. Nombreux sont les gens ici qui perdent leurs moyens et leurs convictions au détour d'un sourire, d'un compliment ou du fait d'un quelconque intérêt porté à leur égard.

Mais que ce jeu de la séduction est dangereux, car tout le monde a besoin d'un but en ce bas monde. Tout le monde est à la recherche d'une motivation pour rythmer ses soirées et ses journées.

Or derrière ce qu'on pourrait appeller séduction, jeu ou charme se cache en réalité d'autres sentiments beaucoup plus lourds de conséquences tels que l'orgueil, l'envie ou la jalousie.

Le mot 'jeu' est donc définitivement mal choisi, et c'est bien dommage, il serait pourtant si bénefique à certains de se laisser tenter l'espace d'une soirée, ou plus...

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