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Vendredi 28 Octobre

categories Fainéantise sentimentale. [13h58] Fainéantise sentimentale.

/images/sensualite.pngIl ne sait pas vraiment pourquoi il a répondu à son invitation. Il sait bien au fond de lui qu'il n'y a rien d'anodin dans cette visite, ils sont tous les deux célibataires, l'ambiguïté est certaine. Une partie de lui sait ce qu'il va se passer, l'autre en a peur et lui retourne le bide.

Il sent qu'il vieilli. Il a de plus en plus de mal à détacher le sexe des sentiments. 'Un comble pour un mec' dit la société, mais c'est un fait. Fini les parties de jambes en l'air sans lendemain, les nuits 'sans engagement' il n'y croit plus. Pour lui ce sont des leurres, puisque la boule dans le ventre est bien réelle dans la gestion de 'l'après', voir même, comme bien trop souvent, quand il ne s'agit pas de jalousie ou de possessivité.

Plus rien n'est neutre, l'adolescence est terminée, ses partenaires ont leur vie, leurs expériences, un contexte a prendre en compte et sur lequel il a un impact. Il ne peut plus se permettre de repartir comme il est venu, il n'a plus envie de jouer, il veut échanger. Plus rien n'est anodin.

Il arrive chez elle. La soirée se passe bien, et la complicité s'installe peu à peu. Il s'avance petit à petit au pied du mur comme si c'était écrit, comme il le savait depuis le début, pas de surprise. Elle est belle, elle sent bon, mais il ne peut pas. Pas ce soir. "Je ne suis pas prêt" lui susurre-t-il à l'oreille. Elle a ce sourire de la déception fataliste. Elle se blottit contre lui. "C'est pas grave".

Il est bien, et c'est bien là tout le problème. Il est tellement bien avec elle qu'il n'a pas besoin de lui faire l'amour pour l'être d'avantage. Une nuit contre elle est beaucoup plus cher à ses yeux qu'une nuit d'amour.

Il espère qu'elle le comprend.

[Ce post est inspiré des superbes planches de Laurel.]

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categories Transferts. [00h36] Transferts.

/images/duck.pngEn fin de compte pourquoi penser à soi ? Puisque je peux me nourrir du sourire des autres, m'enrichir de conversations autour d'un verre, d'être heureux par procuration ?

Novembre arrive, et je n'ai toujours pas l'impression que l'été se soit terminé. Je traverse la ville en vélo, je n'ai pas besoin de musique, la danse des gens pressés autour de moi me suffit. Je les regarde, m'amuse à imaginer où ils vont, ce qu'ils font, d'où ils viennent.

Elle, fin de collège, début de lycée, elle fait des coeurs roses sur son agenda en attendant le bus. Je m'arrête au feu, le type à coté de moi fume fenêtres ouvertes dans sa punto bleue, il fredonne le dernier album de Bénabar amplifié par son autoradio bon marché. Feu vert, un cycliste me double, regard complice, une bouteille d'huile de massage dépasse de son porte bagage.

Appart'. Je programme les 10 albums de St Germain en ordre aléatoire pendant que la mousse de mon bain prend du volume. Je m'y glisse. Le téléphone à portée de main sonne, conversation reposante, anecdotes enrichissantes. Mes doigts se frippent, la température de l'eau devient tiède, séchage.

Je flâne d'une piéce à l'autre. Vadrouilles au hasard du net.

Je suis bien. Demain soir, quatre jours de congés pour partager cette béatitude avec d'autres. Reste juste à savoir qui...

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Mercredi 26 Octobre

categories Organisation transversale. [23h54] Organisation transversale.

/images/category.pngJe viens de finaliser la gestion des catégories pour mes posts, histoire de mettre un peu d'ordre dans les archives. La petite icône à droite de chaque post vous guidera

Pour l'instant je n'ai traité que les trente derniers posts pour tester le système, et je m'aperçois de la difficulté d'affecter une ou plusieurs catégories (ou keywords) à un post : Que définir ? Où s'arrêter ? Thème secondaire ? Thème principal ? Thème implicite ? Vie romancée ? Vie quotidienne ? Irlande ? Erasmus ? France ?

Tant de questions qui vont m'obliger à formaliser un peu la façon dont je veux organiser les choses. Je n'aurais jamais cru qu'une simple catégorisation allait me demander un tel travail.

Des idées sur le sujet ?

