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Vendredi 21 Octobre

categories Petite Evasion. [00h07] Petite Evasion.

/images/grandlive.pngAu fait. Ce week-end sera, une fois encore, Parisien. Et Samedi soir, si vous me cherchez je serai ici.

Programmation secrte (ou pas), lieu magique, gens bien. Je devrais m'en sortir

[Edit: Photos ici]

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Jeudi 20 Octobre

categories Loose anti-cholestrol. [23h27] Loose anti-cholestrol.

/images/hamburger.pngQuelqu'un, dont j'ai oubli le nom mais qui fait (faisait) partie de cette caste trs rare et select des gens d'#echoes, m'a dit il y a quelques annes : Quand t'as plus rien bloguer c'est que tout va bien.

Sur le fond, il avait pas tort, puisque tout allait bien jusqu'il y a encore un peu plus de 24h, quand, aprs une journe de dur labeur j'avais dcid de rentrer peinard chez moi afin de cultiver mon cot gros beauf devant un match de foot.

Pour parfaire le tableau, le timing tant un peu serr, je me dis navement : "Ha tiens, et si je me faisais un petit McDo, a fait longtemps".

Ormis le fait qu'on tait apparement plein voir eu la mme ide, et que j'ai d attendre 20 bonnes minutes pour me faire servir, je m'organisait un petit menu tip top qui va bien (oui madame, avec des potatoes !).

Je chevauche ma monture (Outdoor Gitane, cadre 60, 21 vitesses) et file, cheveux au vent vers ma tanire o le match allait bientt commencer.

Mais c'tait sans compter l'instabilit du pack McDo emporter. Premier virage, les poignes en carton lchent, le tout percute violemment le sol, le contenu explose et se dverse sur la chausse mouille. Le bus qui me suivait pile, tout commme le flot de voitures derrire lui.

Je fais demi tour, reviens sur les lieux du drame, rien n'est rcuprable. Les potatoes couvrent une superficie de 9m, mon hamburger est ouvert en deux dans une flaque, le gobelet vide 50cl flotte sur son ancien contenu. Seul mon Royal Cheese est encore dans son emballage mais 10 mtres du reste, soit juste cot de la voie oppose o des voitures lances 50km/h le frle au centimtre.

Au pril de ma vie, sous les moqueries de toutes les personnes du bus, et des vhicules autour, j'arrive sauver ce qu'il reste de mon repas. Je rentre alors penaud de cette loose, certes toute relative.

Ceci dit, on ne m'y reprendra plus.

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Vendredi 14 Octobre

categories Approche, je ne m'enfuirai pas. [11h16] Approche, je ne m'enfuirai pas.

/images/flirt.pngComme prvu, il est un peu en retard. Juste quelques minutes, parce qu'il ne voulait pas qu'elle attende trop longtemps, mais il ne voulait pas non plus montrer qu'il n'avait rien d'autre faire de sa journe.

Il la reconnat tout de suite. Elle a chang, elle s'est coupe les cheveux, mais elle est toujours aussi belle. Il s'approche, elle lui sourit. Il guette tous les signes qui pourraient trahir ses impressions: il la trouve sincre, elle n'a pas l'air de cacher une quelconque dception.

Elle se lve, le sourire toujours imprim sur son visage, elle se penche vers lui, tend sa joue, tout en approchant la main vers son paule. Bises. Premier contact. Elle sent bon. Sa main trane un peu sur son paule et glisse le long de son bras. Dtail qui ne trompe pas. Il frissonne.

Il s'assoit, s'excuse par politesse et lui demande comment elle trouve le restaurant. Il a choisit, elle ne connaissait pas, elle aime bien. Il sourit.

S'en suivent diverses conversations anodines entrecoupes par les interventions du serveur. Il fait tout pour aiguiller les discussions vers le seul sujet qui l'intresse : Est-elle clibataire ? Il essaye de trouver des indices dans son discours, mais il ne trouve rien de bien concluant, juste quelques signes par-ci par-l. Il se jette l'eau. Elle est toute seule, "pour le moment" prcise t-elle. Il lui confirme tout autant son clibat non-dsespr. Il se trouve bte, quelle ide d'avoir pos cette question, pourquoi serait-elle l ce soir s'il en avait t autrement ?

