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Mardi 05 Avril

categories Shopping [13h42] Shopping

/images/bottines.pngElle le regarde. Elle regarde sa bouche quand il parle, elle admire ses tempes se contracter. Il est drôle, et ses 2 tours du monde le rendent forcément intéressant. Lui au moins, il ne parle pas pour rien dire, ou pour s'écouter parler. Il a également cette classe de ne jamais rien ramener à lui. Les sujets vont à lui naturellement. Un frisson lui parcours le corps. Elle vibre.

"Tu rentres kan ?"

Céline va se marier dans 6 mois. Elle est dans ses préparatifs. La salle est bookée, le traiteur aussi. Elle est heureuse. Un peu stressée, mais heureuse.

Elle sait que l'homme qu'elle va épouser est un mec bien. Depuis plus de 6 ans qu'ils sont ensemble, il la soutient, la fait rire, et il sait la supporter et gérer ses défauts, et elle fait de même. Ils sont bien. Ils s'aiment.

Mais ce soir, l'homme en face d'elle n'est pas son futur mari. C'est Eric. De 3 ans son cadet, il gravite autour de leur groupe d'amis depuis plusieurs mois maintenant. Elle ne sait pourquoi, elle ne sait comment, mais cette homme la perturbe. Et cela commence de plus en plus à se voir, à faire jaser. Son mari d'ailleurs s'impatiente, elle devait rentrer tôt du travail. Il est déjà 20h.

"Je bois un verre avec Stéf et des amis, ne m'attends pas".

Elle éteint son portable. Son coeur palpite, elle sait que ce qu'elle vient de faire est mal. Mais elle a cette irrésistible envie de jouer avec le feu. De pimenter sa soirée avec un peu d’insouciance.

Assis à une table de ce pub parisien, ils sont 5. Stéphanie est là aussi, son alibi lui permettant d'assurer qu'elle n'a pas menti.

Les échanges de regards deviennent de plus en plus appuyés, elle a chaud.

Les pintes se suivent, et les conversations sont mouvementées, Céline passe une très bonne soirée, elle n'a pas du tout envie de partir. Pourtant, il est l'heure semble-t-il. Ses amis lèvent le camp. Stéphanie lui tend son manteau qu'elle vient de retrouver sous la pile de vêtements. Seul Eric semble vouloir rester seul à sa table. Au moment ou elle s'apprête à lui dire au revoir, il la prend par la main :

- Tu pourrais rester 5 minutes, s'il te plait, j'aimerai te parler d'un truc.

Elle rougit. Elle ne comprend pas. La situation va carrément sembler déplacée dorénavant, elle hésite, elle regarde Stéphanie. Cette dernière lui susurre alors à l'oreille : "Pas de bêtises, hein", puis lui adresse un clin d’œil complice avant de s'éclipser. Son alibi vient de s'envoler.

Elle panique intérieurement, mais tente de garder la face. Elle se rassoit gentillement, avec une fausse décontraction. Elle tente une approche.

- Bah voilà, je t'écoute.

- A quoi tu joues ?, rétorque-t-il.

- De quoi ?

- S'il te plait, on est adulte tous les deux, ne joue pas la surprise avec moi. Tu sais très bien ce qu'il en est, et je n'aime pas ce genre de situation.

- Bah, je ...

Céline, balbutie. Elle ne s'attendait pas à cette attaque en règle. Elle se rend compte que le jeu auquel elle voulait jouer, ne fait plus rire personne. Elle joue carte sur table.

- Je ... Je suis troublé, effectivement.

- Et ?

- Et quoi, c'est tout voilà.

- Non, Céline. Ce n'est pas tout. Je suis fatigué de ce genre de jeux. J'ai bientôt 30 ans, j'ai envie de me poser moi aussi, de trouver une fille bien. Je n'ai pas le courage de flirter pendant des mois avec une fille qui perturbent mes jours et mes nuits, alors qu'elle va se marier dans moins de 6 mois. Donc j'aimerai que tu arrêtes s'il te plait. J'apprécie d'être parmi vous tous, et je ne veux pas m'éloigner à cause de cela.

Céline encaisse. Ses sentiments se bousculent dans son esprit. Un mélange de satisfaction de plaire à un garçon qu'elle admire et de peur que ces petits regards appuyés arrivent à prendre de telles proportions. Touchée, elle se dévoile :

- Peut-être. Effectivement, c'est sans doute égoïste, et dangereux, mais je crois que j'en ai tellement besoin. J'ai besoin de plaire, j'ai besoin de TE plaire. J'ai besoin de séduire, de me prouver que je suis encore vivante, jeune et attirante. J'ai besoin de savoir que si je ne me marierai pas dans 6 mois, je pourrais refaire ma vie. J'ai besoin d'avoir la certitude de ne pas faire un acte désespérée. J'ai besoin de savoir que je me marie parce que j'ai trouvé le bon, et pas parce que j'ai 33 ans et que ça commence à faire. J'ai besoin de me conforter dans l'idée que je ne me soumet à aucune pression sociale, et que je ne cède pas aux appels désespérés de ma mère qui me demande quand je me marie enfin ! Et puis, c'est aussi de ta faute. Tu es une paire de Gucci, lance-t-elle, fière de son effet à venir.

- Une paire de Gucci ?

- Oui, tu es comme une paire de Gucci dans la vitrine. Elles sont belles, tu pourrais te les offrir mais au prix d'un sacrifice trop grand. Alors tu passes tous les jours devant la vitrine pour en profiter autant que tu peux avant qu'une autre vienne les acheter.

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Vendredi 16 Octobre

categories Attends-moi [01h57] Attends-moi

Eric vient de rentrer. Après plus d'un an autour de la Chine. Il a vécu des moments extraordinaires, mais il n'a pas de mots pour les décrire. Il ressasse ces évènements dans sa tête en errant dans son petit appartement parisien. Il lui manque quelque chose.

Tous ces amis et des centaines d'inconnus lui ont démontré à quel point il avait de la chance d'avoir fait ce voyage. Il a vu de l'envie dans les yeux de ces interlocuteurs. Ils ont sans doute raison, mais il lui manque quelque chose.

Il a quitté son taf avant de partir. Il sait qu'il ne devrait pas avoir de grandes difficultés a en retrouver dans son domaine, et avec son expérience. Mais il n'a pas envie malgré ses galères de thunes. Sans doute, parce qu'il lui manque quelque chose.

Il s'en doutait, mais le savoir le détruit. Elle ne l'a pas attendu. Elle a déménagé, partie vivre avec un type à la Rochelle, des projets de mariage apparemment.

18 mois auparavant, il a fait ce choix : "Je pars. Pour nous deux, je ne sais pas ...".

Sa réponse résonne dans sa tête, il ne peut s'en défaire :

- "Tu sais, il y a deux sortes de vie : Les vies heureuses, et les vies qui ont un sens. Je ne t'en veux pas de faire ton choix, ne m'en veux pas de faire le mien ..."

Eric veut repartir. Vite.

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