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Vendredi 21 Octobre

categories Petite Evasion. [00h07] Petite Evasion.

/images/grandlive.pngAu fait. Ce week-end sera, une fois encore, Parisien. Et Samedi soir, si vous me cherchez je serai ici.

Programmation secrète (ou pas), lieu magique, gens bien. Je devrais m'en sortir

[Edit: Photos ici]

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Jeudi 20 Octobre

categories Loose anti-cholestérol. [23h27] Loose anti-cholestérol.

/images/hamburger.pngQuelqu'un, dont j'ai oublié le nom mais qui fait (faisait) partie de cette caste très rare et select des gens d'#echoes, m'a dit il y a quelques années : Quand t'as plus rien à bloguer c'est que tout va bien.

Sur le fond, il avait pas tort, puisque tout allait bien jusqu'il y a encore un peu plus de 24h, quand, après une journée de dur labeur j'avais décidé de rentrer peinard chez moi afin de cultiver mon coté gros beauf devant un match de foot.

Pour parfaire le tableau, le timing étant un peu serré, je me dis naïvement : "Ha tiens, et si je me faisais un petit McDo, ça fait longtemps".

Ormis le fait qu'on était apparement plein à voir eu la même idée, et que j'ai dû attendre 20 bonnes minutes pour me faire servir, je m'organisait un petit menu tip top qui va bien (oui madame, avec des potatoes !).

Je chevauche ma monture (Outdoor Gitane, cadre 60, 21 vitesses) et file, cheveux au vent vers ma tanière où le match allait bientôt commencer.

Mais c'était sans compter l'instabilité du pack McDo à emporter. Premier virage, les poignées en carton lâchent, le tout percute violemment le sol, le contenu explose et se déverse sur la chaussée mouillée. Le bus qui me suivait pile, tout commme le flot de voitures derrière lui.

Je fais demi tour, reviens sur les lieux du drame, rien n'est récupérable. Les potatoes couvrent une superficie de 9m², mon hamburger est ouvert en deux dans une flaque, le gobelet vide 50cl flotte sur son ancien contenu. Seul mon Royal Cheese est encore dans son emballage mais à 10 mètres du reste, soit juste à coté de la voie opposée où des voitures lancées à 50km/h le frôle au centimétre.

Au péril de ma vie, sous les moqueries de toutes les personnes du bus, et des véhicules autour, j'arrive à sauver ce qu'il reste de mon repas. Je rentre alors penaud de cette loose, certes toute relative.

Ceci dit, on ne m'y reprendra plus.

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Vendredi 14 Octobre

categories Approche, je ne m'enfuirai pas. [11h16] Approche, je ne m'enfuirai pas.

/images/flirt.pngComme prévu, il est un peu en retard. Juste quelques minutes, parce qu'il ne voulait pas qu'elle attende trop longtemps, mais il ne voulait pas non plus montrer qu'il n'avait rien d'autre à faire de sa journée.

Il la reconnaît tout de suite. Elle a changé, elle s'est coupée les cheveux, mais elle est toujours aussi belle. Il s'approche, elle lui sourit. Il guette tous les signes qui pourraient trahir ses impressions: il la trouve sincère, elle n'a pas l'air de cacher une quelconque déception.

Elle se lève, le sourire toujours imprimé sur son visage, elle se penche vers lui, tend sa joue, tout en approchant la main vers son épaule. Bises. Premier contact. Elle sent bon. Sa main traîne un peu sur son épaule et glisse le long de son bras. Détail qui ne trompe pas. Il frissonne.

Il s'assoit, s'excuse par politesse et lui demande comment elle trouve le restaurant. Il a choisit, elle ne connaissait pas, elle aime bien. Il sourit.

S'en suivent diverses conversations anodines entrecoupées par les interventions du serveur. Il fait tout pour aiguiller les discussions vers le seul sujet qui l'intéresse : Est-elle célibataire ? Il essaye de trouver des indices dans son discours, mais il ne trouve rien de bien concluant, juste quelques signes par-ci par-là. Il se jette à l'eau. Elle est toute seule, "pour le moment" précise t-elle. Il lui confirme tout autant son célibat non-désespéré. Il se trouve bête, quelle idée d'avoir posé cette question, pourquoi serait-elle là ce soir s'il en avait été autrement ?

