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Mardi 26 Décembre

categories Approche-toi, je ne veux plus te voir. [13h05] Approche-toi, je ne veux plus te voir.

http://img406.imageshack.us/img406/2812/disputenc0.jpgElle me fusille du regard, puis ses yeux se détournent brutalement. Elle ne se doute pas que le fait de me présenter sa nuque n'est en aucun cas une marque de mépris, mais plutôt un cadeau, tant cette image est belle et sensuelle.

Elle semble très en colère, mais je la sais tiraillée. Envahie par ce sentiment bien connu d'une émulsion qui ne veut pas prendre, faite d'amour et de haine. Elle m'en veut, mais elle ne peux se résoudre à partir.

Elle aimerait pouvoir me détester sans réserve, me haïr sans conséquence, me laisser sans regret. Mais quelque chose la retient, quelque chose qu'elle ne veut pas nommer, alors qu'il s'agit pourtant d'amour, et c'est justement ce simple fait d'aimer qui l'énerve encore d'avantage. Elle s'en veut d'être aussi dépendante de ses sentiments.

Elle occulte bien évidemment que les torts viennent d'elle, du moins en grande partie. Même un regard objectif, sans mauvaise foi masculine, y trouverai au moins 50% de torts. Mais en réalité je m'en moque, je souris, et je m'approche d'elle pour la prendre dans mes bras. Elle fait mine de me repousser, alors que c'est ce qu'elle attendait sans doute plus que tout.

Je l'aime lorsqu'elle le mérite le moins, parce que c'est dans ces moments là qu'elle en a le plus besoin.

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Vendredi 08 Décembre

categories Bis [17h16] Bis

Une fois n'est pas coutume, je fais du neuf avec du vieux.

Aujourd'hui 8 décembre.

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Lundi 20 Novembre

categories Ce que mes enfants n'auront pas connu. [19h30] Ce que mes enfants n'auront pas connu.

/images/k7.gif
Ils auront du mal à réaliser que l'on puisse vivre sans téléphone portable, et que l'on devait systématiquement anticiper ses rendez-vous.

Ils ne croirons sans doute jamais que des gens payaient pour voir du porno sur Minitel.

Ils exigeront des preuves quand je leur raconterai que ma première télé n'avait pas de télécommande.

Ils observeront avec la curiosité d'une pièce de musée la disquette, la cassette audio et la VHS.

Ils se moqueront du Walkman Sony Auto Reverse que leur père amenait avec lui au Lycée.

Ils me demanderont comment on faisait avant sans Internet.

Ils essayeront de comprendre à quoi pouvait bien servir les négatifs des photos argentiques.

Ils plaisanteront longtemps sur la mode des longs manteaux noirs et des boucs du début des années 2000.

Ils seront surpris de savoir qu'avant, on pouvait fumer en toute impunité dans les bars et les restaurants.

Ils seront amusés par la taille des téléviseurs à tube cathodique.

Ils apprendrons le nom du sixième président de la cinquième république élu en 2007 dans leur livre d'histoire.

Mais tout ce dont j'espère, c'est qu'ils devront me demander ce qu'était le SIDA, la guerre et la religion.

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Dimanche 19 Novembre

categories Ambition latente. [19h10] Ambition latente.

/images/president.jpgEnfant, Sylvain voulait être Président de la République. Cela lui semblait la fonction la plus haute possible à ses yeux et aux yeux de ses parents. Lorsqu'il annonçait de telles ambitions en public du haut de ses 6 ans, il observait le petit sourire de fierté sur le visage de ses parents, ce qui le confirmait dans ses choix. Il savait qu'il était un être exceptionnel capable de grandes choses, et l'annonçait à la cour de recrée.

Adolescent, l'objectif lui semblait ambitieux, mais pas impossible. Le flou artistique qui entourait son futur, l'incertitude qui régnait lorsqu'il tentait d'imaginer son quotidien à l'issue de ses études lui permettait de conserver l'espoir de ses rêves les plus audacieux. Il pensait toujours être un être d'exception capable de très grandes choses, mais il le dissimulait au grand public et feintait plus ou moins le profil bas.

