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Jeudi 24 Novembre

categories Retour à la réalité. [18h19] Retour à la réalité.

/images/vortex.pngDe retour. Petit coin de paradis au milieu de l'océan indien, cette évasion était, je pense, devenue une nécessité pour mon équilibre psychologique. Une vraie bouffée d'oxygène pour relancer la machine.

La recharge de mes batteries s'est faite à base de plongée, de parapente, de randonnées, de volcan, de cascades, et autres plages paradisiaques (ou pas). La belle vie à 35°C idéale pour faire le vide dans ma tête loin de tous mes tourments de métropole.

Mais la sortie de l'avion à 1°C fut des plus agressives, tout comme le retour au travail, le décalage horaire et autres mails en retard. En parlant de mails, tous ceux envoyés entre le 10/11 et aujourd'hui sont passés à la trappe suite à une de mes merveilleuses bourdes, merci donc de réitérer à souhait.

Non, vraiment, je serai bien resté là bas, en plus je n'ai même pas eu le temps de filmer le vortex de vidange d'une baignoire dans l'hémisphère sud.

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Samedi 05 Novembre

categories Bon bah. [10h33] Bon bah.

Rendez-vous le 24/11. Soyez sages. :x

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Jeudi 03 Novembre

categories Puisque je vous le dis ! [22h13] Puisque je vous le dis !

Au fait, je sais où les apprentis sorciers français prennent le train pour Poudlard. C'est la voie B de la gare de Lyon (à Paris). Si vous ne me croyez pas, allez-y.

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categories Quatorze heures de vol. [12h02] Quatorze heures de vol.

/images/plage_reunion.pngJe ne réalise pas trop, mais dans 48 heures je serai parti pour presque 3 semaines à La Réunion. Quand je dis ça, les gens ont tendance à m'imaginer patauger dans de l'eau turquoise, faire des gratouilles aux poissons clown, ou en pleine randonnée paradisiaque.

Sauf que moi je ne m'imagine pas du tout là bas. Non, en réalité je n'ai aucune visibilité sur ces 3 semaines. Ma projection s'arrête net à mon arrivée à l'aéroport, après c'est le flou. C'est un sentiment assez étrange d'avancer comme cela, inéluctablement vers un mur invisible qui nous empêche de voir plus loin.

Je vais la retrouver. Sans doute aura t-elle changé, mais nul doute qu'elle sera toujours aussi belle. Inévitablement j'aurai le coeur serré et la boule dans le ventre juste avant d'atterrir.

Et après ?

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Vendredi 28 Octobre

categories Fainéantise sentimentale. [13h58] Fainéantise sentimentale.

/images/sensualite.pngIl ne sait pas vraiment pourquoi il a répondu à son invitation. Il sait bien au fond de lui qu'il n'y a rien d'anodin dans cette visite, ils sont tous les deux célibataires, l'ambiguïté est certaine. Une partie de lui sait ce qu'il va se passer, l'autre en a peur et lui retourne le bide.

Il sent qu'il vieilli. Il a de plus en plus de mal à détacher le sexe des sentiments. 'Un comble pour un mec' dit la société, mais c'est un fait. Fini les parties de jambes en l'air sans lendemain, les nuits 'sans engagement' il n'y croit plus. Pour lui ce sont des leurres, puisque la boule dans le ventre est bien réelle dans la gestion de 'l'après', voir même, comme bien trop souvent, quand il ne s'agit pas de jalousie ou de possessivité.

Plus rien n'est neutre, l'adolescence est terminée, ses partenaires ont leur vie, leurs expériences, un contexte a prendre en compte et sur lequel il a un impact. Il ne peut plus se permettre de repartir comme il est venu, il n'a plus envie de jouer, il veut échanger. Plus rien n'est anodin.

Il arrive chez elle. La soirée se passe bien, et la complicité s'installe peu à peu. Il s'avance petit à petit au pied du mur comme si c'était écrit, comme il le savait depuis le début, pas de surprise. Elle est belle, elle sent bon, mais il ne peut pas. Pas ce soir. "Je ne suis pas prêt" lui susurre-t-il à l'oreille. Elle a ce sourire de la déception fataliste. Elle se blottit contre lui. "C'est pas grave".