Les bases sont claires dornavant, le coin du voile tombe, ils se mettent parler d'eux, d'avant. Ils partagent leurs souvenirs, elle se souvient de choses qu'il avait oublies, il sourit, les souvenirs se font alors plus prcis, plus intimes. Malaise.

L'alcool aidant, il commence sentir une lgre excitation. Son parfum, son sourire, son charme, ces souvenirs partags, il a envie d'elle. Il approche nonchalamment sa main de la sienne. Contact. Acclration cardiaque. Elle continue de parler. Il caresse alors imperceptiblement le dos de sa main. Pousse d'adrnaline. Elle lui sourit. Elle prend sa main dans la sienne. Addition.

Ils sont dans la rue, il parle, elle le regarde avec envie. Milieu de phrase, elle le plaque contre la vitrine et l'embrasse. Elle se recule, elle sourit. "Tu viens boire un verre la maison ?", dit-il avec une fausse navet.

A peine arrivs, ils ne prennent pas le temps de boire un verre, ils sont dj nus dans son lit. C'est bien le problme avec les exs, on connat l'autre par coeur, on connat ses ractions, les automatismes reviennent trs vite, on ne se pose pas de question. A la diffrence d'une histoire neuve, pas de paliers, pas de dcouverte de l'autre, les tapes s'enchanent avec une rgularit qui le surprend lui mme.

C'tait bon, elle est toujours aussi belle et toujours aussi doue. Il s'allonge, elle se blottit contre son paule. Malaise. Et maintenant ?

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Mercredi 12 Octobre

categories Instant foot. [16h49] Instant foot.

Mon exprience patriotique franco-irlandaise me laisse penser qu'il faut d'avantage compter sur les Irlandais que sur Zidane ce soir pour notre salut...

Donc juste une petite pense tous ceux rests l bas dont je sais qu'ils seront scotchs devant leur poste de tlvision, voir mme au stade en train de supporter sang et eau leur quipe rve.

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categories Vade retro clibat [15h06] Vade retro clibat

/images/shield.pngUn clibataire se doit de ne pas tre dsespr. Si vous lui posez la question, il se doit de rpondre "Oui, mais a va hein, je cherche personne, je suis bien comme a". Il y a trois avantages essayer de s'en convaincre :

Eviter les cas sociaux. Faire comprendre qu?il lui reste un minimum de dignit et que non, il ne va pas sauter sur le premier truc qui bouge. Et surtout pas Grard ou Ginette, qui n?attendent que a.

Garder l?air dtach. Ne pas paratre une proie facile, mettre de la distance avec les autres afin de laisser croire au challenge. Il semblerait que le dsespoir fasse fuir. Alors pour conserver un tant soit peu de vie sociale, de sorties, d?amis, il doit garder un peu de confiance en lui sous le coude.

Faire de l?auto-persuasion. Puisqu?il faut bien continuer vivre et se lever tous les matins, autant se persuader que la vie n?est pas si mal tout seul, et qu?en fait il est bien comme a.

Soit. On a donc les trois couches de la coquille du clibataire. Celle qu?il faut sortir publiquement, chaque occasion, tel un bouclier contre les autres.

Mais si on gratte un peu, y?a quoi dessous ?

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Samedi 08 Octobre

categories Murder on the dance floor. [12h58] Murder on the dance floor.

/images/shoes.pngFranois est le 5me de la bande. Mme s'il est sans doute le plus distant. Toujours par monts et par vaux, toujours squatter dans la dernire boite branche du moment. Il est une tte connue des nuits parisiennes. Depuis le temps, il ne peut aller nul part sans croiser un visage familier, une amiti d'alcoolique, ou une ex.

Enfin quand il dit ex, il pense une nana avec qui il a partag la nuit. De petits moments phmres, parfois amens se reproduire mais pas trop longtemps, ni trop souvent. Il n'aime pas quand elles s'attachent, a devient malsain.

Depuis toutes ces annes, il a affin son jeu de sduction. Il en connat trs bien les mcanismes. Il sait qu'au travers du regard de l'autre on se juge soi-mme, on apprend se rassurer et savoir de quoi on est capable. Au dbut, il s'intressait ces nanas discrtes et jolies. Souvent inexprimentes, il les couvait et les protgeait d'avantage qu'un rel change. Ennuyeux. Alors il est pass autre chose.

