Post-Eire - moment de vie
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7 posts pour la cat�gorie 'moment de vie'

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Jeudi 30 Août

categories Même sans odeur [20h28] Même sans odeur

/images/oreiller.pngJe pense avoir de vagues notions en électromagnétisme et en physique en générale. Cette science me permet d'obtenir une explication plus ou moins rationnelle à la majorité des évènements constatés au quotidien.

Un mystère persiste cependant, j'ai beau essayer de l'empêcher lorsque j'en ai l'occasion, d'en modifier tout du moins un peu le comportement, rien n'y fait :

"La place de l'autre dans le lit, le matin au réveil, émet une attirance irrésistible une fois vide, contre laquelle il est impossible de résister lorsqu'on est plongé dans un demi sommeil."

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Vendredi 28 Octobre

categories Transferts. [00h36] Transferts.

/images/duck.pngEn fin de compte pourquoi penser à soi ? Puisque je peux me nourrir du sourire des autres, m'enrichir de conversations autour d'un verre, d'être heureux par procuration ?

Novembre arrive, et je n'ai toujours pas l'impression que l'été se soit terminé. Je traverse la ville en vélo, je n'ai pas besoin de musique, la danse des gens pressés autour de moi me suffit. Je les regarde, m'amuse à imaginer où ils vont, ce qu'ils font, d'où ils viennent.

Elle, fin de collège, début de lycée, elle fait des coeurs roses sur son agenda en attendant le bus. Je m'arrête au feu, le type à coté de moi fume fenêtres ouvertes dans sa punto bleue, il fredonne le dernier album de Bénabar amplifié par son autoradio bon marché. Feu vert, un cycliste me double, regard complice, une bouteille d'huile de massage dépasse de son porte bagage.

Appart'. Je programme les 10 albums de St Germain en ordre aléatoire pendant que la mousse de mon bain prend du volume. Je m'y glisse. Le téléphone à portée de main sonne, conversation reposante, anecdotes enrichissantes. Mes doigts se frippent, la température de l'eau devient tiède, séchage.

Je flâne d'une piéce à l'autre. Vadrouilles au hasard du net.

Je suis bien. Demain soir, quatre jours de congés pour partager cette béatitude avec d'autres. Reste juste à savoir qui...

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Lundi 26 Septembre

categories Acte manqué. [16h36] Acte manqué.

/images/chute.pngCe qui est rageant avec les petits échecs ou honte de la vie quotidienne c'est l'instantané que les témoins de votre loose retiendront de vous, puisque les occasions de vous rattraper ou de vous en sortir plus ou moins la tête haute se font le plus généralement très rares. C'est logique, presque trop humain, nous généralisons. Nous avons une facilité déconcertante à mettre les gens dans des petites cases, et ainsi s'attacher à la moindre de leurs faiblesses.

Si ajouté à tout cela, il se trouve que cet alèas est imprévisible, unique voir très loin de vos convictions propres, ou pire encore qu'il vous est déjà arrivé de vous moquer d'autrui en pareilles circontances, on obtient un clin d'oeil de la fatalité cruel mais peut-être mérité.

Alors vous acceptez cette fatalité avec humour, vous souriez, haussez les épaules, et vous vous moquez de vous-même, un peu.

Non, en fait le plus rageant dans ces petites looses de la vie quotienne c'est lorsqu'elles entraînent avec vous d'autres personnes qui s'en seraient bien passées. Et là vous ne pouvez que sourire bêtement en tentant tant bien que mal de vous rattraper aux branches qui craquent malheureusement sous votre poids.

Note pour plus tard : Penser au régime.

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Mercredi 04 Mai

categories Josette aime la mimolette. [14h18] Josette aime la mimolette.

/images/cheese.jpgParmi les petits actes anodins de ma vie du moment, il y a la scène du fromage à la coupe. C'est très simple. Vous prenez tout d'abord un "moi" assez déprimé après sa journée de boulot où il a été obligé de bosser environ 0,6 fois comme un Polonais en touchant environ 2,73 fois sa paye. Ensuite vous me mettez dans un supermarché en train d'attendre mon tour, comme tous les Mardis soir, au rayon Fromagerie & Charcuterie, avec, à la main, le petit ticket rose couleur PQ comportant 3 chiffres, alors que seuls 2 sont affichés sur ce tableau austère, caché derrière le poteau, criblé de leds rouges, me rappelant mes cours d'électronique de 4ème. J'ai le numéro 332.

