Post-Eire
Blog
 famille   Prague   photos   séduction   constitution européenne   enseignant   parfum   voyage   self control   geek   alcool   écriture   foot   personnage   Matrix   Médias   rugby   sida   grève   bush   europe   femmes   musique   moment de vie   stage   cinéma   soirée   préparation d'expatriation   Dublin   ambition   post-synchro   Madrid   bonheur   monotonie   Le Mouv'   mon blog   Irak   Red Box   Lyon   travail   humour   vacances   cadeaux   fin de vie étudiante    exs   loose   paroles   couple   St Patrick   8 décembre   anniversaire   #echoes   télévision   optimisme   influence   amphi   blogosphère   brevets logiciels   liberté   rupture   mal du pays   Île de la réunion   Freebox   Irlande   The Darkness   célibat   romance de vie   coeur d'expatriation   scolarité   passeport   Paris   futur   politique   tristesse   Blogs Lyonnais   calendar   sexe   retour d'expatriation   bus   nostalgie   dos   Erasmus   interview   souvenirs   langue anglaise   fin d'expatriation   Noël   amour   rapports humains 
<< suivants

Lundi 10 Juillet

categories L'autre première fois. [21h00] L'autre première fois.

/images/hug.pngIl est très rare qu'elle le devine tout de suite, elle peut en douter mais la certitude n'est pas de rigueur dans ce domaine. L'orgueil prend le plus souvent le dessus, et le passé est généreusement tourné à l'avantage de l'interressé.

Alors on fait le fier, on roule des mécaniques du haut de notre toute jeune adolescence, mais le coeur bat la chamade et les mains sont moites. On se demande si on saura faire, et si on pourra éviter le ridicule.

Puis le moment tant attendu se présente, il a été retardé mais on ne peut plus faire marche arrière. Peut-être que l'alccol a aidé, peut-être est-ce en plein milieu d'un slow lors d'une boom de collège, ou au bord de la mer, sur la plage autour d'un feu, mais le contact a lieu.

Les lèvres se touchent, les langues se cherchent, le coeur atteint une fréquence de pulsation jusque là inconnue. Puis arrive les questions que l'on n'avait pas réellement prévues. Où placer ces mains ? Les hanches c'est peut-être trop direct, la taille c'est bien, on les laisse là, surtout ne plus les bouger d'un millimétre. Et on arrête quand ? Ne pas paraitre trop pressé. Peut-être qu'elle en a marre ? Moi j'ai mal à la machoire, j'amorce le recul.

Et maintenant ? Ne pas la regarder dans les yeux, regarder ailleurs, garder un air détaché. Elle regarde à gauche, je regarde à droite. Recommencer ?

Lui prendre la main, sortir, observer les gens. Ils nous regardent, mais rien d'extraordinaire ne se produit comme si c'était normal, comme si rien n'avait changé, alors que tout a changé en réalité.

Elle ne l'a sans doute pas deviné, elle peut en douter mais la certitude n'est pas de rigueur dans ce domaine. C'était pourtant la première fois.

:: commentaires(8) ::

Mercredi 10 Mai

categories Tendre malentendu [19h49] Tendre malentendu

/images/robe.pngVirginie ouvre un œil. Elle met quelques secondes à réaliser qu'il est Dimanche, et que non elle n'ira pas travailler aujourd'hui.

Ses volets ne sont jamais fermés, elle adore être doucement réveillée par la lumière du jour. Il lui suffit de tourner la tête pour s'apercevoir que, comme prévu, le temps est maussade aujourd'hui. Mais ceci ne viendra pas perturber ses plans, non, elle se lève et se prépare un thé bien chaud pour se donner du courage.

Un peu plus d'une heure plus tard, après une douche et une longue hésitation devant sa garde robe afin de trouver la tenue offrant le meilleur rapport météo/jolie/envie, Virginie est dehors. La température est agréable, et elle ne regrette pas d'avoir finalement opté pour cette jolie robe rouge...

Elle arrive enfin au musée. Des semaines qu'elle voulait voir cette exposition temporaire, elle est presque fière d'elle d'avoir pu trouver le temps d'y aller.