Jeune adulte, une partie de son être commençait à déchanter. Son quotidien se transformait en routine, et son avenir ne semblait que trop connu à ses yeux. Il cherchait vainement une tentative d'échapper aux rails qui le conduisait inexorablement vers une vie loin de ses rêves d'enfant, mais l'inertie de ses journées semblait être une force supérieure à ces derniers. Le doute naissait dans son esprit quant à son destin exceptionnel, mais seuls les évènements semblaient en cause. Le parcours déjà glorieux d'individus plus jeunes que lui et déjà médiatisés lui laissait une sensation désagréable de faux départ.

Adulte, il s'était fait une raison. Il comprenait que sa vie n'allait pouvoir avoir qu'un impact limité sur le monde. Il tentait alors d'élargir au maximum cet impact au travers de sa vie professionnelle et familiale. Sans doute ses enfants pourront prolonger ses grands projets, et à leur tour obtenir la gloire ratée de peu par leur père. Après tout, la naissance de ses enfants lui avait au moins appris qu'il ne servait à rien d'aller chercher ailleurs le bonheur qui était à ses pieds.

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Mardi 19 Septembre

categories Le syndrôme de l'amphithéâtre. [21h24] Le syndrôme de l'amphithéâtre.

/images/orangina.pngElle lui fait un sourire, puis s'éloigne en direction des toilettes. Il la regarde marcher en compagnie de sa soi-disant meilleure amie, qui n'a pas dit un mot de toute la soirée. Son regard se pose sur les mouvements de ses fesses et de ses cuisses rebondies qui semblent bien à l'étroit dans ce jeans serré.

Ce court moment de solitude lui permet de prendre un peu de recul sur la soirée. Il regarde ses collègues de promo se dandiner sur la piste de dance à quelques mètres de lui. La bouteille de whisky qui lui a permis de rentrer dans la boite lui fait de l'œil. Il se ressert un verre en pensant qu'il a été bien con de flamber son fric pour impressionner les nanas qui le suivaient à l'entrée.

Manu se laisse aller sur la banquette que l'alcool rend confortable malgré les nombreuses traces de brûlure de cigarette qui la souillent. Il se met alors à repenser aux mois précédents, et notamment à la rentrée universitaire. Ce premier jour dans son école d'informatique, il avait fait l'inventaire des filles de la promo en balayant tous les rangs de l'amphi. "C'est pathétique cette année." avait-il soufflé à son voisin de banc. Entre les cheveux gras, les crises d'acné tardives, les cellulites disproportionnées et les lunettes triple-foyer, Manu se croyait à un casting pour le dernier spectacle des Deschiens.

Puis, au fil des semaines et des mois, ces visages disgracieux devenaient familiers, les formes s'affinaient psychologiquement, et la complicité naissait. Ainsi il fit de moins en moins la fine bouche, et commençait à sélectionner quelques proies potentielles, pourtant ignorées jusqu'alors. L'autre facteur déterminant se déclencha lorsqu'il s'aperçut qu'il ne semblait pas le seul à avoir ainsi élargit son seuil de tolérance, et il se surprit à la concurrence avec un bon paquet de la promo pour savoir qui allait s'asseoir à coté d'Elizabeth Legrand, pourtant sculptée dans une bouteille d'Orangina.

Quelque part, il avait gagné, car c'est bien elle qu'il venait d'embrasser avant qu'elle ne parte aux toilettes, mais d'un autre coté, il ne pouvait s'empêcher de comparer Elizabeth avec les autres inconnues de la soirée, et sa victoire devenait alors moins flagrante.

Manu haussa les épaules et essaya de se concentrer sur la suite de la soirée et sur l'endroit où il avait bien pu ranger ses préservatifs dans sa petite chambre universitaire où il comptait emmener Elizabeth.

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Lundi 10 Juillet

categories L'autre première fois. [21h00] L'autre première fois.

/images/hug.pngIl est très rare qu'elle le devine tout de suite, elle peut en douter mais la certitude n'est pas de rigueur dans ce domaine. L'orgueil prend le plus souvent le dessus, et le passé est généreusement tourné à l'avantage de l'interressé.