- "Numéro 27", hurle la fromagére d'une voix à mi chemin entre Cruella et Gargamel.

Je sais que personne n'a ce numéro ni les suivants, la grosse au numéro 26, et qui vient d'acheter 12 kilos de godiveaux, avait arraché 4 numéros d'un coup en prenant son ticket tout à l'heure. Connasse.

- "Numéro 28 (3 secondes d'attente) Numéro 29 (3 secondes d'attente) Numéro 30 (3 secondes d'attente)"

Dommage pour la petite vieille au numero 31 qui vient d'aller chercher ses pommes, pensant à haute voix qu'elle avait largement le temps en 4 numéros.

- "Numéro 31 (3 milli-secondes d'attente) Numéro 32 (3 milli-secondes d'attente) Numéro 33."

- "Ici numéro 32 ! ", hurle-je en agitant mon morceau de PQ au dessus du comptoir.

La fromagère/charcutiére me lance alors un regard noir qui veut dire: "t'aurais pas pu réagir en moins de 3 milli-seconde, petit con", je lui renvoi alors un beau petit sourire bien hypocrite qui veut dire : "sert moi vite, ça vaut mieux pour ta gueule".

S'en suit alors le rituel HEBDOMADAIRE, je lui demande 400g de Comté (8 mois d'âge), elle sort la meule, ajuste son couteau pour trancher une belle tranche de 550g !

- "Ha j'ai eu la main un peu lourde...", en me regardant avec un sourire de gourdasse qui vient de faire une bêtise.

Et moi, grand seigneur, comme toutes les semaines :

- "C'est pas grave, laissez..."

Mais merde quoi. Toutes les semaines, je me fait enfler de 150g par une fausse-auburn frisée. Tu crois que je le vois pas ton petit jeu de "j'enfle tous les clients de 30% de leur commande initiale ?". C'est de la vente forcée ça ma grosse, parce que si t'as vraiment pas le compa dans l'oeil, explique moi comment en 15 ans de métier, à couper du fromage toute la journée, t'as jamais réussi à prendre des repères, mais surtout POURQUOI TU TE GOURRES JAMAIS DANS L'AUTRE SENS ?

La semaine prochaine, je lui fait rentrer par le nez (et c'est un avertissement) chaque gramme en trop de mon Comté (8 mois d'âge), elle fera moins la maline Josette du rayon Fromagerie/Chacuterie, c'est moi qui vous le dit.

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Lundi 14 Juin

categories Happy Froggies [16h02] Happy Froggies

/images/froggies.pngIl est 19h40, j'arrive en retard dans le pub bondé. Juste à temps pour les hymnes. Le barman tente de couvrir l'hymne anglais par un "U2 - Beautiful Day", sifflets et injures du clan des blanc et rouges.

Ils sont là, une bonne trentaine, déjà imbibés par l'alcool à se tenir sur la droite de l'écran géant installé pour l'occasion. Beaucoup d'autres anglais se trouvent ça et là dans le pub. L'ambiance n'est pas aussi bonne enfant et fair-play que lors du match de rugby France-Irlande, mais pour des anglais rien à dire, pas d'insultes, pas de sifflets lors des remplacements, pas trop de huées, pas de 'fucking froggies', tout va bien.

Le match commence aprés une marseillaise tonitruante reprise par plus d'une centaine de français présents et fredonnée par des irlandais bien convaincus à défendre la France jusqu'au bout.

38' : But anglais. Les représentants rosbifs montent sur les chaises, et s'offrent une nouvelle tournée de Budweiser.

45' : Mi-temps. Pause clope générale à l'extérieur du pub (smoking ban oblige). Les français y croient encore. Les anglais charrient un peu. Tout va bien.

72' : Penalty anglais. Le banc de droite exulte.

73' : Grondement sourd et explosion de joie de l'immense majorité du pub. Barthez a stoppé Beckham. 73 minutes de pression qui se relâche un peu, mais tout le monde se concentre à nouveau sur le match. Les français y croient plus que jamais, et les anglais chantent "who's winning ?"