Progressivement, il a cherch d'avantage de comptition. Des jeunes femmes mignonnes avec un caractre bien tremp. Un rel challenge, une vraie comptition, il devait s'y prendre plusieurs fois pour percer leur carapace. Mais une fois qu'elles s'abandonnaient afin lui, il retrouvait ses mmes petits tres qui avait tant besoin de lui, tant besoin d'tre rassurs.

Alors il a pass le cap. Il s'est rapproch de ces stars de la nuit, ces icnes des podiums. Ces filles dont il n'aurait jamais pens s'approcher plusieurs annes auparavant tant elles l'impressionnaient. Mais maintenant, il a pris de l'assurance, il connait le jeu du regard et du corps de la piste de danse. Ce jeu muet et sensuel, si facile compar aux ternelles sorties restau et cin des autres approches. Quand il arrive concrtiser ses nuits avec l'une de ces divas modernes, il est toujours surpris de voir, qu'au contraire des autres, elles ne profitent pas de ces moments privilgis pour baisser la garde, pour s'abandonner lui, non, elles continuent leur show, elles se sont convaincues que leur propre plaisir passait au travers de celui de l'autre.

Ce genre de relations lui allait ravir. Ne pas se poser de questions, des nuits torrides, un ego flatt, sans lendemain. Plus de questions existentielles et de coups de fil en pleine nuit d'une ex larmoyante. Il se sentait bien.

Et puis, un matin, sans prvenir, il eu cette petite boule dans le ventre. Elle lui avait dit qu'elle s'appelait 'Zara', mme si a sonnait un peu trop strotyp pour tre honnte. Il ne sut trop pourquoi, alors qu'il tait moiti assis dans son lit, avec comme seul vtement le drap stratgiquement dispos sur lui, quand il l'a vu se rhabiller, mettre sa veste, lui adresser un baiser sur le front et franchir la porte, il reut une rafale d'images de tous ces petits moments qu'il avait pass avec elle la veille. Elle tait belle. Non, cette fois il le savait, il ne voulait pas en rester l.

Il la rattrapa in extremis devant la porte de l'ascenseur. Essayant de bloquer avec son coude le drap, qui sauvait sa dignit vis vis de sa voisine en train de l'observer au judas, il russi noter le numro de tlphone de la miss.

Il pu la revoir, plusieurs semaines de suite, il construisit avec elle une complicit faite de petites choses partages. Il se raccrochait inconsciemment chaque petit dtail pour crer un petit cocon. Elle le faisait rire. Pour la premire fois de sa vie, il avait envie de la rassurer, mais elle ne semblait pas en avoir besoin. Il tait bien, leur jeu de sduction augmentait de faon linaire, au fur et mesure qu'ils apprenaient se connatre.

Puis un jour, sans crier garde, alors qu'il s'tait encore accroch la veille plusieurs dtails qui ne trompaient pas sur les sentiments partags de la demoiselle, elle ne lui rendit plus rien. Elle devint monosyllabique, et la petite bulle de leur cocon commena se dgonfler. Il eu beau essayer de souffler, elle tait pass autre chose, et une demie-bulle, a tient pas longtemps.

Alors il n'eut plus got rien, lui, Franois le fort, le beau-gosse, l'homme de la nuit, compris qu'une priode tait finie. Il pensait traner encore les mmes boites en lunettes de soleil, 40 ans et rouler en dcapotable. Il n'en sera rien. Il avait maintenant envie d'un petit bout de femme rassurer et aimer, sans piste de danse.

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Jeudi 06 Octobre

categories Ce qu'on ne trouve pas sur XXL. [08h26] Ce qu'on ne trouve pas sur XXL.

/images/cou.pngOn rsume souvent tort la frustration du clibataire une frustration purement sexuelle. Mais on ne parle pas des batailles de chatouilles le dimanche matin sur le lit, des fous rires sous la douche, des heures refaire le monde, d'une tte sur l'paule, des larmes de crocodile, des regards qui troublent, des odeurs juste l dans le creu du cou, des mains qui serrent fort devant le thriller du vendredi soir, des bouderies pour mieux se rconcilier, des mains dans les cheveux, de celui qui arrivera le premier au bout de la rue, du parapluie trop petit pour protger de l'averse, et de tous ces petits gestes qu'on remarque peine.

Sauf quand ils ne sont plus l.

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Mercredi 05 Octobre

categories Tiens regardes, a, a va l... [11h51] Tiens regardes, a, a va l...