Au hasard d'une salle, elle croise un couple, et constate vexée que la fille porte une robe identique à la sienne. Elle regrette d'avoir passé autant de temps pour si peu d'originalité.

Elle observe discrètement le couple avec jalousie. Lui a l'air si attentionné, ils discutent sur les œuvres, échangent leur point de vue, leur complicité ne fait aucun doute, alors qu'elle, elle est toute seule dans ce musée, sans personne pour l'accompagner. Tout en soupirant face à cette injustice, elle s'éclipse dans la salle suivante, essayant de balayer ces idées noires en se concentrant sur l'exposition.

Elle était en passe de réussir ce transfert lors, soudain, un bras vint glisser le long de sa taille. Elle ne sut pourquoi, mais elle comprit tout de suite ce qu'il se passait. Elle ferma les yeux. Deux mains se posaient maintenant sur ses hanches. La nonchalance de ce contact la fit frissonner de plaisir car il y avait dans ces gestes quelque chose de tendre et de machinal qui ne peut se construire qu'après de longues années de vie commune. Les mains venaient maintenant de se rejoindre sur son ventre lorsqu'elle sentit la chaleur de tout un corps se rapprocher d'elle. Puis vint ce baiser, à vrai dire incomplet, juste un début d'esquisse de baiser sur le sommet de son crâne, à la racine de ses cheveux, mais qui lui parcouru l'échine.

Tout c'était passé très vite, une seconde tout au plus, mais juste au moment de l'accomplissement de ce baiser, le corps derrière elle sursauta. Elle ressentit le relâchement brusque de l'étreinte comme un déchirement.

- "Excusez-moi, je suis désolé", balbutia le jeune homme troublé.

- "Ce n'est rien", lui répondit Virginie, sans doute avec un sourire niais.

Il partit gêné rejoindre la réelle destinatrice de cet acte de tendresse dans la salle d'à coté.

Virginie resta un moment là, sans bouger, ne sachant pas trop quoi faire, et dans l’impossibilité de se concentrer à présent sur ce qu’elle était en train de lire. Elle se dirigea donc vers la sortie, en se sentant si stupide d'être à ce point perturbée par un acte anodin.

En partant elle recroisa le couple. L'homme lui adressa un regard discret et embarrassé. Elle rentra chez elle, se jeta sur le canapé, et sans trop savoir pourquoi, se mit à pleurer.

:: commentaires(13) ::

Vendredi 21 Avril

categories Petites originalités entre amis. [00h45] Petites originalités entre amis.

/images/carte.pngJe suis très sentimental avec certains objets, comme par exemple ce ticket de musée lors du voyage scolaire à Cambridge au lycée, ou ce bracelet orange du village vacances vendéen, ou comme tous les objets de ces trois cartons que je n'ai toujours pas déballés depuis mon emménagement.

Mais parmi ces objets, une grosse enveloppe m'intrigue particulièrement : Mes cartes d'anniversaires. Je ne me suis même jamais posé la question tellement il était naturel que je ne pouvais pas les jeter.

Je ne pouvais pas faire ça à tous ces gens qui ont cherché pendant de longues minutes l'originalité, la phrase qui change de d'habitude, la référence qui fera sourire sans attirer les moqueries de ceux qui signeront après. Ni à ceux qui se promettent tous les ans, en vain, de ne pas lire les mots des autres pour ne pas bloquer l’inspiration.

Mais en y réfléchissant d’avantage, je me suis dit, après tout, pourquoi ne pas jeter ces supplices coincés entre l’obligation par politesse et la contrainte par gentillesse ? Alors, à l’occasion de mon quart de siècle, j’ai tout ressorti :

J'ai rit en remarquant ceux qui écrivent, parfois involontairement, toujours la même phrase d'une année sur l'autre ; j’ai cherché des visages à associer à ces noms qui ne me disent plus rien ; j’ai été ému par ces noms qui sont toujours là depuis toutes ces années ; j'ai souris en revoyant les cartes à fleurs mauves légèrement en relief des grands parents, puis j’ai tout rangé consciencieusement après avoir lu les mots de ceux qui ne pourront plus jamais m’en écrire…

:: commentaires(4) ::

Lundi 17 Avril

categories Au fait ... [19h36] Au fait ...