Alors on fait le fier, on roule des mécaniques du haut de notre toute jeune adolescence, mais le coeur bat la chamade et les mains sont moites. On se demande si on saura faire, et si on pourra éviter le ridicule.

Puis le moment tant attendu se présente, il a été retardé mais on ne peut plus faire marche arrière. Peut-être que l'alccol a aidé, peut-être est-ce en plein milieu d'un slow lors d'une boom de collège, ou au bord de la mer, sur la plage autour d'un feu, mais le contact a lieu.

Les lèvres se touchent, les langues se cherchent, le coeur atteint une fréquence de pulsation jusque là inconnue. Puis arrive les questions que l'on n'avait pas réellement prévues. Où placer ces mains ? Les hanches c'est peut-être trop direct, la taille c'est bien, on les laisse là, surtout ne plus les bouger d'un millimétre. Et on arrête quand ? Ne pas paraitre trop pressé. Peut-être qu'elle en a marre ? Moi j'ai mal à la machoire, j'amorce le recul.

Et maintenant ? Ne pas la regarder dans les yeux, regarder ailleurs, garder un air détaché. Elle regarde à gauche, je regarde à droite. Recommencer ?

Lui prendre la main, sortir, observer les gens. Ils nous regardent, mais rien d'extraordinaire ne se produit comme si c'était normal, comme si rien n'avait changé, alors que tout a changé en réalité.

Elle ne l'a sans doute pas deviné, elle peut en douter mais la certitude n'est pas de rigueur dans ce domaine. C'était pourtant la première fois.

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Mercredi 10 Mai

categories Tendre malentendu [19h49] Tendre malentendu

/images/robe.pngVirginie ouvre un œil. Elle met quelques secondes à réaliser qu'il est Dimanche, et que non elle n'ira pas travailler aujourd'hui.

Ses volets ne sont jamais fermés, elle adore être doucement réveillée par la lumière du jour. Il lui suffit de tourner la tête pour s'apercevoir que, comme prévu, le temps est maussade aujourd'hui. Mais ceci ne viendra pas perturber ses plans, non, elle se lève et se prépare un thé bien chaud pour se donner du courage.

Un peu plus d'une heure plus tard, après une douche et une longue hésitation devant sa garde robe afin de trouver la tenue offrant le meilleur rapport météo/jolie/envie, Virginie est dehors. La température est agréable, et elle ne regrette pas d'avoir finalement opté pour cette jolie robe rouge...

Elle arrive enfin au musée. Des semaines qu'elle voulait voir cette exposition temporaire, elle est presque fière d'elle d'avoir pu trouver le temps d'y aller.

Au hasard d'une salle, elle croise un couple, et constate vexée que la fille porte une robe identique à la sienne. Elle regrette d'avoir passé autant de temps pour si peu d'originalité.

Elle observe discrètement le couple avec jalousie. Lui a l'air si attentionné, ils discutent sur les œuvres, échangent leur point de vue, leur complicité ne fait aucun doute, alors qu'elle, elle est toute seule dans ce musée, sans personne pour l'accompagner. Tout en soupirant face à cette injustice, elle s'éclipse dans la salle suivante, essayant de balayer ces idées noires en se concentrant sur l'exposition.

Elle était en passe de réussir ce transfert lors, soudain, un bras vint glisser le long de sa taille. Elle ne sut pourquoi, mais elle comprit tout de suite ce qu'il se passait. Elle ferma les yeux. Deux mains se posaient maintenant sur ses hanches. La nonchalance de ce contact la fit frissonner de plaisir car il y avait dans ces gestes quelque chose de tendre et de machinal qui ne peut se construire qu'après de longues années de vie commune. Les mains venaient maintenant de se rejoindre sur son ventre lorsqu'elle sentit la chaleur de tout un corps se rapprocher d'elle. Puis vint ce baiser, à vrai dire incomplet, juste un début d'esquisse de baiser sur le sommet de son crâne, à la racine de ses cheveux, mais qui lui parcouru l'échine.

Tout c'était passé très vite, une seconde tout au plus, mais juste au moment de l'accomplissement de ce baiser, le corps derrière elle sursauta. Elle ressentit le relâchement brusque de l'étreinte comme un déchirement.