/images/lego.pngY'a des jours o tout va de travers. O vous vous rptez inlassablement toute la journe que vous auriez mieux fait de rester au lit. Les nouvelles tombent les une aprs les autres, et vous achvent toutes un peu plus. Des jours o la petite boule dans le ventre des journes looses fait son apparition.

Et puis, comme a, sans prvenir le destin vous sourit, il vous fait un beau sourire, un joli clin d'oeil, vous offre une petite mousse en bonne compagnie, et vous apporte toutes les solutions sur un plateau. Tout s'embote alors magnifiquement bien dans votre esprit, tout devient clair.

J'aime bien quand la vie est simple comme un lego.

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Mardi 04 Octobre

categories Poutre de paille. [11h28] Poutre de paille.

/images/tresses.pngUn des dfis du quotidien c'est de grer ses diffrents tats d'esprit avec leur lot de paradoxes. En effet, vu que nous ne pouvons pas renier aujourd'hui les propos d'hier tenus en public, il faut les adapter la situation actuelle mme si les deux peuvent tre en totale contradiction.

Mise part une bonne vieille dose de schizophrnie, il faut donc jongler et lisser tous nos propos et toutes nos actions. Parfois il faut forcer un peu, faire un peu de dni, ou prier pour que quelques personnes oublient certains de vos dlires nocturnes. Un vrai challenge.

Je me dis parfois que tout serait plus simple si l'on pouvait faire abstraction de certaines choses, mettre entre des parenthses permables certains moments privilgis de notre vie, mme si ils sont en dsaccord avec nos dires a et l. Ou mme carrment faire croiser et alterner deux manires d'tre sans qu'elles ne dteignent l'une sur l'autre.

La plupart des gens arrivent ainsi s'auto-grer la limite du ddoublement de personnalit. Mais trangement, il est beaucoup plus difficile de tolrer les mmes mcanismes chez autrui. L'exclusivit est flatteuse pour l'go, mais absurde en dehors d'un contexte fusionnel.

Pourquoi ne pas prendre uniquement ce que les autres ont vous donner ? Pourquoi ne pas garder ces soires privilgies, ces sourires, ces clins d'oeil, ces dlires, ces regards, ces complicits pour soi ? Pourquoi tout balayer d'un revers de main au moindre paradoxe ? J'ai la navet de croire la sincrit de ces moments et la btise de penser que s'ils se produisent une fois, un soir, un week-end, plusieurs annes, c'est qu'il pourront se reproduire, si le contexte le permet, un autre moment, parenthses ou pas parenthses.

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Jeudi 29 Septembre

categories La drogue de l'autre. [14h56] La drogue de l'autre.

/images/envie.pngDans chaque dbut de commencement d'un dbut de pseudo relation, quelle soit fantasme ou relle, il y a cette petite boule dans le ventre. En fait pas exactement dans le ventre, lgrement plus haut presque au niveau du coeur, mais bien centre.

Cette petite boule qui fait perdre la tte, qui fait mal, qui rend jaloux, qui rend heureux, qui fait pleurer et qui fait parfois aimer. Cette mme petite boule qu'on a tant de mal grer quand elle arrive pour la premire fois, celle qui fait apparatre des visages de l'autre un peu partout, celle qu'on prend souvent tort pour de l'amour, celle qui peut rendre fou et qui peut mener des actes irraisonns.

Elle n'est bien souvent que le principal symptme d'un sentiment de manque, d'une attirance physique, d'une complicit perdue ou voulue, mais elle est intrinsquement lie au syndrome de la nouveaut ou du renouveau. Et de ce fait, je la considre comme une drogue dure avec les mmes mcanismes : On a beau savoir que a ne sert rien et qu'on en tirera rien de nouveau, on court aprs le premier trip sans jamais pouvoir l'atteindre.

Qui n'a jamais eu la nostalgie de ses premires tentatives amoureuses ? Celles qui vous font rentrer chez vous en vous rptant inlassablement que nous n'tes qu'une merde ne n'avoir pas eu le courage de lui faire votre dclaration. C'tait des moments durs et cruels vivre au prsent, qui perturbaient les nuits et les jours. Mais malgr tout, la nostalgie existe belle et bien.

Et le pire, c'est que plus l'autre vous rsiste, plus ce sentiment prend possession de vous, de vos actes et de vos principes.

Serions-nous maso ?

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prcdents >>
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