Il est bien, et c'est bien là tout le problème. Il est tellement bien avec elle qu'il n'a pas besoin de lui faire l'amour pour l'être d'avantage. Une nuit contre elle est beaucoup plus cher à ses yeux qu'une nuit d'amour.

Il espère qu'elle le comprend.

[Ce post est inspiré des superbes planches de Laurel.]

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categories Transferts. [00h36] Transferts.

/images/duck.pngEn fin de compte pourquoi penser à soi ? Puisque je peux me nourrir du sourire des autres, m'enrichir de conversations autour d'un verre, d'être heureux par procuration ?

Novembre arrive, et je n'ai toujours pas l'impression que l'été se soit terminé. Je traverse la ville en vélo, je n'ai pas besoin de musique, la danse des gens pressés autour de moi me suffit. Je les regarde, m'amuse à imaginer où ils vont, ce qu'ils font, d'où ils viennent.

Elle, fin de collège, début de lycée, elle fait des coeurs roses sur son agenda en attendant le bus. Je m'arrête au feu, le type à coté de moi fume fenêtres ouvertes dans sa punto bleue, il fredonne le dernier album de Bénabar amplifié par son autoradio bon marché. Feu vert, un cycliste me double, regard complice, une bouteille d'huile de massage dépasse de son porte bagage.

Appart'. Je programme les 10 albums de St Germain en ordre aléatoire pendant que la mousse de mon bain prend du volume. Je m'y glisse. Le téléphone à portée de main sonne, conversation reposante, anecdotes enrichissantes. Mes doigts se frippent, la température de l'eau devient tiède, séchage.

Je flâne d'une piéce à l'autre. Vadrouilles au hasard du net.

Je suis bien. Demain soir, quatre jours de congés pour partager cette béatitude avec d'autres. Reste juste à savoir qui...

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Mercredi 26 Octobre

categories Organisation transversale. [23h54] Organisation transversale.

/images/category.pngJe viens de finaliser la gestion des catégories pour mes posts, histoire de mettre un peu d'ordre dans les archives. La petite icône à droite de chaque post vous guidera

Pour l'instant je n'ai traité que les trente derniers posts pour tester le système, et je m'aperçois de la difficulté d'affecter une ou plusieurs catégories (ou keywords) à un post : Que définir ? Où s'arrêter ? Thème secondaire ? Thème principal ? Thème implicite ? Vie romancée ? Vie quotidienne ? Irlande ? Erasmus ? France ?

Tant de questions qui vont m'obliger à formaliser un peu la façon dont je veux organiser les choses. Je n'aurais jamais cru qu'une simple catégorisation allait me demander un tel travail.

Des idées sur le sujet ?

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Vendredi 21 Octobre

categories Petite Evasion. [00h07] Petite Evasion.

/images/grandlive.pngAu fait. Ce week-end sera, une fois encore, Parisien. Et Samedi soir, si vous me cherchez je serai ici.

Programmation secrète (ou pas), lieu magique, gens bien. Je devrais m'en sortir

[Edit: Photos ici]

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Jeudi 20 Octobre

categories Loose anti-cholestérol. [23h27] Loose anti-cholestérol.

/images/hamburger.pngQuelqu'un, dont j'ai oublié le nom mais qui fait (faisait) partie de cette caste très rare et select des gens d'#echoes, m'a dit il y a quelques années : Quand t'as plus rien à bloguer c'est que tout va bien.

Sur le fond, il avait pas tort, puisque tout allait bien jusqu'il y a encore un peu plus de 24h, quand, après une journée de dur labeur j'avais décidé de rentrer peinard chez moi afin de cultiver mon coté gros beauf devant un match de foot.

Pour parfaire le tableau, le timing étant un peu serré, je me dis naïvement : "Ha tiens, et si je me faisais un petit McDo, ça fait longtemps".

Ormis le fait qu'on était apparement plein à voir eu la même idée, et que j'ai dû attendre 20 bonnes minutes pour me faire servir, je m'organisait un petit menu tip top qui va bien (oui madame, avec des potatoes !).

Je chevauche ma monture (Outdoor Gitane, cadre 60, 21 vitesses) et file, cheveux au vent vers ma tanière où le match allait bientôt commencer.