80' : "Ten minutes left" hurle un anglais éméché.

89' : Des français quittent le pub, les anglais montent sur les tables et entonnent un "God save the Queen".

94' : On entend plus les anglais. Ils sont effondrés, ils ne comprennent toujours pas ce qui vient d'arriver. Je suis bombardé de sms d'irlandais qui n'étaient pas là ce soir pour me féliciter (comme si j'y étais pour quelque chose). La nuit commence, les rues sont remplies de drapeau bleu, blanc, rouge, j'ai perdu un tympan sur le penalty français...

Cette ambiance fair-play qui a régnée dans les pubs et les rues de Dublin hier soir m'avait presque fait penser que tout ce qu'on raconte sur l'aggressivité anglaise n'est qu'utopique et exagérée. Que regarder le même match dans un pub en Angleterre n'aurait pas été risqué du tout. En fait si...

Néanmoins, c'est ce genre de soirée, surtout loin de la France qui me font aimer le football.

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Jeudi 08 Avril

categories Trop cher, trop bon ! [14h55] Trop cher, trop bon !

/images/killbill.pngDix-sept heures hier soir. J'étais dans le bus qui me conduisait de mon lieu de stage à aéroport.

La circulation est assez impressionnante à cette heure çi dans Dublin, et le bus était alors bloqué comme à son habitude dans les embouteillages. J'avais beau être assez excité par l'arrivée de mon compagnon des douze prochains jours, qui se trouve être par la même occasion celui de mes dix dernières années, l'attente se faisait longue.

Elle l'était apparement aussi pour la petite troupe d'une dizaine de belges qui occupait le fond du bus. En bons touristes qu'ils étaient ils parlaient très forts, persuadés que personne ne pouvaient les comprendre.

Leur niveau d'anglais semblait assez faible, voir nul à en croire leurs conversations, mais je ne me serais jamais douté de la suite des événements.

Arrivé à un arrêt de bus, un des protagonistes de cette petite troupe essaya de comprendre les diverses publicités qu'il voyait à travers la fenêtre.

- 'Kill Bill', alors ça je sais, 'kill' ça veut dire tuer.
- Ouais, c'est un film d'ailleurs. C'est de spielberg je crois.
- Et Bill ça veut dire quoi ? C'est un prénom, non ?
- Non, 'bill' ça veut dire 'addition'
- 'Tuer l'addition', c'est bizarre comme nom de film. Y'a bien que ces cons d'americains pour faire des films pareils.

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Mardi 20 Janvier

categories L'espace d'une matinée mal commencée. [15h00] L'espace d'une matinée mal commencée.

/images/dublinbus.pngJe suis dans le bus, il est 10h. Je vais être en retard pour changer. Ca fait bien d'arriver en retard pour un entretien, tout de suite ça pose les bases du sérieux du type en face.

J'en profite pour regarder un peu ce quartier de Dublin que je ne connais pas. C'est l'avantage des bus à deux étages, ça permet de faire un peu le touriste, comme dans les bus spécialement prévus pour ce genre de chose justement, sauf qu'ici, on est pas à ciel ouvert. D'ailleurs il est sympa ce quartier, pas trop de monde, pas trop paumé, ça doit être sympa de bosser ici.

Presque une heure de trajet. Si je décroche ce stage, va falloir que je fasse chauffer la GBA et le lecteur MP3, parce que ça va sembler long tous les matins, et tous les soirs.

"Last Stop" hurle le haut parleur grésillant et nasillard du bus. Je dois y être, je prend ma respiration, et je descend.

[...]

Il est 11h10, je reprend le bus sur la même ligne. Je ne m'aperçois même pas qu'il a démarré, je suis dans mes pensées. Presque 4 mois que je cotoye cette ville. J'ai mes repères, mes connaissances, mes collocs, bref je m'y plais. Au gré de mes inspirations et des circontances, je me laisse aller, je virvolte, je vis ici une réalité que je n'aurai jamais cru vivre un jour. Ma vie étudiante est en train de vivre le plus beau point final qu'elle aurait pu avoir.

Je l'ai. J'ai ce putain de stage. Ma vie ici se prolonge donc au moins jusqu'au 15 juin. Rien ne va plus, tout va mieux.

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