Les bases sont claires dorénavant, le coin du voile tombe, ils se mettent à parler d'eux, d'avant. Ils partagent leurs souvenirs, elle se souvient de choses qu'il avait oubliées, il sourit, les souvenirs se font alors plus précis, plus intimes. Malaise.

L'alcool aidant, il commence à sentir une légère excitation. Son parfum, son sourire, son charme, ces souvenirs partagés, il a envie d'elle. Il approche nonchalamment sa main de la sienne. Contact. Accélération cardiaque. Elle continue de parler. Il caresse alors imperceptiblement le dos de sa main. Poussée d'adrénaline. Elle lui sourit. Elle prend sa main dans la sienne. Addition.

Ils sont dans la rue, il parle, elle le regarde avec envie. Milieu de phrase, elle le plaque contre la vitrine et l'embrasse. Elle se recule, elle sourit. "Tu viens boire un verre à la maison ?", dit-il avec une fausse naïveté.

A peine arrivés, ils ne prennent pas le temps de boire un verre, ils sont déjà nus dans son lit. C'est bien le problème avec les exs, on connaît l'autre par coeur, on connaît ses réactions, les automatismes reviennent très vite, on ne se pose pas de question. A la différence d'une histoire neuve, pas de paliers, pas de découverte de l'autre, les étapes s'enchaînent avec une régularité qui le surprend lui même.

C'était bon, elle est toujours aussi belle et toujours aussi douée. Il s'allonge, elle se blottit contre son épaule. Malaise. Et maintenant ?

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Mercredi 12 Octobre

categories Instant foot. [16h49] Instant foot.

Mon expérience patriotique franco-irlandaise me laisse à penser qu'il faut d'avantage compter sur les Irlandais que sur Zidane ce soir pour notre salut...

Donc juste une petite pensée à tous ceux restés là bas dont je sais qu'ils seront scotchés devant leur poste de télévision, voir même au stade en train de supporter sang et eau leur équipe rêvée.

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categories Vade retro célibat [15h06] Vade retro célibat

/images/shield.pngUn célibataire se doit de ne pas être désespéré. Si vous lui posez la question, il se doit de répondre "Oui, mais ça va hein, je cherche personne, je suis bien comme ça". Il y a trois avantages à essayer de s'en convaincre :

Eviter les cas sociaux. Faire comprendre qu’il lui reste un minimum de dignité et que non, il ne va pas sauter sur le premier truc qui bouge. Et surtout pas Gérard ou Ginette, qui n’attendent que ça.

Garder l’air détaché. Ne pas paraître une proie facile, mettre de la distance avec les autres afin de laisser croire au challenge. Il semblerait que le désespoir fasse fuir. Alors pour conserver un tant soit peu de vie sociale, de sorties, d’amis, il doit garder un peu de confiance en lui sous le coude.

Faire de l’auto-persuasion. Puisqu’il faut bien continuer à vivre et se lever tous les matins, autant se persuader que la vie n’est pas si mal tout seul, et qu’en fait il est bien comme ça.

Soit. On a donc les trois couches de la coquille du célibataire. Celle qu’il faut sortir publiquement, à chaque occasion, tel un bouclier contre les autres.

Mais si on gratte un peu, y’a quoi dessous ?

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Samedi 08 Octobre

categories Murder on the dance floor. [12h58] Murder on the dance floor.

/images/shoes.pngFrançois est le 5ème de la bande. Même s'il est sans doute le plus distant. Toujours par monts et par vaux, toujours à squatter dans la dernière boite branchée du moment. Il est une tête connue des nuits parisiennes. Depuis le temps, il ne peut aller nul part sans croiser un visage familier, une amitié d'alcoolique, ou une ex.

Enfin quand il dit ex, il pense à une nana avec qui il a partagé la nuit. De petits moments éphémères, parfois amenés à se reproduire mais pas trop longtemps, ni trop souvent. Il n'aime pas quand elles s'attachent, ça devient malsain.

Depuis toutes ces années, il a affiné son jeu de séduction. Il en connaît très bien les mécanismes. Il sait qu'au travers du regard de l'autre on se juge soi-même, on apprend à se rassurer et à savoir de quoi on est capable. Au début, il s'intéressait à ces nanas discrètes et jolies. Souvent inexpérimentées, il les couvait et les protégeait d'avantage qu'un réel échange. Ennuyeux. Alors il est passé à autre chose.