4 ans hier, et 25 demain.

:: commentaires(3) ::

Dimanche 02 Avril

categories Coton rond. [22h48] Coton rond.

/images/mascara.pngLa plupart des femmes autour de moi ont le plus souvent usé de divers atouts dans leur jeu de séduction, du plus simple au moins économique. Quels que soient ces artifices, de la plus petite nuée de parfum bon marché au plus cher des mascaras volumisateurs, ils sont éphémères, car presque toujours, le même manége, ce morceau de coton qui vient mettre fin à ces amplificateurs d'atouts physiques.

Elle observe alors son reflet soigneusement se transformer en clown triste, le mascara étalé l'espace d'un instant sur les joues où la couche de fond de teint laisse réapparaitre les impuretés d'une peau qui a vécu les guerres de l'acnée juvenile et de la varicelle infantile.

J'ai toujours trouvé ce moment triste et amer, comme un révélateur de fin de soirée manquée puisque en cas de rencontre fortuite, la pause démaquillage est bien souvent oubliée : "Tant pis pour ses oreillers, il n'avait pas qu'à m'inviter boire un verre."

Et pourtant, de tous ces artifices, il y en est un qui me fait plus d'effets que tous les autres, un qui me rassure, me renvoyant aux baisers de bonne nuit de ma mère dans ma plus tendre enfance, ou des premières nuits à attendre fébrilement dans un lit vide qu'une demoiselle morte de trouille ressorte gênée en nuisette de la salle de bain. C'est l'odeur du lait démaquillant.

:: commentaires(8) ::

Jeudi 23 Mars

categories Aiguillage gratuit mais risqué. [18h50] Aiguillage gratuit mais risqué.

/images/des.pngUne vie sûre est-elle forcément une vie monotone ? Doit-on forcément donner à pature au hasard notre destin pour aller de l'avant ?

Lorsque tout tourne rond, tout est limpide, tout est tracé, notre devoir n'est-il pas de briser ces rails pour tenter d'avantage ?

Il semble en effet inconcevable de se contenter de ce qu'on a.

Une vie bien rangée est-elle aussi reposante qu'angoissante ?

:: commentaires(4) ::

Mardi 07 Fvrier

categories Les 2 bâtons du train de ma vie. [19h16] Les 2 bâtons du train de ma vie.

/images/loco.jpgCes derniers mois, je m'aperçois avec surprise que j'en viens à fêter beaucoup de 10ème et de 11ème anniversaires des débuts de mon adolescence. J'ai du mal à réaliser qu'il y a 11 ans, en plein milieu de ma quatrième, je commençais déjà à détester l'allemand que je venais tout juste de commencer, et que je débutais, sans le savoir, une amitié qui allait me construire tout au long de ce tumultueux périple qu'est l'adolescence. 11 ans bordel.

Mais au delà de ces anniversaires nostalgiques, lorsque je prends un peu de recul sur ces dernières années, je prends d'avantage conscience de ce que je savais sans doute déjà, sans avoir pu le mettre en relief : J'ai besoin de traverser la vie des gens.

Lorsqu'au hasard des rencontres, je trouve écho à mes propos ou mes élucubrations, je m'arrête. Je reste plusieurs mois à coté de la personne, m'abreuve avec passion de la richesse d'une vie, j'échange, j'argumente, je paraphrase, j'observe, je cherche ce qu'il y a à trouver au fond de l'écrin.

Puis, sans volonté aucune, je m'éloigne, comme un train qui quitte une gare, inéluctablement, sous la volonté du sifflet du contrôleur à quai. Je note alors consciensement dans un coin de ma personnalité cette rencontre qui, comme toutes les rencontres, me construit.

Mais mon train, me ramène toujours dans ces gares déjà traversées, parfois rapidement, parfois plusieurs années après. Mais c'est toujours avec la même sincérité que je retrouve ceux dont j'ai été éloigné.

Je ne sais pas si je pourrais être un jour rassasié de nouvelles personnalités à découvrir, mais je prends conscience de plus en plus de mon principal ennemi : L'exclusivité. Il n'y a pourtant aucun intérêt à monter dans le train avec moi. Il ne va nul part, et le contrôleur attend rarement les retardataires.