- "Excusez-moi, je suis désolé", balbutia le jeune homme troublé.

- "Ce n'est rien", lui répondit Virginie, sans doute avec un sourire niais.

Il partit gêné rejoindre la réelle destinatrice de cet acte de tendresse dans la salle d'à coté.

Virginie resta un moment là, sans bouger, ne sachant pas trop quoi faire, et dans l’impossibilité de se concentrer à présent sur ce qu’elle était en train de lire. Elle se dirigea donc vers la sortie, en se sentant si stupide d'être à ce point perturbée par un acte anodin.

En partant elle recroisa le couple. L'homme lui adressa un regard discret et embarrassé. Elle rentra chez elle, se jeta sur le canapé, et sans trop savoir pourquoi, se mit à pleurer.

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Vendredi 21 Avril

categories Petites originalités entre amis. [00h45] Petites originalités entre amis.

/images/carte.pngJe suis très sentimental avec certains objets, comme par exemple ce ticket de musée lors du voyage scolaire à Cambridge au lycée, ou ce bracelet orange du village vacances vendéen, ou comme tous les objets de ces trois cartons que je n'ai toujours pas déballés depuis mon emménagement.

Mais parmi ces objets, une grosse enveloppe m'intrigue particulièrement : Mes cartes d'anniversaires. Je ne me suis même jamais posé la question tellement il était naturel que je ne pouvais pas les jeter.

Je ne pouvais pas faire ça à tous ces gens qui ont cherché pendant de longues minutes l'originalité, la phrase qui change de d'habitude, la référence qui fera sourire sans attirer les moqueries de ceux qui signeront après. Ni à ceux qui se promettent tous les ans, en vain, de ne pas lire les mots des autres pour ne pas bloquer l’inspiration.

Mais en y réfléchissant d’avantage, je me suis dit, après tout, pourquoi ne pas jeter ces supplices coincés entre l’obligation par politesse et la contrainte par gentillesse ? Alors, à l’occasion de mon quart de siècle, j’ai tout ressorti :

J'ai rit en remarquant ceux qui écrivent, parfois involontairement, toujours la même phrase d'une année sur l'autre ; j’ai cherché des visages à associer à ces noms qui ne me disent plus rien ; j’ai été ému par ces noms qui sont toujours là depuis toutes ces années ; j'ai souris en revoyant les cartes à fleurs mauves légèrement en relief des grands parents, puis j’ai tout rangé consciencieusement après avoir lu les mots de ceux qui ne pourront plus jamais m’en écrire…

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Lundi 17 Avril

categories Au fait ... [19h36] Au fait ...

4 ans hier, et 25 demain.

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Dimanche 02 Avril

categories Coton rond. [22h48] Coton rond.

/images/mascara.pngLa plupart des femmes autour de moi ont le plus souvent usé de divers atouts dans leur jeu de séduction, du plus simple au moins économique. Quels que soient ces artifices, de la plus petite nuée de parfum bon marché au plus cher des mascaras volumisateurs, ils sont éphémères, car presque toujours, le même manége, ce morceau de coton qui vient mettre fin à ces amplificateurs d'atouts physiques.

Elle observe alors son reflet soigneusement se transformer en clown triste, le mascara étalé l'espace d'un instant sur les joues où la couche de fond de teint laisse réapparaitre les impuretés d'une peau qui a vécu les guerres de l'acnée juvenile et de la varicelle infantile.

J'ai toujours trouvé ce moment triste et amer, comme un révélateur de fin de soirée manquée puisque en cas de rencontre fortuite, la pause démaquillage est bien souvent oubliée : "Tant pis pour ses oreillers, il n'avait pas qu'à m'inviter boire un verre."

Et pourtant, de tous ces artifices, il y en est un qui me fait plus d'effets que tous les autres, un qui me rassure, me renvoyant aux baisers de bonne nuit de ma mère dans ma plus tendre enfance, ou des premières nuits à attendre fébrilement dans un lit vide qu'une demoiselle morte de trouille ressorte gênée en nuisette de la salle de bain. C'est l'odeur du lait démaquillant.

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