Progressivement, il a cherché d'avantage de compétition. Des jeunes femmes mignonnes avec un caractère bien trempé. Un réel challenge, une vraie compétition, il devait s'y prendre à plusieurs fois pour percer leur carapace. Mais une fois qu'elles s'abandonnaient afin à lui, il retrouvait ses mêmes petits êtres qui avait tant besoin de lui, tant besoin d'être rassurés.

Alors il a passé le cap. Il s'est rapproché de ces stars de la nuit, ces icônes des podiums. Ces filles dont il n'aurait jamais pensé s'approcher plusieurs années auparavant tant elles l'impressionnaient. Mais maintenant, il a pris de l'assurance, il connait le jeu du regard et du corps de la piste de danse. Ce jeu muet et sensuel, si facile comparé aux éternelles sorties restau et ciné des autres approches. Quand il arrive à concrétiser ses nuits avec l'une de ces divas modernes, il est toujours surpris de voir, qu'au contraire des autres, elles ne profitent pas de ces moments privilégiés pour baisser la garde, pour s'abandonner à lui, non, elles continuent leur show, elles se sont convaincues que leur propre plaisir passait au travers de celui de l'autre.

Ce genre de relations lui allait à ravir. Ne pas se poser de questions, des nuits torrides, un ego flatté, sans lendemain. Plus de questions existentielles et de coups de fil en pleine nuit d'une ex larmoyante. Il se sentait bien.

Et puis, un matin, sans prévenir, il eu cette petite boule dans le ventre. Elle lui avait dit qu'elle s'appelait 'Zara', même si ça sonnait un peu trop stéréotypé pour être honnête. Il ne sut trop pourquoi, alors qu'il était à moitié assis dans son lit, avec comme seul vêtement le drap stratégiquement disposé sur lui, quand il l'a vu se rhabiller, mettre sa veste, lui adresser un baiser sur le front et franchir la porte, il reçut une rafale d'images de tous ces petits moments qu'il avait passé avec elle la veille. Elle était belle. Non, cette fois il le savait, il ne voulait pas en rester là.

Il la rattrapa in extremis devant la porte de l'ascenseur. Essayant de bloquer avec son coude le drap, qui sauvait sa dignité vis à vis de sa voisine en train de l'observer au judas, il réussi à noter le numéro de téléphone de la miss.

Il pu la revoir, plusieurs semaines de suite, il construisit avec elle une complicité faite de petites choses partagées. Il se raccrochait inconsciemment à chaque petit détail pour créer un petit cocon. Elle le faisait rire. Pour la première fois de sa vie, il avait envie de la rassurer, mais elle ne semblait pas en avoir besoin. Il était bien, leur jeu de séduction augmentait de façon linéaire, au fur et à mesure qu'ils apprenaient à se connaître.

Puis un jour, sans crier garde, alors qu'il s'était encore accroché la veille à plusieurs détails qui ne trompaient pas sur les sentiments partagés de la demoiselle, elle ne lui rendit plus rien. Elle devint monosyllabique, et la petite bulle de leur cocon commença à se dégonfler. Il eu beau essayer de souffler, elle était passé à autre chose, et une demie-bulle, ça tient pas longtemps.

Alors il n'eut plus goût à rien, lui, François le fort, le beau-gosse, l'homme de la nuit, compris qu'une période était finie. Il pensait traîner encore les mêmes boites en lunettes de soleil, à 40 ans et rouler en décapotable. Il n'en sera rien. Il avait maintenant envie d'un petit bout de femme à rassurer et à aimer, sans piste de danse.

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Jeudi 06 Octobre

categories Ce qu'on ne trouve pas sur XXL. [08h26] Ce qu'on ne trouve pas sur XXL.

/images/cou.pngOn résume souvent à tort la frustration du célibataire à une frustration purement sexuelle. Mais on ne parle pas des batailles de chatouilles le dimanche matin sur le lit, des fous rires sous la douche, des heures à refaire le monde, d'une tête sur l'épaule, des larmes de crocodile, des regards qui troublent, des odeurs juste là dans le creu du cou, des mains qui serrent fort devant le thriller du vendredi soir, des bouderies pour mieux se réconcilier, des mains dans les cheveux, de celui qui arrivera le premier au bout de la rue, du parapluie trop petit pour protéger de l'averse, et de tous ces petits gestes qu'on remarque à peine.

Sauf quand ils ne sont plus là.

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