:: commentaires(6) ::

Samedi 21 Janvier

categories No more slots available. [16h54] No more slots available.

/images/tree.pngPourquoi je peux pas sauvegarder ? Pourquoi on peut pas faire "genre on déconnait" quand suite à un choix difficile on s'aperçoit qu'on s'est trompé ?

Tout serait tellement plus simple, on pourrait faire plein de trucs fous et dangereux mais revenir en arrière si ça se passe mal. Tenter plein de choses bizarres, prendre des choix litigieux.

Ou alors il me faudrait plusieurs vies ? Genre, à partir d'un moment précis je me duplique, l'un part à gauche, l'autre part à droite ? Non pas viable, le risque de devenir envieux de son autre doit poser des problèmes psychologiques profond dont les conséquences n'ont jamais été encore étudiées...

En fait, il me faudrait simplement un moyen de tester à chaque fois toutes les possibilités, et d'être sûr de toujours choisir la meilleure...

Le pire c'est que si ça se trouve, j'ai déjà trouvé un moyen de le faire sauf que je me souviens pas des autres branches de l'arbre des possibles !

Et merde.

:: commentaires(7) ::

Mercredi 18 Janvier

categories Mission inavouée accomplie. [00h22] Mission inavouée accomplie.

/images/globe.pngTrois. Ils sont trois durant ces dernières semaines à m'avoir tenu, plus ou moins solennellement, les mêmes propos.

Trois à s'être envolés dans autant de coin du monde et à m'avoir déclaré que s'ils étaient partis vivre l'espace de plusieurs mois (ou plus si affinités) ce brassage social de l'expatriation c'était en grande partie "grâce" à moi.

Je n'aime pas beaucoup ce "grâce", car il sonne faux. Une telle envie ne peut pas naître d'une seule personne, c'est un contexte, un faisceau de circonstances, pas une décision prise suite à une soirée arrosée où un ex-Erasmus irlandais dépressif vous abreuve de sa nostalgie.

Ceci dit, ça me touche, et ça me fait d'autant plus plaisir que je retire peu à peu cette expérience irlandaise de mon discours. Je ne supporte plus le regard des gens lorsque, passées les questions d'usage sur l'expatriation, ils se désinterressent totalement de la suite dès qu'ils comprennent que je suis rentré depuis plus de 18 mois.

Comme si tout avait changé depuis, et que mon expérience perdait de sa fraîcheur dorénavant.

J'ai donc abandonné l'idée de convaincre les gens que vivre une telle expérience leur apportera toujours d'avantage que tout ce qu'ils pourront jamais réaliser en restant coincés entre leurs études, leurs habitudes et leurs après-midis chez Ikea.

Dorénavant, je ne partage mes souvenirs qu'avec ceux qui ont déjà pris la décision ou qui sont revenus. Pour les autres, les trois pré-cités m'ont déjà comblé, je laisse le soin aux "jeunes" ex-expatriés de faire leur travail de lobbying de la vie meilleure et de l'épanouissement personnel.

:: commentaires(10) ::

Mercredi 04 Janvier

categories Ça, c'est fait. [13h58] Ça, c'est fait.

/images/excuse.png
Bon, il semble que la période y soit propice.
On peut difficilement faire autrement de toutes façons.
Ne pas s'y plier pourrait être considéré comme du vice.
N'imaginez pas que j'ai abusé de la boisson,
Etant donné les circontances, je me devais juste de tenter un peu d'originalité.

Autant j'aurai pu me contenter d'une seule phrase.
Nul doute que l'effet aurait cependant été délayé.
Nuancez cependant le sens de ces rimes nazes.
Estimez vous heureux que je n'ai pas choisi ma seconde idée.
Emportez simplement avec vous ces premières lettres avec toute ma sincérité.

:: commentaires(3) ::
prcdents >>
Valid HTML 4.01!
Valid CSS!
Page gnre en 0.197 s s - 21 requtes SQL (0.064 s).
Powered by Kitof's PhpBlogLib v0.3.1