Mais c'était sans compter l'instabilité du pack McDo à emporter. Premier virage, les poignées en carton lâchent, le tout percute violemment le sol, le contenu explose et se déverse sur la chaussée mouillée. Le bus qui me suivait pile, tout commme le flot de voitures derrière lui.

Je fais demi tour, reviens sur les lieux du drame, rien n'est récupérable. Les potatoes couvrent une superficie de 9m², mon hamburger est ouvert en deux dans une flaque, le gobelet vide 50cl flotte sur son ancien contenu. Seul mon Royal Cheese est encore dans son emballage mais à 10 mètres du reste, soit juste à coté de la voie opposée où des voitures lancées à 50km/h le frôle au centimétre.

Au péril de ma vie, sous les moqueries de toutes les personnes du bus, et des véhicules autour, j'arrive à sauver ce qu'il reste de mon repas. Je rentre alors penaud de cette loose, certes toute relative.

Ceci dit, on ne m'y reprendra plus.

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Vendredi 14 Octobre

categories Approche, je ne m'enfuirai pas. [11h16] Approche, je ne m'enfuirai pas.

/images/flirt.pngComme prévu, il est un peu en retard. Juste quelques minutes, parce qu'il ne voulait pas qu'elle attende trop longtemps, mais il ne voulait pas non plus montrer qu'il n'avait rien d'autre à faire de sa journée.

Il la reconnaît tout de suite. Elle a changé, elle s'est coupée les cheveux, mais elle est toujours aussi belle. Il s'approche, elle lui sourit. Il guette tous les signes qui pourraient trahir ses impressions: il la trouve sincère, elle n'a pas l'air de cacher une quelconque déception.

Elle se lève, le sourire toujours imprimé sur son visage, elle se penche vers lui, tend sa joue, tout en approchant la main vers son épaule. Bises. Premier contact. Elle sent bon. Sa main traîne un peu sur son épaule et glisse le long de son bras. Détail qui ne trompe pas. Il frissonne.

Il s'assoit, s'excuse par politesse et lui demande comment elle trouve le restaurant. Il a choisit, elle ne connaissait pas, elle aime bien. Il sourit.

S'en suivent diverses conversations anodines entrecoupées par les interventions du serveur. Il fait tout pour aiguiller les discussions vers le seul sujet qui l'intéresse : Est-elle célibataire ? Il essaye de trouver des indices dans son discours, mais il ne trouve rien de bien concluant, juste quelques signes par-ci par-là. Il se jette à l'eau. Elle est toute seule, "pour le moment" précise t-elle. Il lui confirme tout autant son célibat non-désespéré. Il se trouve bête, quelle idée d'avoir posé cette question, pourquoi serait-elle là ce soir s'il en avait été autrement ?

Les bases sont claires dorénavant, le coin du voile tombe, ils se mettent à parler d'eux, d'avant. Ils partagent leurs souvenirs, elle se souvient de choses qu'il avait oubliées, il sourit, les souvenirs se font alors plus précis, plus intimes. Malaise.

L'alcool aidant, il commence à sentir une légère excitation. Son parfum, son sourire, son charme, ces souvenirs partagés, il a envie d'elle. Il approche nonchalamment sa main de la sienne. Contact. Accélération cardiaque. Elle continue de parler. Il caresse alors imperceptiblement le dos de sa main. Poussée d'adrénaline. Elle lui sourit. Elle prend sa main dans la sienne. Addition.

Ils sont dans la rue, il parle, elle le regarde avec envie. Milieu de phrase, elle le plaque contre la vitrine et l'embrasse. Elle se recule, elle sourit. "Tu viens boire un verre à la maison ?", dit-il avec une fausse naïveté.

A peine arrivés, ils ne prennent pas le temps de boire un verre, ils sont déjà nus dans son lit. C'est bien le problème avec les exs, on connaît l'autre par coeur, on connaît ses réactions, les automatismes reviennent très vite, on ne se pose pas de question. A la différence d'une histoire neuve, pas de paliers, pas de découverte de l'autre, les étapes s'enchaînent avec une régularité qui le surprend lui même.

C'était bon, elle est toujours aussi belle et toujours aussi douée. Il s'allonge, elle se blottit contre son épaule. Malaise. Et maintenant ?

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